EN DIRECT, 4-Juillet et 250 ans des Etats-Unis : le National Mall, à Washington, évacué en raison d’un risque d’orages, Donald Trump assure qu’il donnera son discours « quoi qu’il arrive »
Samedi 4 juillet, les Etats-Unis célèbrent l’anniversaire des 250 ans de l’adoption de la Déclaration d’indépendance, en 1776. La cérémonie centrale se tient à Washington, où une parade civile et militaire doit débuter en milieu d’après-midi, avant un feu d’artifice nocturne sur le National Mall, l’esplanade verdoyante mitoyenne de la Maison Blanche.
Les célébrations du semiquincentennial sont marquées par une rivalité institutionnelle inédite. La commission bipartisane America250, créée par le Congrès en 2016, a vu ses prérogatives concurrencées par Freedom 250, structure lancée par décret après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour organiser ses propres événements.
Le président américain a fait de cette journée un événement à forte tonalité personnelle, allant jusqu’à promettre le plus grand feu d’artifice de l’histoire : environ 850 000 à 860 000 pièces pyrotechniques doivent être tirées depuis dix sites de la capitale, dans l’espoir de battre le record du monde Guinness, actuellement détenu par une église aux Philippines.
La programmation des festivités a été émaillée de polémiques. Plusieurs artistes annoncés pour le concert de clôture prévu à Washington se sont retirés en dénonçant le caractère partisan de l’événement, tandis qu’une rénovation express du miroir d’eau géant du National Mall, afin que l’eau soit de couleur « bleu drapeau américain » à la demande du président républicain, a viré au fiasco après une prolifération d’algues.
EN DIRECT, 4-Juillet et 250 ans des Etats-Unis : Donald Trump fustige les « communistes » lors de son discours de célébration de l’indépendance des Etats-Unis
Le président américain a assuré que « l’Amérique était de retour », célébrant au travers de la Déclaration de l’indépendance le second amendement qui donne le droit aux Américains de porter des armes. Il a répété son rejet des « communistes », ainsi qu’il qualifie désormais ses opposants.
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Donald Trump a fait venir sur scène l’équipage d’Artemis-2, vantant la conquête de l’espace et se réjouissant du retour prochain des Américains sur la Lune.
Donald Trump rend hommage à des vétérans pour mieux conspuer les « communistes »
Le président américain fait monter sur scène un vétéran de la seconde guerre mondiale, âgé de 107 ans, et salue dans la salle un survivant de la bataille d’Iwo Jima, contre l’armée japonaise, sur le front Pacifique, toujours durant la seconde guerre mondiale. Il rend hommage à plusieurs vétérans.
Il salue aussi un vétéran ayant officié à Checkpoint Charlie, célèbre poste frontière entre Berlin Est et Berlin Ouest, durant la guerre froide. C’est l’occasion pour lui de s’en prendre à nouveau aux « communistes ». Il qualifie désormais ainsi ses opposants.
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Les héros américains de Donald Trump : Wyatt Earp, Buffalo Bill et Davy Crocket
Il égraine quelques noms de ceux qu’il qualifie de « héros américains », dressant en creux un portrait de l’Amérique tout droit sorti des westerns de la première moitié du XXe siècle : « Wyatt Earp, Buffalo Bill, Davy Crocket ». L’Amérique blanche et fantasmée de la conquête de l’Ouest.
L’ancien président Théodore Roosevelt a également droit à ses hommages répétés, comme souvent depuis qu’il a fait son retour à la Maison Blanche.
Donald Trump prétend qu’il a reconstruit l’armée lors de son premier mandat et se félicite de ce qu’il qualifie de « grands succès » au Venezuela et en Iran.
Il rend hommage aux Américains qui ont construit le chemin de fer – édifié en grande partie par des ouvriers chinois, mais ça, il ne le mentionne pas – et le canal de Panama, la « huitième merveille du monde », prétend-il.
Comme vendredi au Mont Rushmore, Donald Trump évoque les communistes. « Nous ne voulons pas de communistes dans ce pays. Ça ne marche pas et ça n’a jamais marché », assure-t-il.
« Les Américains, nous sommes faits du courage, de la fougue, de la chair et du sang des meilleurs et des plus courageux que ce monde ait jamais connus », poursuit-il. Le président américain loue la Constitution pour aussitôt se féliciter du deuxième amendement qui donne le droit aux Américains de porter des armes.
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« Notre pays est plus riche et plus sûr que jamais auparavant », affirme Donald Trump. Il reprend les mots de la Décaration d’indépendance, selon lesquels « tous les hommes ont été créés égaux ». « Le slogan des Etats-Unis, c’est vivre libre ou mourir », dit-il.
Donald Trump arrive sur scène
Le président américain est arrivé sur la scène du National Mall au côté de la première dame, Melania Trump.
A Washington, les spectateurs ont fait leur retour sur le National Mall
Les portes ont rouvert sur le National Mall à Washington, et le spectacle visant à célébrer les 250 ans des Etats-Unis vient de débuter par l’interprétation de God Bless the USA par Lee Greenwood, un chanteur de country âge de 83 ans. Soutien affiché de Donald Trump, il chante régulièrement lors des meetings du magnat.
A Nex York, un début d’incendie sur le Brooklyn Bridge, dans la foulée du feu d’artifice
Un feu s’est déclaré sur le Brooklyn Bridge, à New York, samedi soir, probablement causé par les retombées du feu d’artifice géant organisé pour les célébrations des 250 ans de l’indépendance des Eatts-Unis. Deux camions de pompiers sont intervenus et ont rapidement maîtrisé l’incendie.
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A Washington, le public attend la réouverture du site des célébrations
A Los Angeles, un concert caritatif pour les 250 ans des Etats-Unis
A Los Angeles, les célébrations des 250 de l’indépendance des Etats-Unis sont organisées non par le comité Freedom 250, mis sur pied par Donald Trump, mais par America 250, le comité bipartisan établi en 2016 sous Barack Obama. Elles prennent la forme d’un concert caritatif au Coliseum, le stade olympique, au profit de Feeding America, association à but non lucratif visant à lutter contre la faim dans le pays. Le spectacle est présenté par la rappeuse Queen Latifah.
« Pas de politique, juste un objectif », déclare Rosie Rios, la présidente du comité d’organisation, en ouverture des festivités. Après l’hymne américain, les spectateurs ont droit à un petit film pour défendre la solidarité.
Parmi les premiers artistes à prendre place sur scène, Maren Morris, chanteuse texane de country pop, et The Pack Drumline, une fanfare de Chicago, qui réchauffe gentiment l’ambiance. A l’intérieur du stade, on est, comme souvent aux Etats-Unis, plus proche de la foire expo que du concert avec des allées et venues constantes entre ceux qui arrivent et ceux qui partent se chercher à manger.
Chaka Khan, 73 ans, « queen of the funk », tente de faire bouger le Coliseum, mais le public reste sage, malgré les décibels. Les Smashing Pumpkins sont aussi attendus, mais la tête d’affiche, c’est la star de la country, Chris Stapleton.
Washington vise le record du monde du plus grand feu d’artifice
Si la météo le permet, le clou de la soirée du 4-Juillet à Washington doit être un feu d’artifice exceptionnel par son ampleur : environ 850 000 à 860 000 pièces pyrotechniques doivent être tirées depuis dix sites différents – le Reflecting Pool, le West Potomac Park et huit barges sur le fleuve Potomac – pour un spectacle de près de quarante minutes.
A titre de comparaison, le feu d’artifice qui se tient habituellement pour le 4-Juillet dans la capitale américaine mobilise entre 17 000 et 20 000 pièces, pour un coût avoisinant 270 000 dollars et une durée de moins de vingt minutes.
Les organisateurs visent explicitement le record du monde, actuellement détenu par une megachurch de Manille, aux Philippines, qui avait tiré environ 809 000 à 811 000 pièces lors d’un feu d’artifice du Nouvel An en 2016. Le budget de l’édition 2026 du feu d’artifice américain n’a pas été communiqué par les organisateurs.
Le spectacle pyrotechnique, originellement prévu à la tombée de la nuit à Washington, devrait se tenir aussitôt après le discours de Donald Trump, prévu désormais vers 23 heures (5 heures du matin à Paris).
Le ciel de New York s’embrase pour les festivités du 250e anniversaire de la révolution américaine
Alors que la fête est retardée à Washington, les New-Yorkais ont eu droit à un spectaculaire feu d’artifice d’une demi-heure, au-dessus de l’Hudson River et de l’East River, autour de Manhattan. Le spectacle, organisé par les magasins Macy’s, a débuté sur fond de Welcome to New York, de Taylor Swift. La chanteuse a choisi le week-end du 4-Juillet pour célébrer son mariage avec le joueur de football américain Travis Kelce, au Madison Square Garden.
Après trente minutes d’explosions de couleurs, le feu d’artifice new-yorkais a pris fin sur le classique New York, New York, interprété par Franck Sinatra.
« Washington va avoir du mal à rivaliser », a lancé l’une des stars de CNN, le journaliste Anderson Cooper, à l’issue du feu d’artifice, sur la chaîne d’informations.
Le comité d’organisation annonce le discours de Donald Trump pour 23 heures
Le comité d’organisation Freedom 250 a annoncé la réouverture de l’esplanade où se déroulent les célébrations à partir de 21 h 45 (3 h 45 à Paris). Le discours de Donald Trump devrait se tenir à 23 heures et le feu d’artifice sera tiré dans la foulée.
Donald Trump assure qu’il donnera son discours : « Je serai là quoi qu’il arrive »
Dans un post diffusé sur son réseau Truth Social, le président américain réagit au report des célébrations en raison des intempéries qui frappent Washington. « Les orages portent chance, quelle que soit l’occasion, ils rendent aussi les événements un peu plus palpitants ! », soutient-il, avant d’ajouter : « On va attendre que ça passe, peu importe que ce soit à 2 heures du matin ou dans une heure. »
« Ils disent 23 heures pour le discours, mais on s’en fiche (…) Je serai là quoi qu’il arrive », assure encore Donald Trump, rappelant que le combat de MMA, organisé près de la Maison Blanche il y a deux semaines, avait lui aussi été reporté en raison d’orages, mais avait pu finalement se tenir. « Je ne vais pas laisser de la pluie arrêter notre 250e anniversaire », conclut-il.
Donald Trump espère toujours pouvoir tenir son discours à Washington
Le président américain a fait savoir à travers plusieurs médias américains qu’il était bien déterminé à donner son discours pour les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis. La situation à Washington est toujours confuse. L’ordre de s’abriter dans les bâtiments fédéraux aux alentours du National Mall n’a pas été levé et des milliers de personnes ont quitté les lieux. D’autres événements ont également été perturbés par les orages, à Philadelphie et à Boston, entraînant des évacuations.
Artistes en fuite, affluence en question et maintenant orages : les couacs des célébrations voulues par Donald Trump
Les orages qui ont entraîné l’évacuation de la foule présente sur le National Mall, à Washington, à quelques minutes du discours de Donald Trump, ne sont que la dernière péripétie de ces célébrations des 250 ans des Etats-Unis sous l’égide du président américain.
Mi-mai, Freedom 250, le comité d’organisation créé par Donald Trump, a dévoilé la liste des artistes censés se produire lors de la grande cérémonie prévue sur le National Mall : Vanilla Ice, Martina McBride, les Commodores, Young MC, Morris Day, Bret Michaels (du groupe de métal Poison) ou encore Milli Vanilli. En quelques jours, la quasi-totalité d’entre eux se sont désistés, certains expliquant avoir découvert après coup le caractère partisan d’un événement qu’ils pensaient non politique.
Agacé, Donald Trump a fini par annoncer l’annulation des concerts pour les remplacer par un discours de sa part, qu’il a présenté, sur son réseau social Truth, comme une attraction supérieure aux artistes ayant décliné l’invitation. A l’inverse, un événement concurrent organisé à Los Angeles ce soir doit réunir Queen Latifah, Chris Stapleton, Chaka Khan et les Smashing Pumpkins. Un autre à Philadelphie voit se produire Will Smith, Christina Aguilera, Jill Scott, The Roots et Seal.
La présence d’un drapeau confédéré sur le pavillon de Caroline du Nord, à la foire de Washington organisée sur le National Mall par Freedom 250, a par ailleurs été critiquée : cet emblème, aussi appelé « Dixie Flag », est historiquement associé à la ségrégation et aux mouvements suprémacistes blancs.
Enfin, la faible affluence ces derniers jours à la foire a également suscité des interrogations. Plusieurs médias locaux ont décrit des artistes se produisant devant des gradins clairsemés, quand Donald Trump évoquait, sur Truth Social, l’esplanade du Mall de Washington comme « remplie de gens heureux ».
Cet après-midi, avant l’ordre d’évacuation, le président s’est réjoui de l’affluence sur son réseau social : « Malgré la chaleur, qui n’est pas aussi intense que prévu, la foule à Washington est incroyable », a-t-il assuré. Les températures ont dépassé les 38 °C aujourd’hui dans la capitale américaine.
La foule évacue tant bien que mal le National Mall à Washington
A Boston, les célébrations ont pu reprendre, après une évacuation due aux orages
Plus tôt dans l’après-midi à Boston, dans le Massachusetts, les célébrations des 250 ans des Etats-Unis ont également été interrompues et la foule évacuée pour des risques d’orages, mais elles ont pu reprendre en fin de journée. Des milliers de personnes attendent désormais sur la pelouse le concert et le feu d’artifice, alors que la nuit tombe sur Boston.
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