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EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : Sébastien Lecornu annonce 1 200 interpellations ce samedi

EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : Sébastien Lecornu annonce 1 200 interpellations ce samedi Des «gilets jaunes», des lycéens et des étudiants, rejoints par des organisations syndicales, appelaient à manifester ce samedi 17 octobre contre la vie chère, la hausse des prix des carburants et les difficultés des services publics. À Paris comme en régions, les rassemblements ont très vite dégénéré, racontent nos journalistes mobilisés sur le terrain. Le direct Faits Essentiels - 1200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés - Darmanin demande une réponse judiciaire «extrêmement ferme» face à des violences «d’une gravité inouïe» - «Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos», déclare Emmanuel Macron - «Les incidents ont commencé dès le début», affirme Laurent Nuñez - «60 blessés chez les forces de l’ordre», déplore Laurent Nuñez - «Des casseurs extrêmement déterminés», «la patte très claire de l’ultra gauche radicale», dénonce Laurent Nuñez - «Des rues entières méthodiquement ravagées» s’afflige le maire de Paris Emmanuel Grégoire - Mobilisation contre la «vie chère» en France : 800.000 participants, selon le bilan définitif des organisateurs - Bordeaux : la résidence préfectorale «saccagée» - Le cortège vers la place de Clichy s’est «déroulé sans incident majeur», 191 personnes interpellées au total dans Paris, annonce la préfecture de police - «Nous ne nous laisserons pas intimider» : Sébastien Lecornu accuse des «groupes d’ultragauche» d’avoir «organisé la violence» et remercie les forces de l’ordre - Le maire de Paris condamne des «actes de casse» - Mobilisation contre la «vie chère» : «plus de 500.000» manifestants en France, selon la CGT - Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière à Saint-Étienne - Lille : brève intrusion de manifestants dans la mairie, des locaux saccagés - «Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche», accuse Marine Le Pen - Le cortège parisien est arrivé sur la place de Clichy - Des centaines de black blocs dans les cortèges partout en France, avec au total 272 interpellations - Jean-Luc Mélenchon dénonce les «images de violence» des chaînes d’info alors que «des dizaines de milliers de gens» défilent «calmement» - «Seuls les professionnels du chaos» sont dans la rue, pas «la France du travail», assure Jordan Bardella - À Paris, le cortège s’est élancé depuis la place de la République, 133 interpellations depuis ce matin - Un kiosque de l’office du tourisme dégradé et un incendie déclaré, place Bellecour à Lyon - À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents - Le maire de Marseille annonce avoir obtenu des renforts de police après un échange avec Emmanuel Macron - À Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie - Place de la République, vives tensions et gaz lacrymogènes avant le départ de la manifestation - «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges est très forte», selon l’entourage de Nunez - 100 interpellations à 12h à Paris - Le point sur les mobilisations à la mi-journée - Deux cortèges sauvages dispersés à Paris, 61 interpellations - À Paris, un rendez-vous fixé à 14 heures place de la République - Bienvenue dans ce direct consacré à la journée de mobilisation du 17 octobre Les ministres de l’enseignement déplorent que les revendications pacifiques aient été «étouffées» par les violences Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont déploré sur X que la mobilisation pacifique de samedi, à l’appel notamment des lycéens et étudiants, ait été éclipsée par des scènes de chaos en fin de journée. «Les casseurs ne feront jamais avancer les revendications de ceux qui manifestent pacifiquement», a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste. «La République, c’est le respect de l’état de droit, par tous, en toutes circonstances. Brûler, détruire, piller, saccager : rien, rien ne justifie cette violence», a ajouté le ministre. Son collègue de l’Éducation nationale Édouard Geffray avait précédemment estimé qu’«une fois encore, la voix de ceux qui manifestaient pour porter des revendications diverses a été étouffée par une violence totalement débridée contre les institutions». «Manifester est un droit. Détruire, agresser et intimider sont des délits», a-t-il ajouté, apportant «tout (son) soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers mobilisés pour protéger nos concitoyens, ainsi qu’à toutes les victimes de ces violences». 1200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés Interrogé par BFM aux environs de 23h30 alors qu’il rencontrait des CRS mobilisés à Paris, Sébastien Lecornu a actualisé le bilan : 1200 interpellations ont eu lieu et 150 policiers et gendarmes ont été blessés. «Il est temps de choisir son camp, soit celui de la République, soit celui des casseurs», a décrété le premier ministre. Des tirs de mortier visent les forces de l’ordre à la nuit tombée dans le 8e arrondissement de Paris Les forces de l’ordre ont fait face à des manifestants radicaux dans le 8e arrondissement de la capitale, au soir de la journée de mobilisation. Darmanin demande une réponse judiciaire «extrêmement ferme» face à des violences «d’une gravité inouïe» Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé sur X avoir donné instruction aux parquets «d’apporter une réponse judiciaire extrêmement ferme» aux «violences urbaines d’une gravité inouïe» commises samedi en France. «Le placement en détention provisoire doit être requis contre ceux qui s’en sont pris aux forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers, aux bâtiments publics et aux commerces», a estimé le ministre de la Justice. Mairie incendiée, boutiques vandalisées, affrontements... Les images des débordements dans plusieurs grandes villes de France Les images terribles de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges Une charpente incandescente ravagée par les flammes. «Cette si belle mairie de Limoges», s’est désolé un internaute ce samedi alors qu’un incendie a dévoré la toiture de l’hôtel de ville de la préfecture de Haute-Vienne. Le feu s’est déclaré après qu’un groupe d’individus a attaqué le bâtiment lors de violences survenues au terme de la manifestation contre la vie chère. La mairie de Limoges a été inaugurée en 1883 et son architecture s’inspire de l’hôtel de ville de Paris. «Il est en grande partie perdu», a déclaré le préfet de la Haute-Vienne. Sur place, des centaines de personnes regardaient le brasier, désemparées. Une employée de la mairie était en pleurs dans les bras d’une élue, a rapporté l’AFP. Alexandre Bompard (Carrefour) «condamne avec la plus grande fermeté» les pillages, au nom de la grande distribution Le président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) et PDG de Carrefour Alexandre Bompard a «condamné avec la plus grande fermeté» samedi les pillages de nombreux commerces dans tout le pays. «La journée de manifestations que connaît notre pays a eu de graves conséquences pour de nombreux commerces sur l’ensemble du territoire. Au nom de la (FCD), je condamne avec la plus grande fermeté les dégradations et les pillages dont ils ont été victimes», écrit Bompard sur LinkedIn, alors que des dizaines de magasins ont été vandalisés et vidés de leur marchandise depuis le début d’après-midi. Vers 20h00, des jeunes tentaient par exemple de s’introduire dans les Galeries Lafayette, dans le quartier des grands magasins à Paris. Organisation d’une cellule interministérielle de crise Ce soir, le premier ministre Sébastien Lecornu préside une cellule de crise dans laquelle seront réunis plusieurs ministères afin de répondre aux violences commises en ce moment même un peu partout dans le pays. «Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos», déclare Emmanuel Macron Ceux qui ont «cassé» et «pillé» lors des manifestations seront «poursuivis et punis» et le pays fera «bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions» a écrit le président de la République sur X, ce samedi. «Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire», a-t-il ajouté. «Les incidents ont commencé dès le début», affirme Laurent Nuñez «Traditionnellement les casseurs entrent dans un cortège» et attendent la fin de l’évènement avant de lancer les débordements, a fait remarquer le ministre de l’Intérieur lors de sa conférence de presse. Cette fois, les incidents auraient par endroits «commencé dès le début, ce qui a conduit la préfecture à les isoler pour permettre à la manifestation intersyndicale d’avoir lieu». «60 blessés chez les forces de l’ordre», déplore Laurent Nuñez Le ministre de l’Intérieur a évoqué «des débordements très graves» lors desquels 60 policiers ont été blessés. Deux ont été transportés inconscients à l’hôpital, l’un d’eux a été touché par un pavé «de manière extrêmement violente». Laurent Nuñez a réfuté l’idée selon laquelle la doctrine du maintien de l’ordre du gouvernement est à l’origine des violences. «On a des groupes épars qui essaient s’en prendre aux commerces, de troubler l’ordre public, c’est vrai à Paris et dans d’autres villes», a-t-il martelé. «Des casseurs extrêmement déterminés», «la patte très claire de l’ultra gauche radicale», dénonce Laurent Nuñez Le ministre de l’Intérieur vient de commencer sa conférence de presse par un bref bilan, évoquant 110 défilés sur l’ensemble du territoire qui ont réuni 550.000 personnes, dont 110.000 à Paris (la CGT et d’autres groupes à l’origine de l’organisation avancent le chiffre de 800.000). Puis il a regretté que la «mouvance de la gauche ou d’extrême gauche radicale» ait fait «dégénérer ces actions». «Des groupes de plusieurs centaines ou de milliers de casseurs, à l’instigation très claire de l’ultragauche, s’en sont pris aux forces de l’ordre», a brocardé Nuñez. 400 interpellations, de personnes majeures en grande majorité, ont déjà eu lieu. «La journée n’est pas terminée» a-t-il prévenu. Le ministre de l’Intérieur commence sa conférence de presse Laurent Nuñez a débuté son point presse à l’issue de la journée de manifestation. «La troupe a peur et se déchaîne» regrette Jean-Luc Mélenchon Le candidat LFI a publié un message sur X à 19h afin de lancer un message : «Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage». Pour Jean-Luc Mélenchon, les scènes de violence relèvent en partie de la responsabilité de la préfecture : «Le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos. Les chefs ne savent plus que faire, la troupe a peur et se déchaîne». Une enquête ouverte par le parquet de Saint-Étienne après qu’un jeune a eu la main arrachée par une grenade policière Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Étienne «en recherche des causes des blessures» après qu’un jeune de 17 ans a été «grièvement blessé à la main» à Saint-Étienne dans le quartier de Centre 2. «Nous n’avons pas de nouvelle à cette heure des blessures du mineur blessé», précise la procureur. L’enquête a été confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale, chargée d’établir «l’origine et les causes de ces blessures». L’AFP indiquait plus tôt dans la journée qu’un jeune manifestant avait eu la main arrachée par une grenade policière lancée par les forces de l’ordre. «Des rues entières méthodiquement ravagées» s’afflige le maire de Paris Emmanuel Grégoire Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a estimé que le bilan des violences et pillages commis samedi dans sa ville serait «lourd», «d’ampleur immense», des «rues entières» ayant été «méthodiquement ravagées». «Très en colère», l’édile a évoqué au micro de Franceinfo TV, outre les commerces saccagés et pillés, «des dégâts sur l’espace public» et «des monuments qui ont été dégradés, cassés». «Des rues entières ont été méthodiquement ravagées», a-t-il déploré, en tenant à faire «la différence entre le mouvement social» et «des casseurs» pour lesquels il n’a «aucune indulgence». Nice : les images des dégradations sur l’avenue Jean Médecin Déchets jonchant le sol, abris de tramway détruits, commerces vandalisés… Notre journaliste a filmé les dégâts sur l’avenue Jean Médecin après la journée de manifestation niçoise. L’hôtel de ville de Limoges en feu après l’intrusion de casseurs Un groupe d’individus a attaqué l’hôtel de ville de Limoges lors de violences survenues au terme de la manifestation de samedi, indique la préfecture. D’après un journaliste de France 3, ces individus auraient mis le feu à des arbres et des véhicules devant le bâtiment avant de pénétrer dans l’édifice. Un incendie se serait déclenché dans l’hôtel de ville. «La salle des mariages et celle du conseil municipal seraient gravement endommagées», précise-t-il. Le feu se serait ensuite propagé jusqu’au toit de l’hôtel de ville. «Des adjoints bouleversés assistent à la scène. C’est du jamais vu», selon lui. La police est intervenue à 18h20, toujours d’après le journaliste. Ils ont fait évacuer les manifestants, permettant aux pompiers de pouvoir éteindre les flammes. Deux véhicules de police auraient été incendiés selon lui. Un immeuble en feu dans le centre de Grenoble Un immeuble était en feu dans le centre de Grenoble samedi en fin d’après-midi, en marge de la mobilisation «contre la vie chère», a indiqué la préfecture de l’Isère. Les pompiers sont sur place et procèdent à l’évacuation des habitants de cet immeuble situé avenue Alsace-Lorraine, a-t-elle précisé. Le feu s’est déclaré dans un magasin d’articles de fête situé au rez-de-chaussée, selon la même source. Des heurts ont opposés les forces de l’odre à des manifestants, en marge de la mobilisation «contre la vie chère». Une vingtaine d’interpellations ont eu lieu et deux policiers ont été blessés. Mobilisation contre la «vie chère» en France : 800.000 participants, selon le bilan définitif des organisateurs Quelque 800.000 personnes ont participé aux actions et défilés partout en France samedi contre la «vie chère», selon un bilan actualisé diffusé par plusieurs organisations associées à cette mobilisation nationale. La CGT avait diffusé une première estimation de 500.000 participants à 17 heures, mais a annoncé en soirée s’aligner désormais sur le chiffre de 800.000 participants retenu par les organisations de jeunesse, dont l’Union étudiante, et un site de gilets jaunes après les «remontées de plusieurs grandes villes, notamment Montpellier, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Nantes et Marseille». Paris: des heurts éclatent entre forces de l’ordre et manifestants sur la place de la Concorde Beaucoup de gens ont afflué sur la place de la Concorde à Paris. Des manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants et certains ont été repoussés vers le pont ou les attendaient d’autres agents qui les ont aspergés avec un canon à eau. Les images de l’incendie du bar La Barrique en marge de la manifestation parisienne Le bar-restaurant Le Barrique a été incendié en marge de la manifestation rue de Beaurepaire, à proximité de la place de la République. Bordeaux : la résidence préfectorale «saccagée» La résidence officielle de la préfète de Gironde a été «saccagée» lors des émeutes survenues samedi en marge de la mobilisation du 17 octobre, et le RAID a été déclenché pour assister les forces de l’ordre, selon une source proche des autorités. «Des individus sont entrés et ont saccagé les lieux», a indiqué à l’AFP une porte-parole de la préfecture, tandis que la préfète, Sophie Brocas, a condamné «avec la plus grande fermeté» les dégradations commises en ce lieu et le pillage de commerces en centre-ville. Selon une source proche des autorités, confirmant une information de LCI, le RAID, unité d’élite de la police nationale spécialisée dans les interventions à haut risque, a été déclenché dans la foulée de l’attaque de la résidence préfectorale. La situation reste très tendue dans la ville. Des affrontements sont en cours entre individus radicaux et forces de l’ordre aux abords de l’hôtel de ville, où deux véhicules Centaure, des blindés d’intervention de la gendarmerie, sont arrivés, selon un photographe de l’AFP. De nombreux magasins ont été pillés parallèlement par de petits groupes de jeunes cagoulés, en particulier dans la très commerçante rue Sainte-Catherine en plein centre-ville. Parmi les enseignes touchées figurent Decathlon, Intersport, Apple Store, Snipes et un Carrefour Express. Édouard Philippe appelle à la «plus grande fermeté» face «aux casseurs» qui «offensent la République» Édouard Philippe appelle, sur X, à la «plus grande fermeté» face «aux casseurs» qui «offensent la République». «À côté des manifestations pacifiques de certains lycéens, il y a partout dans le pays des scènes de chaos insupportables», a-t-il déploré, avant d’exprimer son «plein soutien à nos policiers». Le candidat Horizons à la présidentielle souhaite que «les auteurs des violences (soient) tous pourchassés et punis avec une grande sévérité». «L’absence de fermeté dans la réponse pénale ne fera qu’alimenter la colère des millions de Français qui exigent légitimement l’ordre dans le pays», a-t-il encore estimé. Le cortège vers la place de Clichy s’est «déroulé sans incident majeur», 191 personnes interpellées au total dans Paris, annonce la préfecture de police Le cortège qui s’était élancé de la place de la République vers la place de Clichy s’est «déroulé sans incident majeur», a indiqué la préfecture de police de Paris. «Face à la dispersion de plusieurs groupes dans le centre de Paris, le dispositif a été rapidement réarticulé afin de contenir les troubles», a-t-elle précisé dans un message à la presse. En revanche, à 18 heures, «191 personnes ont été interpellées» dans la capitale, «dont 90 % de majeurs». «Depuis environ une heure et demie, plusieurs groupes se livrent à des actes de pillage ponctuels, principalement place de la République et dans le secteur de Strasbourg–Saint-Denis. Les forces de l’ordre font sont rapidement intervenues», déclare cette même source. Et de conclure : «Alors qu’à la mi-journée les forces de l’ordre faisaient essentiellement face à des groupes d’ultragauche, elles sont désormais confrontées à des casseurs d’opportunité.» Le ministre de l’Intérieur s’exprimera à 20 heures ce soir Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’exprimera à 20 heures à Beauvau, à l’issue de la cellule interministérielle de crise. «Nous ne nous laisserons pas intimider» : Sébastien Lecornu accuse des «groupes d’ultragauche» d’avoir «organisé la violence» et remercie les forces de l’ordre «Nous ne nous laisserons pas intimider», a prévenu Sébastien Lecornu. Le premier ministre a accusé des «groupes d’ultragauche» d’avoir «organisé la violence dans plusieurs villes de France». «Des délinquants s’y sont mêlés pour piller et détruire», a-t-il déploré sur X. Le chef du gouvernement a manifesté son soutien aux forces de l’ordre. «Je veux dire aux Français qu’ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes. Ils ont affronté une violence d’une extrême intensité pour protéger nos concitoyens et ils méritent tout notre soutien», a-t-il développé. Face aux accusations de violences disproportionnées des policiers, Sébastien Lecornu déclare que «les consignes données sont claires : empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice». «Personne n’imposera son agenda politique par la violence», a-t-il insisté. Le premier ministre a promis que la discussion au sujet du projet de loi «casseurs-payeurs» «ira jusqu’au bout». Et de conclure : «L’argent public est rare : il doit financer nos services publics, pas réparer sans fin ce que des casseurs détruisent. À eux d’en supporter le coût.» À Nantes, près d’une centaine d’individus cagoulés cherchent à piller des commerces et mettent feu aux poubelles À Nantes, une partie de la manifestation a investi la place du Commerce, en centre-ville. Près d’une centaine d’individus cagoulés cherchent à piller des commerces et mettent feu aux poubelles. Des jeunes courent avec des écrans sous le bras. Des personnes s’introduisent dans la Fnac dans une grande confusion. Un déploiement policier intervient place du Commerce pour interrompre le pillage. «C’est Noël, je régale !», a lancé un jeune qui, comme au moins plusieurs dizaines d’autres, est sorti du palais de la Bourse les bras chargés de produits high-tech. Par notre journaliste Simon Cherner Nice : plus d’une dizaine d’interpellations parmi des pilleurs et émeutiers Plus d’une dizaine de personnes ayant pillé des magasins, dégradé des biens publics ou envoyé des projectiles sur les forces de l’ordre ont été interpellées samedi à Nice, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Quelque 3500 manifestants, «dont 150 casseurs», ont déambulé dans les rues de Nice, a précisé la préfecture en parlant de «groupes masqués et en noir distincts, très mobiles et hostiles». Sur l’emblématique Promenade des Anglais, les CRS se sont ainsi retrouvés face à des groupes munis de galets de plage. Le centre de vidéosurveillance de Nice, qui permet de consulter toutes les caméras de surveillance de la ville, a notamment été attaqué. Des groupes hostiles aux forces de police s’en sont pris à un véhicule de la police municipale, stationné sans occupants, dont les vitres ont été brisées, a encore indiqué la préfecture. Plusieurs commerces ont été pillés - JD Sport, Micromania, Décathlon ainsi qu’un magasin de motos Yamaha - et des pillages étaient toujours en cours au centre-ville en fin d’après-midi. Toujours selon la préfecture, un émeutier a été pris en charge par les pompiers, gravement blessé par un bris de verre d’une vitrine qu’il essayait de casser. Paris : rassemblement au bas des Champs-Élysées, périmètre interdit à la manifestation Plus de 300 manifestants sont parvenus à se rassembler samedi en fin d’après-midi dans le bas des Champs-Élysées, secteur interdit à la manifestation car proche de lieux de pouvoir, a constaté une journaliste de l’AFP. Des manifestants, la plupart masqués, sont parvenus à placer des barrières de chantier sur plusieurs voies de la célèbre avenue. Les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, tandis que la foule scandait le slogan anti-policier «Acab» («All cops are bastards»). Le maire de Lille condamne les dégradations commises dans sa ville Après des dégradations à Lille, le maire, Arnaud Deslandes, a «fermement condamné ces actes profondément révoltants et intolérables», sur X. «Nous n’avons heureusement que très peu de dégâts matériels et surtout pas d’agents blessés», a-t-il ajouté. Des casseurs ont également brisé des vitres du collège Franklin, à quelques mètres de l’hôtel de ville. «Des commerces ont été saccagés», a aussi dit Arnaud Deslandes, apportant son «soutien» aux commerçants «face à ces actes qui sont tout autant inacceptables» que l’intrusion dans la mairie. «Ces petits qui volent et qui cassent… Nous, en Algérie, on n’aime pas ça !», un employé en restauration déplore les dégradations à Paris Abdel travaille dans un restaurant de couscous qui donne sur la place de la République. Il est venu observer les dégâts et voir les affrontements entre la police et les émeutiers. Il se désole des dégradations sur la place. «Les policiers font simplement leur travail. Ils sont obligés de courir et de charger parce que tout le monde les attaque. C’est nul que ça finisse comme ça, par des gaz, des affrontements», se désespère-t-il, tandis que des jeunes s’échappent du Intersport pillé à quelques pas de là, les bras chargés d’articles encore étiquetés. Lui est Algérien, «Kabyle», arrivé en France voici 35 ans. «La France est un beau pays. Il y a du bon et du moins bon, c’est sûr…. Mais là, c’est catastrophique, l’image qu’on revoit. Ces petits qui volent, qui cassent et qui crient morts aux flics… Nous, en Algérie, on n’aime pas ça ! On ne comprend pas du tout !», s’agace-t-il en toussant, alors que les gaz lacrymogènes enfument l’atmosphère. Par notre journaliste Jeanne Durieux Les images des tensions sur la place Masséna à Nice La situation s’est tendue sur la place Masséna à Nice. Les forces de l’ordre ont lâché de grandes quantités de gaz lacrymogènes alors que de nombreux casseurs se dirigeaient vers la mairie. Par notre journaliste Lise Tavelet Le maire de Paris condamne des «actes de casse» Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné «fermement» les «dégradations» et «actes de casse» observés samedi dans la capitale, alors que «la grande majorité des manifestants» souhaitaient «défiler dans le calme». «Ces actes de casse détournent l’attention des revendications des lycéens», présents dans la rue aux côtés d’étudiants, de gilets jaunes et de divers militants, «et nuisent à l’image de leur mobilisation», déclare l’édile dans un entretien à Ouest-France. «Mais je veux également le dire avec la même fermeté : aucune mobilisation ne doit être un prétexte à des violences contre les manifestants», poursuit-il. Des pillages en cours dans la rue Sainte-Catherine à Bordeaux Les tensions se poursuivent dans le centre-ville de Bordeaux. Alors que les manifestants sont désormais dispersés dans plusieurs rues, les forces de l’ordre peinent à reprendre le contrôle de la situation. Les CRS ont été rejoints par des pelotons de gendarmerie, qui font usage de gaz lacrymogènes pour disperser les groupes encore présents. Dans la rue Sainte-Catherine, plusieurs commerces sont actuellement pillés. Parmi les enseignes touchées figurent un magasin de chaussures Snipes, une boutique Nocibé ou encore un Carrefour City. Par notre journaliste Simon Pierre Des émeutiers pillent un magasin de sport près de la place de la République, sous les yeux indignés des voisins Le magasin Intersport a été ciblé par des individus cagoulés. Des émeutiers ont brisé les vitrines de la boutique et se sont faufilés à l’intérieur, à la queue leu leu, pour y dérober des marchandises. Ils en sont ressortis quelques minutes après, des sacs de sport bien remplis dans les mains. «Mais pourquoi vous faites ça ? C’est du vol !!», réprimande une passante qui cherche à rentrer chez elle. La petite foule d’adolescents n’en a cure, brandit en souriant les sacs de sport. «Wallah, enlève les étiquettes», lance un jeune masque à son compère, qui arrache consciencieusement les preuves de son larcin. Par notre journaliste Jeanne Durieux Plusieurs dizaines de commerces pillés dans le centre de Marseille De nombreux commerces ont été pillés dans le centre-ville de Marseille à l’occasion des violences en marge de la journée de protestation samedi, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans les rues commerçantes, entre la préfecture et le Vieux-Port, plusieurs dizaines de commerces ont été la cible de groupes de pillards, tous types d’enseignes confondues : vêtements, prêt-à-porter, de luxe comme une boutique Hermès, électroménager, maquillage, or et bijoux, alimentaire ou boulangerie. Les marins-pompiers ont notamment indiqué être intervenus dans un magasin de chaussures de sport pour un début d’incendie. Sébastien Ferment, directeur de la boutique de vêtements Armenak, rue Paradis, a décrit à l’AFP comment «une quarantaine d’individus ont forcé la vitrine». «Tout le mobilier a été cassé, ils m’ont enlevé les stocks, tout cassé. Ils sont entrés pour casser et accessoirement, pour voler.» «Au fur et à mesure de la journée les casseurs ont cassé boutique après boutique sans qu’il ait aucune intervention des CRS», a-t-il regretté. Mobilisation contre la «vie chère» : «plus de 500.000» manifestants en France, selon la CGT «Plus de 500.000» personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France samedi contre la «vie chère», selon la CGT, qui a appelé le gouvernement à «arrêter de réprimer» après les affrontements observés entre manifestants et forces de l’ordre. «Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales», a indiqué dans un message à l’AFP le syndicat, qui faisait partie des organisations ayant appelé à participer. Il salue une «nouvelle grande journée de mobilisation, la plus importante depuis la rentrée» avec «1750 rassemblements ou manifestations dans toute la France» et «plus de 500.000 manifestants» à 17h00. Un restaurant McDonald’s pillé et vandalisé à Paris Des manifestants ont pénétré à l’intérieur d’un restaurant McDonald’s à proximité du boulevard de Sébastopol à Paris. Certains sont ressortis avec des vivres et d’autres ont vandalisé l’enseigne, notamment à coups d’extincteurs. Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière à Saint-Étienne Un jeune manifestant a eu la main arrachée samedi à Saint-Étienne par une grenade policière lancée par les forces de l’ordre, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier. Selon les premiers éléments, le manifestant a ramassé à la main la grenade, dont le modèle n’a pas été communiqué par cette source. La préfecture de la Loire a quant à elle précisé qu’un jeune de 17 ans avait été «gravement blessé à la main», après avoir indiqué dans un premier temps qu’il était âgé d’une vingtaine d’années. Le blessé a été transporté au CHU de Saint-Etienne, ont précisé à l’AFP des membres du personnel médical de la manifestation qui l’ont pris en charge. La main droite de ce jeune était en lambeaux et il a expliqué avoir ramassé cette grenade avant qu’elle n’explose, selon eux. À Nice, une dizaine d’interpellations après des dégradations et pillages de boutiques Plus d’une dizaine d’interpellations de pilleurs, d’individus ayant dégradé des biens publics ou envoyé des projectiles sur les policiers et gendarmes ont eu lieu à Nice. Plusieurs commerces ont été pillés : JD Sport, Micromania et Décathlon, annonce la préfecture. Par notre journaliste Lise Tavelet Jean-Luc Mélenchon impute au préfet de Paris le «désordre organisé» Sur X, vers 16h, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise à la présidentielle, a dénoncé un désordre «organisé par le préfet qui interdit l’accès à la place de la République» «point de départ officiel et autorisé» «en gazant sans relâche». L’Insoumis, qui a dénoncé plus tôt dans l’après-midi la couverture médiatique des chaînes en continu qu’il accuse de se concentrer sur les images de violence, l’assure : «partout où il n’y a pas de policiers, c’est le calme et la bonne humeur !» La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, mobilisée à Paris La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déclenchée pour prêter main-forte samedi aux forces de l’ordre dans la capitale. L’appel à cette unité spécialisée intervient alors que les forces de l’ordre font face à des petits groupes mobiles et violents qui tentent d’approcher des lieux de pouvoir de la capitale. Cette compagnie intervient actuellement dans le secteur des Halles, en plein cœur de Paris, selon la préfecture de police. La situation était assez chaotique dans le centre de Paris en milieu d’après-midi, avec notamment des scènes de pillages ou des intrusions dans des commerces, selon des journalistes de l’AFP. «Il était anticipé une grande mobilité des cortèges et donc un dispositif agile avec des compagnies qui interviennent systématiquement pour rétablir le calme», a fait valoir la préfecture de police. Des pompiers prennent en charge des personnes blessées dans les rues de Paris Des pompiers ont pris en charge deux personnes blessées, dont l’une grièvement, dans la rue Léon Jouhaux (10e arrondissement). Grégory Doucet ne déplore pas un manque de forces de l’ordre déployées dans sa ville - contrairement à Benoît Payan Contrairement au maire de Marseille Benoît Payan, le maire de Lyon Grégory Doucet ne déplore pas un manque de forces de l’ordre déployées dans sa ville. «Quand je vois des pillages et les scènes d’attaques je m’interroge plutôt sur leur capacité à maintenir le calme», a-t-il estimé sur BFMTV. «On a fait en sorte d’appeler systématiquement à la désescalade. Mais dans les débordements, des forces de l’ordre de la police nationale étaient en force suffisante me semble-t-il», a-t-il affirmé. Le maire a toutefois reconnu que des individus cagoulés étaient armés de «cocktails molotov et d’objets qui pourraient être utilisés comme des armes», engendrant «un affrontement avec les forces de l’ordre». L’édile a expliqué avoir mis en place un dispositif de sécurité devant les musées et l’Hôtel de Ville. «Le temps du bilan viendra», a-t-il conclu. «On est dans la limite de ce que la République peut accepter»: en marge du cortège, Sandrine Rousseau appelle la «police au calme» Interrogée par BFMTV en marge du cortège parisien, la députée écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé les méthodes employées par la police. «Ce que je vis à Paris, je ne l’ai jamais vécu. Je n’ai jamais vu ça», a-t-elle déploré, tout en condamnant les violences commises partout en France. «Quelle est cette stratégie du maintien de l’ordre ? J’ai discuté avec des forces de l’ordre qui n’étaient pas à l’aise avec ce qu’il se passait», a-t-elle ajouté. «On est dans la limite de ce que la République peut accepter», a-t-elle estimé, appelant «la police au calme». L’élue a aussi interpellé le ministre de l’Intérieur à «calmer les policiers». «On est dans une manifestation qui demande à vivre dans la dignité», a-t-elle tenu à rappeler. «J’ai vu des policiers lancer des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes alors qu’il n’y avait pas de violences», a-t-elle insisté. Un cortège sauvage aux abords de l’Élysée a été «refoulé», selon la préfecture de police Un cortège sauvage, c’est-à-dire non déclaré, a été «refoulé» par les forces de l’ordre alors qu’il se dirigeait samedi vers le palais de l’Élysée, a annoncé la préfecture de police (PP). Les forces de l’ordre ont refoulé ce cortège à l’angle de la rue Boissy d’Anglas et de l’avenue Gabriel, a ajouté la PP. Pour cette journée de mobilisation contre «la vie chère», la PP a pris des arrêtés d’interdiction de manifester dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale, dont les abords de l’Élysée et de Matignon. Lors du mouvement des gilets jaunes de l’automne 2018, l’Élysée était un point particulièrement ciblé par les manifestants. «Mélenchon, président !»: le leader insoumis acclamé dans le cortège parisien Jean-Luc Mélenchon a entonné la Marseillaise aux côtés de nombreux élus insoumis, comme Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis. Le candidat insoumis a progressé dans le cortège derrière une banderole aux couleurs de La France Insoumise et a été acclamé par des manifestants. «Mélenchon, président !» ont scandé certains sur son passage. Lille : brève intrusion de manifestants dans la mairie, des locaux saccagés Des manifestants ont forcé samedi plusieurs entrées de la mairie de Lille, en cassant des portes vitrées, et certains ont réussi à y pénétrer en saccageant une partie des locaux avant de s’enfuir rapidement, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques minutes plus tard, des CRS sont entrés dans le bâtiment pour vérifier que plus aucun manifestant ne s’y trouvait. De violents affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et des CRS ont également lieu depuis 14h00 dans le centre-ville de Lille, en marge d’un cortège pacifique qui a démarré vers 15h00. Paris: des affrontements éclatent entre manifestants et forces de l’ordre près de la place de la République De nombreux affrontements ont éclaté dans les rues adjacentes à la place de la République. Une barricade a été édifiée à la va-vite devant la rue Rampon. Plusieurs centaines de manifestants, réunis derrière la barricade, ont lancé des projectiles sur la barrière de policiers qui leur faisait face. Ils ont notamment projeté des vélos, des morceaux de pavé, des canettes ou encore des panneaux. Une Marseillaise a été entonnée, entrecoupée d’insultes à l’intention des forces de l’ordre. Par notre journaliste Jeanne Durieux EN IMAGES - Les manifestants dans le cortège parisien «Je leur ai dit que je pourrais être leur grand-père» : le camion d’un brocanteur breton tagué par des jeunes casseurs Thierry, un brocanteur venu de Bretagne, a dû protéger son stand à l’arrivée de jeunes casseurs. «Je suis un professionnel. On a eu l’autorisation de la préfecture. Moi, je suis resté devant mon camion. Personne ne l’a brûlé, ils étaient sympas. Ils n’ont rien contre nous. Je leur ai dit que je pourrais être leur grand-père», raconte-t-il. «Ils ont foutu le feu à des camions de collègues, je pense. Je leur ai demandé de ne pas mettre le feu à mon camion et ils ont suivi mes consignes, mais ils l’ont tagué. C’est trois heures de boulot après pour nettoyer. Ils font chier… », regrette-t-il amèrement. Par notre journaliste Jean-Baptiste Semerdjian Un camion de CRS pris à partie à Bordeaux par des individus armés de pavés La situation se tend à Bordeaux. Un camion des CRS a été pris à partie. Un jeune est parvenu à monter sur le toit du véhicule. Les cordons de CRS ont été contraints de reculer face aux manifestants, qui lancent des projectiles. Certains arrachent des pavés au sol pour les utiliser comme projectiles. Le cours Victor Hugo, fait lui aussi état de nombreuses dégradations. Les forces de l’ordre tentent de riposter en faisant usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. En retrait, la majorité des manifestants encore présents regrettent cette escalade de la violence et restent spectateurs des affrontements. La préfecture annonce 7000 manifestants. Par notre journaliste Simon Pierre Les images de barricades en feu à Paris Des barricades constituées de vélos en libre-service ont été incendiées à proximité de la place de la République, où les forces de l’ordre ont chargé les manifestants. Les marins pompiers de Marseille en cours d’intervention dans un magasin Foot Locker incendié et pillé Les marins pompiers de Marseille sont en cours d’intervention pour éteindre un départ de feu déclaré dans un magasin Foot Locker, rue Saint-Ferréol. Des individus cagoulés et habillés en noir ont également pillé la boutique. La situation est encore tendue à Lyon où des magasins ont été pillés et incendiés À Lyon plusieurs cortèges désorganisés tournent autour de la presqu’île. Un autre est parti vers le quartier de la Guillotière. Les manifestants qui tentent de regagner la place Bellecour sont repoussés avec des lacrymogènes sur les quais et les ponts. Au moins deux magasins ont déjà été pillés dans les rues voisines. Un magasin a également été incendié place des jacobins, les pompiers interviennent. Tout le secteur Bellecour est plongé dans la fumée et les gaz. Au total, 20.000 personnes sont rassemblées à Lyon selon la préfecture. Par notre journaliste Antoine Sillières À Bordeaux, les vitrines de la Chambre de commerce et d’industrie ont été brisées À Bordeaux, la place de la Bourse a été évacuée afin de permettre l’intervention des pompiers, laissant apparaître les premières dégradations sur les façades des bâtiments qui l’entourent. Les vitrines de la Chambre de commerce et d’industrie de Nouvelle-Aquitaine ont notamment été brisées, tandis que la façade du musée national des Douanes a été taguée. Les manifestants se sont désormais regroupés le long du quai Richelieu, où un autre incendie est en cours. Certains décident de quitter la manifestation. Par notre journaliste Simon Pierre Le maire de Lyon, Grégory Doucet, «condamne fermement» la destruction de l’office du tourisme place Bellecour Les images de l’incendie de l’office du tourisme, place Bellecour, «sont choquantes», a déclaré le maire de Lyon, Grégory Doucet. «Je condamne fermement ces scènes de violence inacceptables. Nos bâtiments publics sont des biens communs, les vandaliser c’est s’en prendre aux Lyonnaises et aux Lyonnais», a-t-il fustigé. «J’adresse tout mon soutien aux commerçants pris pour cible, aux policiers et sapeurs-pompiers interviennent actuellement», a-t-il ajouté. «Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche», accuse Marine Le Pen La candidate du Rassemblement national à la présidentielle Marine Le Pen a déploré samedi que «les revendications sociales légitimes» des manifestants du 17 octobre «ont une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche», visant particulièrement son adversaire LFI Jean-Luc Mélenchon. «Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l’ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos», a-t-elle assuré sur X. Le cortège parisien est arrivé sur la place de Clichy À 15h45, les manifestants sont arrivés au bout de leur trajet, place de Clichy. «On constate que la très grande majorité des individus manifestent sans heurt», note le ministère de l’Intérieur. Leur marche a néanmoins été émaillée d’actions de casseurs et perturbée par «quelques centaines d’ultragauche qui cherchent à en découdre, visant les forces de sécurité et de secours». La «majorité des individus hostiles demeurent place de la République. Les forces de l’ordre ont fait usage de l’engin lanceur d’eau et de gaz lacrymogène pour les tenir à distance», indique le ministère de l’Intérieur. Plusieurs incendies de véhicules ont été pris en charge par les sapeurs pompiers. En milieu d’après-midi, 163 personnes ont été interpellées à Paris. Environ 3500 personnes sur la Promenade des Anglais à Nice où des grenades de désencerclement sont tirées, selon la préfecture À Nice, environ 3500 personnes sont présentes sur la Promenade des Anglais selon la préfecture, qui dénombre 150 casseurs. Au niveau de l’hôtel Negresco, les manifestants sont stoppés par les CRS. Plusieurs grenades de désencerclement sont tirées. Par notre journaliste Lise Tavelet Des véhicules en feu et un Franprix pris d’assaut aux abords de la place de la République, à Paris Une partie des manifestants, maqués et habillés en noir, de la place de la République se sont faufilés vers la rue Yves Toudic (10e arrondissement) où ils ont incendié au moins quatre véhicules. Les pompiers ont rapidement agi pour éteindre les brasiers. À l’angle de la rue Beaurepaire, un magasin Franprix a été pris d’assaut par la foule. Une grande distribution a été effectuée sous les acclamations. Les casseurs avaient pris soin de casser les caméras de sécurité avant d’agir. Par notre journaliste Jean-Baptiste Semerdjian Des centaines de black blocs dans les cortèges partout en France, avec au total 272 interpellations À Lyon et Nantes, l’Intérieur dénombre 20.000 manifestants, 10.000 à Rennes. Et dans chacun de ces cortèges de manifestants, des centaines de black bloc «se sont constituées autour de l’ultragauche», prenant à partie des forces de l’ordre, pillant des commerces et dégradant des bâtiments publics. Plusieurs faits particulièrement graves ont été signalés : à Marseille, une intrusion a été constatée dans la mairie et des commerces ont été vandalisés. À Lyon, un incendie a endommagé l’office de tourisme et des magasins ont été dégradés. Les pompiers ont été empêchés d’intervenir par des casseurs. À Avignon, une intrusion a eu lieu dans la cour de la préfecture de Vaucluse. À Grenoble, la mairie a été dégradée. À Pau, Montpellier, Toulouse et Valence, des commerces ont été vandalisés. En milieu d’après-midi, ces débordements ont entraîné 272 interpellations sur l’ensemble du territoire national. En fin, à Paris, «plusieurs cortèges sauvages cherchent à converger vers les lieux de pouvoir. Les forces de l’ordre interviennent systématiquement pour empêcher ces mouvements et sécuriser les sites institutionnels. Les forces de l’ordre restent fortement mobilisées pour contenir les groupes violents, protéger les bâtiments publics et prévenir les pillages», détaille le ministère de l’Intérieur. Un camion de pompier applaudi par la foule alors qu’il vient éteindre un feu de voiture place de la République Un camion de pompiers est arrivé sur la place de la République pour éteindre un feu de voiture. Des applaudissements et les encouragements ont éclaté sur leur passage. «Vive les pompiers !», ont crié les émeutiers et les lycéens présents sur la place. Des mains ont agrippé le camion, tentant de le ralentir. Certains manifestants ont essayé de grimper sur l’échelle. Jean-Luc Mélenchon dénonce les «images de violence» des chaînes d’info alors que «des dizaines de milliers de gens» défilent «calmement» Jean-Luc Mélenchon dénonce les «images de violence» diffusées par les «chaînes d’info» alors que «tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés». «Deux mondes, deux réalités», a-t-il ajouté sur X, accompagnant son message d’une vidéo d’un cortège. La police fait usage d’un canon à eau à Lyon face aux casseurs qui bloquent le passage des pompiers À Lyon l’office du tourisme brûle toujours tandis que la place Bellecour est bouclée. Les affrontements se déplacent sur les places voisines (République et Jacobins) où des «ACAB» résonnent. La police a fait usage d’un canon à eau face à des manifestants et des individus cagoulés. «Les forces de l’ordre engagent des manœuvres pour disperser les groupes violents» alors que les pompiers sont empêchés d’accéder à l’incendie d’une antenne de l’office de tourisme, a précisé la préfecture du Rhône. Par notre journaliste Antoine Sillières À Bordeaux, les forces de l’ordre tentent de disperser la foule Une demi-heure après le début de la manifestation, des renforts de forces de l’ordre sont arrivés et tentent de disperser une partie des manifestants, tandis que des incendies se déclarent sur des barricades et dans des parterres de fleurs. Les restaurateurs des rues parallèles rangent leurs terrasses. Les pompiers sont en cours d’intervention. Par notre journaliste Simon Pierre Un magasin attaqué à Nice, en marge du cortège qui s’est élancé à 14 heures À Nice, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place Masséna, en centre-ville de la cinquième ville de France. Rendez-vous était donné à 14 heures - et en chanson. «C’est une lutte intersectionnnelle», entame Coralie, venue avec deux amies «en ce jour férié donc pas d’excuse !». «Je pense que le fait que le mouvement soit parti des lycéens devrait tous nous inquiéter. C’est notre jeunesse, ils réclament simplement de ne pas avoir à grandir en traversant les mêmes crises et galères que nous», expose la jeune femme d’une trentaine d’années. Autour, quelques drapeaux français, et plusieurs gilets jaunes sont aussi présents. Le tout, dans une ambiance bon enfant, au rythme des applaudissements et du groupe de musique venu sortir les guitares au centre de la mobilisation. Quelques tensions ont ensuite éclaté sur l’avenue Jean-Médecin, en tête de cortège devant les milliers de personnes venues manifester. Plusieurs groupes de casseurs cagoulés, vêtus de noir, ont tenté de piller un magasin JDSport après avoir brisé les vitrines. «C’est n’importe quoi, ça corrompt tout le mouvement», déplore nombre de lycéens sur le passage. «Les CRS sont intervenus alors que certains repartaient avec des paires de chaussures», raconte Sasha, 15 ans, venu manifester avec sa mère AESH pour «de meilleures conditions dans l’éducation nationale». Plusieurs mouvements de foule émaillent le rassemblement aux cris de «Tout le monde déteste la police». Par notre journaliste Lise Tavelet Un commissariat vandalisé, l’Hôtel de Ville saccagé… Benoît Payan remet en cause le dispositif de sécurité à Marseille Le poste de police municipale de la Canebière a été vandalisé, les portes de l’Hôtel de Ville ont été forcées, de nombreux commerces ont été dégradés, a indiqué Benoît Payan. «J’avais demandé par écrit que le commissariat soit sécurisé car c’est un point stratégique. Il ne l’a pas été. Il s’est passé ce qu’il devait se passer», a-t-il pesté devant la presse. Selon l’édile, «le commissariat principal a été entièrement massacré» par des casseurs qui se sont ensuite rendus devant la mairie où les policiers ont jeté des gaz lacrymogènes. Les portes de la mairie ont été forcées. «C’est insupportable», a-t-il ajouté. «Ce matin il y avait qu’une compagnie de CRS pour Marseille, il a fallu que j’appelle le président pour demander des renforts», s’est-il insurgé. Le maire «demande des comptes», il espère que «les casseurs ont été arrêtés». «Certains sont retournés vers la Canebière pour continuer de casser», a-t-il précisé, estimant que «ceux qui cassent ne sont pas des manifestants mais des idiots utiles de l’extrême droite. Je ne peux pas accepter qu’on puisse mélanger des revendications légitimes et de la casse». «Seuls les professionnels du chaos» sont dans la rue, pas «la France du travail», assure Jordan Bardella Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé sur X que «seuls les professionnels du chaos» étaient dans les rues samedi et pas «la France du travail», alors que de vives tensions ont éclaté en marge de plusieurs cortèges. «La France du travail, qui subit de plein fouet l’inflation et les difficultés de pouvoir d’achat, n’est pas dans la rue aujourd’hui», a écrit Jordan Bardella. «Seuls les professionnels du chaos se sont donné rendez-vous pour attaquer les forces de l’ordre, piller des commerces et dégrader des bâtiments publics», a-t-il ajouté. «Comme toujours, l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui prône le désordre, est la meilleure alliée des macronistes pour discréditer toute revendication sociale», a accusé le chef du RN. À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents Les forces de l’ordre ont eu recours à un canon à eau samedi à Paris pour repousser des manifestants aux abords de la place de la République, d’où doit partir un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. Un peu plus tard, dans le même secteur, une voiture a été incendiée, sous les applaudissements d’une partie de la foule, d’après la même source. Un véhicule incendié sur la place de la République Un véhicule a été incendié sur la place de la République. Des volutes de fumée grises s’échappent, sous les acclamations des manifestants. La place est bondée, des centaines de personnes affluant encore depuis les rues adjacentes, comprimant la foule déjà présente. On entend des mortiers venir de toutes les directions. «Mi-chaire à canon, mi-chaire à patron, vive la jeunesse et la révolution», scandent des militants de Lutte Ouvrière. Depuis le Five Guys qui donne sur la place, les salariés s’inquiètent des potentiels débordements. «Si je fais rentrer les gens maintenant, on va se faire noyer», s’égosille le manager aux gens qui cherchent à rentrer. Deux manifestants perchés sur la statue de la République déroulent une bannière fustigeant les «mutilations» infligées aux lycéens par les forces de l’ordre. La foule redouble d’encouragements. Par nos journalistes Jeanne Durieux et Jean-Baptiste Semerdjian À Paris, le cortège s’est élancé depuis la place de la République, 133 interpellations depuis ce matin Les manifestants ont démarré le parcours parisien à 14h15. Ils sont partis de la place de la République pour rejoindre la Place de Clichy. Les autorités constatent la présence de «plusieurs centaines d’individus violents, essentiellement de l’ultragauche, qui s’attaquent directement aux forces de l’ordre depuis 13h00» avec des jets de projectiles. De nombreuses dégradations de façades d’immeubles sont également à déplorer. Les policiers et gendarmes font usage de lacrymogène et procèdent à «des bonds offensifs pour les tenir à distance». À 14h00, 133 interpellations ont été recensées, principalement pour des «groupements en vue de commettre des violences ou dégradations et violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique». 1046 contrôles préventifs ont été réalisés depuis ce matin. Un kiosque de l’office du tourisme dégradé et un incendie déclaré, place Bellecour à Lyon À Lyon, la situation est déjà très tendue autour du rassemblement de 14 heures place Bellecour, noyée sous la fumée des gaz lacrymogènes. Des dégradations ont été commises sur le kiosque de l’office du tourisme et un incendie s’est déclenché à proximité. De très nombreux jeunes dissimulent leur visage au moins derrière des masques autrefois utilisés pendant la crise du Covid. De nombreux tirs de mortiers et jets de projectiles ont visé les forces de l’ordre. Un autre rassemblement déborde autour de la place de la République voisine. Les forces de l’ordre répondent avec du gaz lacrymogène. Le centre commercial de l’hôtel-Dieu est bouclé tandis qu’une foule importante arrive aussi du pont de la Guillotière. Quatre camions en renforts de CRS sont disposés devant l’hôtel-Dieu. Par notre journaliste Antoine Sillières Situation confuse à Bordeaux où les forces de l’ordre font usage de grenades lacrymogènes La situation est confuse place de la Bourse, à Bordeaux. À peine arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre ont fait face à un groupe de jeunes masqués, déterminés à en découdre. Des grenades lacrymogènes ont été lancées, provoquant un mouvement de foule. Des artifices éclatent également sur place. Une partie des manifestants s’est repliée dans les rues commerçantes Ferrère-Philippart et Saint-Rémi. Les forces de l’ordre tentent de contenir la foule sur la place de la Bourse. Par notre journaliste Pierre Simon Tondelier appelle à« revoir» le maintien de l’ordre en France qui met en danger «manifestants et policiers» La patronne des Écologistes et candidate à la présidentielle Marine Tondelier a appelé samedi le gouvernement à «revoir» sa doctrine du maintien de l’ordre, qui met en danger «manifestants et policiers», alors que les tensions se poursuivent en marge de plusieurs cortèges en France. «J’en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays. Il faut la revoir et vite, parce que ça finit par être une atteinte aux libertés publiques. Et en plus, ça met tout le monde en danger, les manifestants et les policiers», a déclaré Marine Tondelier depuis le rassemblement de la place de la République à Paris où ont éclaté des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants avant même le début de la manifestation. À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents Les forces de l’ordre ont eu recours à un canon à eau samedi à Paris pour repousser des manifestants aux abords de la place de la République, d’où doit partir un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. Un peu plus tard, dans le même secteur, une voiture a été incendiée, sous les applaudissements d’une partie de la foule, d’après la même source. Une nouvelle cellule interministérielle de crise prévue à Matignon à 18 heures Une nouvelle cellule interministérielle de crise est prévue à Matignon à 18 heures, a appris Le Figaro. Seront réunis les directeurs de cabinet du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et du ministère de la Justice. EN IMAGE - La place de la République noire de monde Le maire de Marseille annonce avoir obtenu des renforts de police après un échange avec Emmanuel Macron Le maire de Marseille Benoît Payan a annoncé samedi sur BFMTV avoir reçu du président Emmanuel Macron l’assurance d’envoi de renforts de police dans la deuxième ville de France, où des manifestants ont brièvement pénétré de force dans la maire. Le chef de l’État «suit la situation minute par minute et il était comme le premier ministre et comme le ministre de l’Intérieur, déterminé à envoyer les renforts nécessaires et de manière immédiate, ce qui est en train de se passer» avec l’envoi de deux compagnies de CRS supplémentaires ainsi que deux unités Centaure, a déclaré Benoît Payan (DVG). L’édile a souligné «qu’une compagnie de CRS était déployée ce matin à Marseille, alors que c’est cinq fois Lyon en surface». «Je salue le geste des autorités d’avoir mis, enfin, les moyens à la disposition de la sécurité des Marseillais», a-t-il ajouté. Benoît Payan qualifie d’«inacceptable» l’intrusion de casseurs dans la mairie de Marseille Benoît Payan a qualifié d’«inacceptable» l’intrusion de casseurs dans la mairie de Marseille, sur BFMTV. «Les dégâts sont objectivement assez limités», a toutefois précisé le maire de Marseille, manifestant sa colère contre l’acte de vandalisme contre un buste de Marianne. «Des gens qui profitent de revendications pour s’introduire, dégrader et mettre à bas tout ce qui fait le ciment national», a-t-il condamné. «Cette Marianne, normalement est censée représenter toutes les Françaises et tous les Français», a-t-il déploré. Robin, un LFI déçu, s’inquiète que la manifestation soit récupérée par «les gauchistes» et les casseurs Les slogans «Siamo tutti antifascisti», «tout le monde déteste la police», «Macron démission» résonnent dans l’air, place de la République. On croise des drapeaux d’organisations d’ultragauche et des étendards de La France Insoumise. Robin, gilet jaune, est venu de Picardie. Il fustige pêle-mêle le prix de l’essence, la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du prix de la nourriture. «C’est normal que les gens en aient ras le bol. Ça fait deux ans que je milite, et j’aimerais qu’on soit enfin entendus», proclame-t-il. Il dit cependant s’inquiéter que la manifestation soit récupérée par «les gauchistes». « Là on voit que des gens qui veulent mettre le bordel, qui veulent en profiter pour taper des trucs. On entend que des slogans de gauchistes, qui ne représentent pas du tout tous les Français. Il ne faut pas qu’il y ait que ça !», appelle-t-il, surtout «quand on sait que le 17 octobre, c’était d’abord l’idée des gilets jaunes.» Robin est un LFI déçu, il fustige la complaisance du parti «avec l’islamisme». «Les jeunes disent tous qu’il faut faire la révolution, mais ils ne veulent pas prendre en compte les 13 millions de Français qui détestent Le Pen. Elle est bien belle, la révolution, sans un tiers du pays», s’insurge-t-il encore. Par notre journaliste Jeanne Durieux Le Moulin Rouge barricadé avant le passage d’un cortège Place Blanche, le Moulin Rouge (18e arrondissement) et sa boutique attenante se barricadent derrière des panneaux de contreplaqué, en prévision du passage d’un cortège qui doit prendre la direction de la place de Clichy dans l’après-midi. Une précaution qui fait bien des déçus parmi les touristes, habitués à mitrailler de leurs appareils photo ce monument emblématique de la capitale, devenu un passage obligé de leur séjour parisien. Par notre journaliste Silvère Boucher-Lambert À Bordeaux, un blocage en cours au niveau du pont Chaban-Delmas À 13h15, plusieurs centaines de personnes sont déjà présentes place de la Bourse à Bordeaux, où une manifestation doit débuter à 14 heures. Des lycéens et des étudiants sont également présents. Une partie des manifestants, minoritaire, a enfilé un gilet jaune. En parallèle, un blocage est en cours depuis midi au niveau du pont Chaban-Delmas. Des barricades ont été dressées en l’entrée du pont pour empêcher la circulation des voitures, indique Ici Bordeaux. La gare du Nord, point de rendez-vous de plusieurs groupes de manifestants À la Gare du Nord, quelques groupes de manifestants se retrouvent, avec leurs pancartes pour certains. «On ne connaît pas très bien Paris donc on se retrouve ici et ensuite, on va retrouver des amis à République. C’est la première fois que l’on manifeste. On vient pour ras-le-bol général. Je prends la voiture tous les matins, c’est beaucoup trop cher. Les lycéens nous ont montré la voie donc on vient aussi les soutenir. Et puis les gilets jaunes, 2018, ça nous a marqués. Maintenant, c’est encore pire », confient deux habitantes du 91 sur la route de la place de la République. Par notre journaliste Jean-Baptiste Semerdjian À Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la maire de Marseille, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant «c’est la Révolution, on prend la Bastille», a constaté un journaliste de l’AFP. Ces manifestants ont été dispersés par des forces de l’ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l’accès, a également constaté l’AFP. Place de la République, vives tensions et gaz lacrymogènes avant le départ de la manifestation De vives tensions entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté samedi à la mi-journée à Paris place de la République, d’où doit partir vers 14 heures un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Les forces de l’ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges est très forte», selon l’entourage de Nunez Le mouvement du 17 octobre a entraîné à la mi-journée 140 actions impliquant 32.800 personnes dénombrées en province, indique au Figaro l’entourage du ministre de l’Intérieur. Selon son analyse, cette mobilisation se traduit par une très forte présence de la mouvance ultragauche «qui ne cherche qu’à créer le désordre». Et d’ajouter : «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges de l’après-midi est très forte.» Ces actions se caractérisent par des opérations violentes et ciblées de la part d’individus cagoulés et constitués en black blocs, notamment à Paris, Marseille, Rennes, Toulouse, Angers. L’entourage de Laurent Nunez dépeint des tentatives de pillage, prises à partie de forces de l’ordre, incendies de mobilier urbains, ciblages des lieux de pouvoir et des médias. À Marseille, sur la Canebière, des magasins ont été vandalisés et le poste de police municipal a été dégradé. En réaction, des consignes de fermeté ont été envoyées aux forces de sécurité intérieure qui ont procédé à 166 interpellations sur tout le territoire national. «Il faut que ça éclate, on en a tellement marre !», soupirent deux quinquagénaires à République Alice et Didier ont 53 et 54 ans. Ils sont tous les deux originaires de Paris et sont venus montrer leur soutien aux manifestations en cours. «Ma fille est lycéenne, elle manifeste depuis le premier jour et je la soutiens entièrement», proclame Alice, qui se dit désespérée de l’état du pays : «Parcoursup, l’écologie complètement invisibilisée, la thune qui manque, les lycéens qui n’ont plus d’avenir… y en a marre, en fait. On vient de gare du Nord, les face-à-face entre les flics et les manifestants sont tellement tendus… c’est normal que ça craque !». Au loin, des détonations se font entendre. Le gaz lacrymogène enfume l’air, Alice et Didier ont les yeux qui larmoient. «Les jeunes qui balancent des trucs sur les flics, bon, on ne se met pas à côté d’eux, et je ne suis pas à République pour cette manif-là, mais bon je les comprends. Il faut que ça éclate, on en a tellement marre !» Alice et Didier voteront LFI à la prochaine présidentielle : la première est convaincue par le parti depuis longtemps, Didier, lui, mettra son premier bulletin pour Jean-Luc Mélenchon dans l’urne. « C’est pas normal que ce soit les seuls présents sur place. C’est un mouvement politique, les politiques doivent répondre !» 100 interpellations à 12h à Paris «L’agilité du dispositif mis en place a permis d’être réactifs, de disperser et d’interpeller», se félicite la préfecture de police à la mi-journée. 589 contrôles préventifs ont été effectués, notamment aux abords des gares parisiennes, et ont donné lieu à 100 interpellations, essentiellement pour port de protections ou d’armes prohibées. Quelques cortèges sauvages se sont élancés dans les rues de Paris. Ils ont été repérés rapidement et dispersés par les forces de l’ordre. Le point sur les mobilisations à la mi-journée La journée de mobilisation du 17 octobre a débuté dès les premières heures de la matinée par des blocages et des incidents dans plusieurs villes de France. À Paris, deux cortèges sauvages, rassemblant chacun une centaine de personnes, ont été dispersés par les forces de l’ordre. De premières confrontations sont intervenues autour de la gare de l’Est et de la gare du Nord, mais aussi autour de la rue de Rennes, rive gauche. Plus tôt dans la journée, centaine de manifestants, cagoulés, avaient pris pour cible la rédaction de CNEWS. À midi heures, la préfecture de police faisait état de 100 interpellations et 589 contrôles préventifs. Le cortège principal doit partir à 14 heures de la place de la République en direction de la place de Clichy, par le boulevard de Magenta. À Marseille, un poste de police a été attaqué sur la Canebière et plusieurs centaines de manifestants ont bloqué la circulation, tout en incendiant des poubelles et allumant des fumigènes. En Bretagne, des barrages filtrants ont été installés dès 8 heures à Rennes, tandis que des barricades enflammées ont perturbé la circulation sur la rocade. À Lyon, les forces de l’ordre ont dispersé plusieurs groupes de manifestants qui tentaient d’entraver la circulation. Des blocages ont également été signalés à Nancy. Poste de police attaqué, poubelles incendiées, et fumigènes : la mobilisation est lancée à Marseille En haut de la Canebière à Marseille, quelques centaines de manifestants bloquent la circulation et allument des feux de poubelles, certains brandissent des fumigènes et des drapeaux français, quelques-uns portent des gilets jaunes. «Ça part des lycéens, mais ça concerne l’hôpital public, ça concerne l’éducation nationale, ça concerne la gestion de la crise climatique. Donc en fait, il n’y a plus rien qui va. À un moment, il faut se mettre dans la rue, il faut se faire entendre», lance Robin, un manifestant. Sur la Canebière, un poste de police a été attaqué. Des vitres ont été cassées et des fumigènes lancés à l’intérieur, comme le montre une vidéo sur les réseaux sociaux. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agissements, qui sont évidemment inacceptables, ne correspondent à aucune revendication et constituent une atteinte aux biens publics ainsi qu’au service rendu à la population» indique la préfecture de police au Figaro. Un plus grand rassemblement est prévu dans la ville en début d’après-midi. Deux cortèges sauvages dispersés à Paris, 61 interpellations En ce milieu de matinée, deux cortèges sauvages parisiens ont été dispersés par les effectifs de la préfecture de police. Un premier rassemblement syndical composé d’une centaine de personnes s’est formé aux alentours de la Gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis. Dans le quartier de la Gare de l’Est, plus d’une centaine de personnes partiellement masquées et criant « Acab » se faufilent dans les rues. Au fil des croisements de rues, les policiers de la Brav-M bloquent certains passages afin d’orienter le cortège sauvage. Un second cortège, composé d’une centaine de lycéens a débuté rue de Rennes. À 11h00 ce samedi matin, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs ont été réalisés. «Si on ne se mobilise pas, le gouvernement ne bougera pas», dit Roussel Présent à un rassemblement de quelques centaines de personnes à Valenciennes, dans le Nord, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a assuré : «Les Français ont peur, ils sont inquiets, ils ont raison (...). C’est pour ça que nous devons être très nombreux, paysans, salariés, lycéens, lycéennes, il faut que tous ensemble on arrive à être unis pour peser sur les choix du gouvernement». «Alors qu’il y a des mesures fortes à prendre pour défendre le pouvoir d’achat des Français (...), le gouvernement fait tout l’inverse» avec son projet de budget 2027 prévoyant 54 milliards d’euros d’économies, a ajouté le chef du PCF. Quelques minutes plus tôt, sa prise de parole et celles de représentants des Jeunes communistes et d’un syndicaliste CGT devant les manifestants ont été perturbées par quelques gilets jaunes qui ont crié «Jordan Bardella» et «Front national». «Pour moi, ce qui est important, c’est que l’ensemble des Français, quelles que soient leurs opinions (politiques, NDLR), se mobilisent», a insisté Fabien Roussel. «Il y a forcément parmi les gens qui manifestent aujourd’hui, qui sont en colère, des gens qui ont envie de voter pour l’extrême droite». Regarder la vidéo La gauche est «renforcée» par la multiplicité des candidatures, estime Fabien Roussel Une manifestation attendue à 14h à Bordeaux Le début de matinée est plutôt calme à Bordeaux. Malgré des actions annoncées sur plusieurs ponts de Bordeaux, la situation reste globalement calme ce matin. Une barricade a été montée par une trentaine de jeunes sur le cours Balguerie-Stuttenberg. À Langon, une dizaine de manifestants se sont également regroupés sur le rond-point d’Aquitaine, selon Sud Ouest. La manifestation doit se tenir à 14h sur la place de la Bourse. Le musée national des Douanes, situé sur la place, n’a pas encore décidé s’il fermerait ses portes, une décision qui dépendra de l’ampleur de la mobilisation. Simon Pierre, Le Figaro Bordeaux L’influenceur Rayan psn placé en garde à vue Rayan psn, un influenceur contre lequel le préfet de police de Paris a saisi la justice en raison de ses appels à «participer à des émeutes» samedi, a été interpellé et placé en garde à vue. L’influenceur, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé vers 1 heure dans la nuit de vendredi à samedi à Créteil lors d’un contrôle policier d’un groupe de personnes sortant d’un minibus. Lundi, le préfet de police, Patrice Faure, avait saisi la procureure de la République de Paris après que sur le réseau social Twitch Rayan psn a appelé à se mobiliser sous le signe «le 17, c’est war zone!». «Je veux des chefs de meute, des gens qui n’ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue», disait-il lors de cette séquence. En rendant public jeudi ce signalement, la préfecture de police de Paris avait souligné que l’influenceur avait déjà fait l’objet de «plusieurs procédures et condamnations judiciaires (…) pour outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique». Déjà 40 interpellations à Paris, annonce la préfecture de police «Dans le cadre du dispositif de sécurité déployé sur l’agglomération parisienne, à 9h30, 40 interpellations ont déjà été réalisées, principalement pour port d’armes ou de protections prohibées», a indiqué la préfecture de police de la capitale sur X, en relayant des images des saisies. «Aussitôt installées, aussitôt retirées». Sur son compte X, la préfecture de police de Paris a également rapporté avoir retiré des barricades sur les Champs-Élysées. «Manifester est un droit. Entraver la circulation sur la voie publique ne l’est pas», écrit la préfecture. «Nous appelons chacun à exprimer ses revendications dans le calme et dans le respect de l’ordre public.» Tôt dans la matinée, des publications sur les réseaux sociaux relayaient des images de l’avenue bloquée, et prétendaient qu’il s’agissait de l’Élysée qui se barricadait en prévision des manifestations prévues ce samedi. Bagayoko, qui dit espérer une «convergence des luttes», assure aux lycéens que LFI sera «à (leurs) côtés» Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, invité de franceinfo ce matin, a déclaré à l’intention des lycéens : «Vous avez le droit de manifester, allez-y (...), nous serons à vos côtés car votre combat est juste et légitime». «L’objectif, c’est à la fois la convergence des luttes, des indignés et des générations», a poursuivi Bally Bagayoko, qui espère que cette mobilisation du 17 octobre sera «le point de départ d’une dynamique plus importante». «La violence peut être légitime mais elle doit être évitée» : Bally Bagayoko revient sur la polémique suscitée par sa déclaration. «La violence n’est pas forcément physique (...), la première violence est institutionnelle», précise le maire LFI de Saint-Denis. À Nancy, des barrages filtrants installés dès les premières heures de la matinée Des premières perturbations ont commencé avant 8 heures ce samedi à Nancy. Des manifestants, parmi lesquels des «gilets jaunes» brandissant des pancartes «une solution, révolution», ont installé des barrages sur plusieurs axes routiers. Sur des photographies diffusées par l’AFP, on aperçoit des poubelles disposées sur la chaussée, à proximité d’un rond-point, ralentissant la circulation et filtrant le passage des automobilistes, ainsi que des forces de l’ordre déployées sur place. Les locaux de CNEWS pris pour cible par des manifestants ce matin, 21 interpellations Les locaux de la chaîne CNEWS ont été pris pour cible tôt ce matin par des manifestants, comme le montre une vidéo partagée par Paris Match sur les réseaux sociaux. Plusieurs rédactions, qualifiées de «canaux de la propagande ennemie», ont été explicitement ciblées dans les groupes de discussion de manifestants du 17 octobre. Aux alentours de 7 heures, une centaine «d’individus cagoulés» ont bloqué l’accès au parking devant le bâtiment situé dans l’ouest de la capitale et qui abrite également la rédaction d’Europe 1, a précisé cette source. Les manifestants ont jeté des projectiles et brisé des vitres. Des images sur les réseaux sociaux montraient également des barrières renversées. Après intervention des forces de l’ordre, 21 personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture de police. À Rennes, un barrage filtrant installé dès 8 heures, premiers heurts à Lorient Dès 8h, une vingtaine de personnes ont installé un barrage filtrant, avec des poubelles et des grosses palettes, aux abords du centre commercial Leclerc du quartier de Cleunay, à Rennes. Julie, étudiante, dit être «là pour sauver les services publics» et en «soutien aux lycéens contre les violences policières». «Il faut plus de thunes pour les écoles et les hôpitaux et moins pour l’armée», a-t-elle ajouté à l’AFP. Des barricades enflammées ont aussi été installées par des manifestants sur la rocade, au niveau de la porte de Villejean, entraînant une interruption de la circulation, a rapporté la préfète de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine sur X. À l’arrivée des forces de l’ordre, les individus ont quitté les lieux. Les forces de l’ordre sécurisent le secteur. Une intervention est également en cours sur la route de Lorient, où des pavés ont été jetés par des manifestants contre les forces de sécurité intérieure, a précisé la préfète. Un appel au «calme» d’Emmanuel Macron À la veille des manifestations prévues ce samedi 17 octobre en France, Emmanuel Macron a appelé vendredi, depuis Bruxelles, au «calme» et au «respect». Le président de la République a rappelé que le droit de manifester, «pleinement respecté», devait s’exercer dans le respect des personnes et des biens, sans «insulter» ni «casser», afin de «préserver ce droit». Des commerces barricadés en prévision de possibles débordements Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des vitrines de magasins protégées par de grandes planches en bois. Pour beaucoup de commerçants, la mobilisation du 17 octobre ravive de douloureux souvenirs des précédentes manifestations des «gilets jaunes», marquées par des dégradations de boutiques. À Paris, notamment sur les Champs-Élysées, certains commerçants ont donc préféré sécuriser leurs vitrines par précaution, même si le cortège ne doit pas emprunter cette avenue. À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes À Lyon, un «groupe hostile d’une centaine de personnes» sur les quais de Rhône À Lyon, plusieurs commerces du centre-ville ont barricadé leur vitrine avec des panneaux de bois pour éviter les dégradations après la manifestation de mardi marquée par de nombreux incidents. Elle n’avait d’ailleurs pu aller à son terme. Le cortège de 11.000 à 15.000 personnes ayant été dispersé après des dégradations sur une station-service. La première mobilisation, le 6 octobre, qui avait réuni près du double de participants s’était pourtant tenue dans le calme. Plusieurs points de rassemblements sont prévus dans le département du Rhône ce samedi 17 octobre. Des opérations péage gratuits et des blocages de route sont annoncés. Des rendez-vous sont aussi donnés à la raffinerie de Feyzin ou à l’entrepôt pétrolier du port Édouard Herriot sans que l’on sache s’ils seront tenus. La préfecture a prévenu que «aucun blocage sur des axes structurant et des équipements majeurs, important, essentiels ne sera toléré». À lire aussi Manifestation du 17 octobre : face à la contestation, les syndicats en ordre dispersé Si aucun parcours de manifestation n’a été déposé, plusieurs appels à rassemblement circulent. Le plus relayé donne rendez-vous à 14 heures sur la place Bellecour. Les services de l’État annoncent «un dispositif de sécurité adapté et robuste» pour intervenir «systématiquement» en cas de violences ou de dégradations. Comme ces derniers jours des arrêtés interdisant le transport de carburant et d’engins pyrotechniques ont été pris par la préfecture. À 9 heures, la préfecture annonce la présence d’un «groupe hostile d’une centaine de personnes» sur les quais de Rhône. Les forces de l’ordre sont présentes sur place. Elles ont déjà dispersé un groupe de 40 individus qui tentait d’entraver la circulation au niveau du pont de la Guillotière. Idem au nord de la ville où un groupe d’une quinzaine d’individus a été dispersé au niveau du rond-point de la Feyssine. Enfin, le rendez vous à la raffinerie de Feyzin a été rejoint par une dizaine de personnes, également dispersées par les forces de l’ordre. Une cellule interministérielle de crise à Matignon Face aux mobilisations attendues ce samedi, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC), au niveau des directeurs de cabinet du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des autres membres du gouvernement concerné Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de désamorcer la contestation. Jeudi soir, une nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes n’a pas permis de dissiper leur insatisfaction. Le premier ministre a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour le plan de relance agricole de 2027, alors que le spectre d’une reprise de la mobilisation des agriculteurs se profile. L’exécutif a également prolongé les aides destinées aux secteurs les plus exposés à la hausse des prix des carburants. Autant de fronts sociaux que le gouvernement cherche à contenir, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires. Plusieurs stations de métro et RER fermées à Paris La RATP a annoncé la fermeture de 25 stations de métro et RER dès ce samedi 8 heures, «à la demande de la préfecture de Police». Dans le détail, les arrêts ne seront pas desservis ce samedi 17 octobre dès 8h du matin à: - Charles de Gaulle-Étoile (lignes 1, 2 et 6, RER A) - Champs-Élysées - Clemenceau (lignes 1 et 13) - Concorde (lignes 1, 8 et 12) - Opéra (lignes 3, 7 et 8) - Tuileries (ligne 1) - Pyramides (lignes 7 et 14) - Madeleine (lignes 8, 12 et 14) - Assemblée nationale (ligne 12) - Miromesnil (lignes 9 et 13) À partir de 12 heures, «les trains circuleront sans marquer l’arrêt et les correspondances ne seront donc pas assurées» aux stations: - Anvers (ligne 2) - Blanche (ligne 2) - Pigalle (ligne 2 et 12) - Bastille (lignes 1, 5 et 8) - Bourse (ligne 3) À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes La réouverture de ces stations s’effectuera «sur autorisation de la Préfecture de Police», précise la RATP. À Paris, un rendez-vous fixé à 14 heures place de la République Le parcours du cortège parisien a donné lieu à d’âpres discussions avec la préfecture de police. Les organisations étudiantes et lycéennes, qui réclament depuis plus d’une semaine à être reçues par le premier ministre Sébastien Lecornu, souhaitaient défiler jusqu’aux «lieux de pouvoir» du centre de la capitale. Ils n’en ont pas obtenu l’autorisation. Le rassemblement parisien est finalement prévu à 14 heures place de la République, d’où le cortège doit rejoindre la place de Clichy par le boulevard Magenta. Que sont devenues les figures des «gilets jaunes» Huit ans après la révolte des ronds-points, plusieurs figures historiques des «gilets jaunes» prévoient de reprendre le chemin des manifestations ce samedi 17 octobre. De Priscillia Ludosky à Éric Drouet, en passant par Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, que sont-ils devenus? Galerie de portraits des visages des manifestations des «gilets jaunes». Une mobilisation largement préparée sur les réseaux sociaux L’appel à manifester ce 17 octobre a circulé massivement sur les réseaux sociaux. Quelque 1500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur un site internet dédié. Ces indicateurs témoignent de l’activité en ligne autour du mouvement, mais ne permettent pas de préjuger du nombre de participants qui seront effectivement présents dans la rue. L’entourage du ministre de l’Intérieur a évoqué environ 500 actions «envisagées» et plus de 90 projets de manifestations. Bienvenue dans ce direct consacré à la journée de mobilisation du 17 octobre Des groupes de «gilets jaunes», des collectifs lycéens et étudiants, ainsi que des organisation syndicales ont appelés à manifester ce samedi contre la vie chère, en ce premier jour des vacances de la Toussaint. L’appel est né sur les réseaux sociaux début septembre, autour de la hausse des prix des carburants. Suivez avec nous cette journée de mobilisation, grâce à nos journalistes mobilisés sur le terrain, dans plusieurs villes de France. À retenir • Plus de 460 000 publications consacrées au mouvement ont été recensées depuis la fin septembre et une carte collaborative affichait plus de 1000 points de mobilisation annoncés. • À 17h, la CGT dénombrait «plus de 500.000» manifestants en France • À 19h, le bilan a été réactualisé et évalué à 800.000 personnes, selon plusieurs organisations associées à cette mobilisation nationale. • À Marseille, Limoges, Grenoble, Paris, Bordeaux… les rassemblements ont très vite dégénéré. 400 interpellations ont déjà eu lieu. Des pillages et des incendies sont en cours. • À 23h30, Sébastien Lecornu a actualisé le bilan : 1200 interpellations ont eu lieu et 150 policiers et gendarmes ont été blessés anonyme 84253 le Une réponse judiciaire ….. comme d’habitude , pas grand chose. Toujours des mots pour s’offusquer et zéro action pour enfin imposer l’ordre. LAMENTABLE. S.Lecorpsnu le En France, il y a tres peu de dermatologues, un conseil, que les manifestants restent éloignés des pompiers pour ne pas choper des chaudes lances. anonyme le Marine au secours !!!

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