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EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : le cortège s’élance à Paris, des affrontements violents dans la capitale, ainsi qu’à Marseille et à Lyon

EN DIRECT - Manifestations du 17 octobre : le cortège s’élance à Paris, des affrontements violents dans la capitale, ainsi qu’à Marseille et à Lyon Des «gilets jaunes», des lycéens et des étudiants, rejoints par des organisations syndicales, appellent à manifester ce samedi 17 octobre contre la vie chère, la hausse des prix des carburants et les difficultés des services publics. À Paris comme en régions, suivez les rassemblements, les éventuels blocages et les premiers bilans de cette journée, grâce à nos journalistes mobilisés dans plusieurs villes de France. Le direct Faits Essentiels - À Paris, le cortège s’est élancé depuis la place de la République, 133 interpellations depuis ce matin - Un kiosque de l’office du tourisme dégradé et un incendie déclaré, place Bellecour à Lyon - À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents - Le maire de Marseille annonce avoir obtenu des renforts de police après un échange avec Emmanuel Macron - À Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie - Place de la République, vives tensions et gaz lacrymogènes avant le départ de la manifestation - «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges est très forte», selon l’entourage de Nunez - 100 interpellations à 12h à Paris - Le point sur les mobilisations à la mi-journée - Deux cortèges sauvages dispersés à Paris, 61 interpellations - À Paris, un rendez-vous fixé à 14 heures place de la République - Bienvenue dans ce direct consacré à la journée de mobilisation du 17 octobre «Seuls les professionnels du chaos» sont dans la rue, pas «la France du travail», assure Jordan Bardella Plus d’informations à venir… À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents Les forces de l’ordre ont eu recours à un canon à eau samedi à Paris pour repousser des manifestants aux abords de la place de la République, d’où doit partir un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. Un peu plus tard, dans le même secteur, une voiture a été incendiée, sous les applaudissements d’une partie de la foule, d’après la même source. Un véhicule incendié sur la place de la République Un véhicule a été incendié sur la place de la République. Des volutes de fumée grises s’échappent, sous les acclamations des manifestants. La place est bondée, des centaines de personnes affluant encore depuis les rues adjacentes, comprimant la foule déjà présente. On entend des mortiers venir de toutes les directions. «Mi-chaire à canon, mi-chaire à patron, vive la jeunesse et la révolution», scandent des militants de Lutte Ouvrière. Depuis le Five Guys qui donne sur la place, les salariés s’inquiètent des potentiels débordements. «Si je fais rentrer les gens maintenant, on va se faire noyer», s’égosille le manager aux gens qui cherchent à rentrer. Deux manifestants perchés sur la statue de la République déroulent une bannière fustigeant les «mutilations» infligées aux lycéens par les forces de l’ordre. La foule redouble d’encouragements. Par nos journalistes Jeanne Durieux et Jean-Baptiste Semerdjian À Paris, le cortège s’est élancé depuis la place de la République, 133 interpellations depuis ce matin Les manifestants ont démarré le parcours parisien à 14h15. Ils sont partis de la place de la République pour rejoindre la Place de Clichy. Les autorités constatent la présence de «plusieurs centaines d’individus violents, essentiellement de l’ultragauche, qui s’attaquent directement aux forces de l’ordre depuis 13h00» avec des jets de projectiles. De nombreuses dégradations de façades d’immeubles sont également à déplorer. Les policiers et gendarmes font usage de lacrymogène et procèdent à «des bonds offensifs pour les tenir à distance». À 14h00, 133 interpellations ont été recensées, principalement pour des «groupements en vue de commettre des violences ou dégradations et violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique». 1046 contrôles préventifs ont été réalisés depuis ce matin. Un kiosque de l’office du tourisme dégradé et un incendie déclaré, place Bellecour à Lyon À Lyon, la situation est déjà très tendue autour du rassemblement de 14 heures place Bellecour, noyée sous la fumée des gaz lacrymogènes. Des dégradations ont été commises sur le kiosque de l’office du tourisme et un incendie s’est déclenché à proximité. De très nombreux jeunes dissimulent leur visage au moins derrière des masques autrefois utilisés pendant la crise du Covid. De nombreux tirs de mortiers et jets de projectiles ont visé les forces de l’ordre. Un autre rassemblement déborde autour de la place de la République voisine. Les forces de l’ordre répondent avec du gaz lacrymogène. Le centre commercial de l’hôtel-Dieu est bouclé tandis qu’une foule importante arrive aussi du pont de la Guillotière. Quatre camions en renforts de CRS sont disposés devant l’hôtel-Dieu. Par notre journaliste Antoine Sillières Situation confuse à Bordeaux où les forces de l’ordre font usage de grenades lacrymogènes La situation est confuse place de la Bourse, à Bordeaux. À peine arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre ont fait face à un groupe de jeunes masqués, déterminés à en découdre. Des grenades lacrymogènes ont été lancées, provoquant un mouvement de foule. Des artifices éclatent également sur place. Une partie des manifestants s’est repliée dans les rues commerçantes Ferrère-Philippart et Saint-Rémi. Les forces de l’ordre tentent de contenir la foule sur la place de la Bourse. Par notre journaliste Pierre Simon Tondelier appelle à« revoir» le maintien de l’ordre en France qui met en danger «manifestants et policiers» La patronne des Écologistes et candidate à la présidentielle Marine Tondelier a appelé samedi le gouvernement à «revoir» sa doctrine du maintien de l’ordre, qui met en danger «manifestants et policiers», alors que les tensions se poursuivent en marge de plusieurs cortèges en France. «J’en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays. Il faut la revoir et vite, parce que ça finit par être une atteinte aux libertés publiques. Et en plus, ça met tout le monde en danger, les manifestants et les policiers», a déclaré Marine Tondelier depuis le rassemblement de la place de la République à Paris où ont éclaté des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants avant même le début de la manifestation. À Paris, les forces de l’ordre font usage d’un canon à eau pour repousser des manifestants violents Les forces de l’ordre ont eu recours à un canon à eau samedi à Paris pour repousser des manifestants aux abords de la place de la République, d’où doit partir un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. Un peu plus tard, dans le même secteur, une voiture a été incendiée, sous les applaudissements d’une partie de la foule, d’après la même source. Une nouvelle cellule interministérielle de crise prévue à Matignon à 18 heures Une nouvelle cellule interministérielle de crise est prévue à Matignon à 18 heures, a appris Le Figaro. Seront réunis les directeurs de cabinet du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et du ministère de la Justice. EN IMAGE - La place de la République noire de monde Le maire de Marseille annonce avoir obtenu des renforts de police après un échange avec Emmanuel Macron Le maire de Marseille Benoît Payan a annoncé samedi sur BFMTV avoir reçu du président Emmanuel Macron l’assurance d’envoi de renforts de police dans la deuxième ville de France, où des manifestants ont brièvement pénétré de force dans la maire. Le chef de l’État «suit la situation minute par minute et il était comme le premier ministre et comme le ministre de l’Intérieur, déterminé à envoyer les renforts nécessaires et de manière immédiate, ce qui est en train de se passer» avec l’envoi de deux compagnies de CRS supplémentaires ainsi que deux unités Centaure, a déclaré Benoît Payan (DVG). L’édile a souligné «qu’une compagnie de CRS était déployée ce matin à Marseille, alors que c’est cinq fois Lyon en surface». «Je salue le geste des autorités d’avoir mis, enfin, les moyens à la disposition de la sécurité des Marseillais», a-t-il ajouté. Benoît Payan qualifie d’«inacceptable» l’intrusion de casseurs dans la mairie de Marseille Benoît Payan a qualifié d’«inacceptable» l’intrusion de casseurs dans la mairie de Marseille, sur BFMTV. «Les dégâts sont objectivement assez limités», a toutefois précisé le maire de Marseille, manifestant sa colère contre l’acte de vandalisme contre un buste de Marianne. «Des gens qui profitent de revendications pour s’introduire, dégrader et mettre à bas tout ce qui fait le ciment national», a-t-il condamné. «Cette Marianne, normalement est censée représenter toutes les Françaises et tous les Français», a-t-il déploré. Robin, un LFI déçu, s’inquiète que la manifestation soit récupérée par «les gauchistes» et les casseurs Les slogans «Siamo tutti antifascisti», «tout le monde déteste la police», «Macron démission» résonnent dans l’air, place de la République. On croise des drapeaux d’organisations d’ultragauche et des étendards de La France Insoumise. Robin, gilet jaune, est venu de Picardie. Il fustige pêle-mêle le prix de l’essence, la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du prix de la nourriture. «C’est normal que les gens en aient ras le bol. Ça fait deux ans que je milite, et j’aimerais qu’on soit enfin entendus», proclame-t-il. Il dit cependant s’inquiéter que la manifestation soit récupérée par «les gauchistes». « Là on voit que des gens qui veulent mettre le bordel, qui veulent en profiter pour taper des trucs. On entend que des slogans de gauchistes, qui ne représentent pas du tout tous les Français. Il ne faut pas qu’il y ait que ça !», appelle-t-il, surtout «quand on sait que le 17 octobre, c’était d’abord l’idée des gilets jaunes.» Robin est un LFI déçu, il fustige la complaisance du parti «avec l’islamisme». «Les jeunes disent tous qu’il faut faire la révolution, mais ils ne veulent pas prendre en compte les 13 millions de Français qui détestent Le Pen. Elle est bien belle, la révolution, sans un tiers du pays», s’insurge-t-il encore. Par notre journaliste Jeanne Durieux Le Moulin Rouge barricadé avant le passage d’un cortège Place Blanche, le Moulin Rouge (18e arrondissement) et sa boutique attenante se barricadent derrière des panneaux de contreplaqué, en prévision du passage d’un cortège qui doit prendre la direction de la place de Clichy dans l’après-midi. Une précaution qui fait bien des déçus parmi les touristes, habitués à mitrailler de leurs appareils photo ce monument emblématique de la capitale, devenu un passage obligé de leur séjour parisien. Par notre journaliste Silvère Boucher-Lambert À Bordeaux, un blocage en cours au niveau du pont Chaban-Delmas À 13h15, plusieurs centaines de personnes sont déjà présentes place de la Bourse à Bordeaux, où une manifestation doit débuter à 14 heures. Des lycéens et des étudiants sont également présents. Une partie des manifestants, minoritaire, a enfilé un gilet jaune. En parallèle, un blocage est en cours depuis midi au niveau du pont Chaban-Delmas. Des barricades ont été dressées en l’entrée du pont pour empêcher la circulation des voitures, indique Ici Bordeaux. La gare du Nord, point de rendez-vous de plusieurs groupes de manifestants À la Gare du Nord, quelques groupes de manifestants se retrouvent, avec leurs pancartes pour certains. «On ne connaît pas très bien Paris donc on se retrouve ici et ensuite, on va retrouver des amis à République. C’est la première fois que l’on manifeste. On vient pour ras-le-bol général. Je prends la voiture tous les matins, c’est beaucoup trop cher. Les lycéens nous ont montré la voie donc on vient aussi les soutenir. Et puis les gilets jaunes, 2018, ça nous a marqués. Maintenant, c’est encore pire », confient deux habitantes du 91 sur la route de la place de la République. Par notre journaliste Jean-Baptiste Semerdjian À Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la maire de Marseille, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant «c’est la Révolution, on prend la Bastille», a constaté un journaliste de l’AFP. Ces manifestants ont été dispersés par des forces de l’ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l’accès, a également constaté l’AFP. Place de la République, vives tensions et gaz lacrymogènes avant le départ de la manifestation De vives tensions entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté samedi à la mi-journée à Paris place de la République, d’où doit partir vers 14 heures un cortège protéiforme contre la «vie chère», ont constaté des journalistes de l’AFP. Les forces de l’ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice, selon une reporter de l’AFP. «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges est très forte», selon l’entourage de Nunez Le mouvement du 17 octobre a entraîné à la mi-journée 140 actions impliquant 32.800 personnes dénombrées en province, indique au Figaro l’entourage du ministre de l’Intérieur. Selon son analyse, cette mobilisation se traduit par une très forte présence de la mouvance ultragauche «qui ne cherche qu’à créer le désordre». Et d’ajouter : «La probabilité que l’ultra gauche fasse dégénérer les cortèges de l’après-midi est très forte.» Ces actions se caractérisent par des opérations violentes et ciblées de la part d’individus cagoulés et constitués en black blocs, notamment à Paris, Marseille, Rennes, Toulouse, Angers. L’entourage de Laurent Nunez dépeint des tentatives de pillage, prises à partie de forces de l’ordre, incendies de mobilier urbains, ciblages des lieux de pouvoir et des médias. À Marseille, sur la Canebière, des magasins ont été vandalisés et le poste de police municipal a été dégradé. En réaction, des consignes de fermeté ont été envoyées aux forces de sécurité intérieure qui ont procédé à 166 interpellations sur tout le territoire national. «Il faut que ça éclate, on en a tellement marre !», soupirent deux quinquagénaires à République Alice et Didier ont 53 et 54 ans. Ils sont tous les deux originaires de Paris et sont venus montrer leur soutien aux manifestations en cours. «Ma fille est lycéenne, elle manifeste depuis le premier jour et je la soutiens entièrement», proclame Alice, qui se dit désespérée de l’état du pays : «Parcoursup, l’écologie complètement invisibilisée, la thune qui manque, les lycéens qui n’ont plus d’avenir… y en a marre, en fait. On vient de gare du Nord, les face-à-face entre les flics et les manifestants sont tellement tendus… c’est normal que ça craque !». Au loin, des détonations se font entendre. Le gaz lacrymogène enfume l’air, Alice et Didier ont les yeux qui larmoient. «Les jeunes qui balancent des trucs sur les flics, bon, on ne se met pas à côté d’eux, et je ne suis pas à République pour cette manif-là, mais bon je les comprends. Il faut que ça éclate, on en a tellement marre !» Alice et Didier voteront LFI à la prochaine présidentielle : la première est convaincue par le parti depuis longtemps, Didier, lui, mettra son premier bulletin pour Jean-Luc Mélenchon dans l’urne. « C’est pas normal que ce soit les seuls présents sur place. C’est un mouvement politique, les politiques doivent répondre !» 100 interpellations à 12h à Paris «L’agilité du dispositif mis en place a permis d’être réactifs, de disperser et d’interpeller», se félicite la préfecture de police à la mi-journée. 589 contrôles préventifs ont été effectués, notamment aux abords des gares parisiennes, et ont donné lieu à 100 interpellations, essentiellement pour port de protections ou d’armes prohibées. Quelques cortèges sauvages se sont élancés dans les rues de Paris. Ils ont été repérés rapidement et dispersés par les forces de l’ordre. Le point sur les mobilisations à la mi-journée La journée de mobilisation du 17 octobre a débuté dès les premières heures de la matinée par des blocages et des incidents dans plusieurs villes de France. À Paris, deux cortèges sauvages, rassemblant chacun une centaine de personnes, ont été dispersés par les forces de l’ordre. De premières confrontations sont intervenues autour de la gare de l’Est et de la gare du Nord, mais aussi autour de la rue de Rennes, rive gauche. Plus tôt dans la journée, centaine de manifestants, cagoulés, avaient pris pour cible la rédaction de CNEWS. À midi heures, la préfecture de police faisait état de 100 interpellations et 589 contrôles préventifs. Le cortège principal doit partir à 14 heures de la place de la République en direction de la place de Clichy, par le boulevard de Magenta. À Marseille, un poste de police a été attaqué sur la Canebière et plusieurs centaines de manifestants ont bloqué la circulation, tout en incendiant des poubelles et allumant des fumigènes. En Bretagne, des barrages filtrants ont été installés dès 8 heures à Rennes, tandis que des barricades enflammées ont perturbé la circulation sur la rocade. À Lyon, les forces de l’ordre ont dispersé plusieurs groupes de manifestants qui tentaient d’entraver la circulation. Des blocages ont également été signalés à Nancy. Poste de police attaqué, poubelles incendiées, et fumigènes : la mobilisation est lancée à Marseille En haut de la Canebière à Marseille, quelques centaines de manifestants bloquent la circulation et allument des feux de poubelles, certains brandissent des fumigènes et des drapeaux français, quelques-uns portent des gilets jaunes. «Ça part des lycéens, mais ça concerne l’hôpital public, ça concerne l’éducation nationale, ça concerne la gestion de la crise climatique. Donc en fait, il n’y a plus rien qui va. À un moment, il faut se mettre dans la rue, il faut se faire entendre», lance Robin, un manifestant. Sur la Canebière, un poste de police a été attaqué. Des vitres ont été cassées et des fumigènes lancés à l’intérieur, comme le montre une vidéo sur les réseaux sociaux. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agissements, qui sont évidemment inacceptables, ne correspondent à aucune revendication et constituent une atteinte aux biens publics ainsi qu’au service rendu à la population» indique la préfecture de police au Figaro. Un plus grand rassemblement est prévu dans la ville en début d’après-midi. Deux cortèges sauvages dispersés à Paris, 61 interpellations En ce milieu de matinée, deux cortèges sauvages parisiens ont été dispersés par les effectifs de la préfecture de police. Un premier rassemblement syndical composé d’une centaine de personnes s’est formé aux alentours de la Gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis. Dans le quartier de la Gare de l’Est, plus d’une centaine de personnes partiellement masquées et criant « Acab » se faufilent dans les rues. Au fil des croisements de rues, les policiers de la Brav-M bloquent certains passages afin d’orienter le cortège sauvage. Un second cortège, composé d’une centaine de lycéens a débuté rue de Rennes. À 11h00 ce samedi matin, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs ont été réalisés. «Si on ne se mobilise pas, le gouvernement ne bougera pas», dit Roussel Présent à un rassemblement de quelques centaines de personnes à Valenciennes, dans le Nord, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a assuré : «Les Français ont peur, ils sont inquiets, ils ont raison (...). C’est pour ça que nous devons être très nombreux, paysans, salariés, lycéens, lycéennes, il faut que tous ensemble on arrive à être unis pour peser sur les choix du gouvernement». «Alors qu’il y a des mesures fortes à prendre pour défendre le pouvoir d’achat des Français (...), le gouvernement fait tout l’inverse» avec son projet de budget 2027 prévoyant 54 milliards d’euros d’économies, a ajouté le chef du PCF. Quelques minutes plus tôt, sa prise de parole et celles de représentants des Jeunes communistes et d’un syndicaliste CGT devant les manifestants ont été perturbées par quelques gilets jaunes qui ont crié «Jordan Bardella» et «Front national». «Pour moi, ce qui est important, c’est que l’ensemble des Français, quelles que soient leurs opinions (politiques, NDLR), se mobilisent», a insisté Fabien Roussel. «Il y a forcément parmi les gens qui manifestent aujourd’hui, qui sont en colère, des gens qui ont envie de voter pour l’extrême droite». Regarder la vidéo La gauche est «renforcée» par la multiplicité des candidatures, estime Fabien Roussel Une manifestation attendue à 14h à Bordeaux Le début de matinée est plutôt calme à Bordeaux. Malgré des actions annoncées sur plusieurs ponts de Bordeaux, la situation reste globalement calme ce matin. Une barricade a été montée par une trentaine de jeunes sur le cours Balguerie-Stuttenberg. À Langon, une dizaine de manifestants se sont également regroupés sur le rond-point d’Aquitaine, selon Sud Ouest. La manifestation doit se tenir à 14h sur la place de la Bourse. Le musée national des Douanes, situé sur la place, n’a pas encore décidé s’il fermerait ses portes, une décision qui dépendra de l’ampleur de la mobilisation. Simon Pierre, Le Figaro Bordeaux L’influenceur Rayan psn placé en garde à vue Rayan psn, un influenceur contre lequel le préfet de police de Paris a saisi la justice en raison de ses appels à «participer à des émeutes» samedi, a été interpellé et placé en garde à vue. L’influenceur, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé vers 1 heure dans la nuit de vendredi à samedi à Créteil lors d’un contrôle policier d’un groupe de personnes sortant d’un minibus. Lundi, le préfet de police, Patrice Faure, avait saisi la procureure de la République de Paris après que sur le réseau social Twitch Rayan psn a appelé à se mobiliser sous le signe «le 17, c’est war zone!». «Je veux des chefs de meute, des gens qui n’ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue», disait-il lors de cette séquence. En rendant public jeudi ce signalement, la préfecture de police de Paris avait souligné que l’influenceur avait déjà fait l’objet de «plusieurs procédures et condamnations judiciaires (…) pour outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique». Déjà 40 interpellations à Paris, annonce la préfecture de police «Dans le cadre du dispositif de sécurité déployé sur l’agglomération parisienne, à 9h30, 40 interpellations ont déjà été réalisées, principalement pour port d’armes ou de protections prohibées», a indiqué la préfecture de police de la capitale sur X, en relayant des images des saisies. «Aussitôt installées, aussitôt retirées». Sur son compte X, la préfecture de police de Paris a également rapporté avoir retiré des barricades sur les Champs-Élysées. «Manifester est un droit. Entraver la circulation sur la voie publique ne l’est pas», écrit la préfecture. «Nous appelons chacun à exprimer ses revendications dans le calme et dans le respect de l’ordre public.» Tôt dans la matinée, des publications sur les réseaux sociaux relayaient des images de l’avenue bloquée, et prétendaient qu’il s’agissait de l’Élysée qui se barricadait en prévision des manifestations prévues ce samedi. Bagayoko, qui dit espérer une «convergence des luttes», assure aux lycéens que LFI sera «à (leurs) côtés» Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, invité de franceinfo ce matin, a déclaré à l’intention des lycéens : «Vous avez le droit de manifester, allez-y (...), nous serons à vos côtés car votre combat est juste et légitime». «L’objectif, c’est à la fois la convergence des luttes, des indignés et des générations», a poursuivi Bally Bagayoko, qui espère que cette mobilisation du 17 octobre sera «le point de départ d’une dynamique plus importante». «La violence peut être légitime mais elle doit être évitée» : Bally Bagayoko revient sur la polémique suscitée par sa déclaration. «La violence n’est pas forcément physique (...), la première violence est institutionnelle», précise le maire LFI de Saint-Denis. À Nancy, des barrages filtrants installés dès les premières heures de la matinée Des premières perturbations ont commencé avant 8 heures ce samedi à Nancy. Des manifestants, parmi lesquels des «gilets jaunes» brandissant des pancartes «une solution, révolution», ont installé des barrages sur plusieurs axes routiers. Sur des photographies diffusées par l’AFP, on aperçoit des poubelles disposées sur la chaussée, à proximité d’un rond-point, ralentissant la circulation et filtrant le passage des automobilistes, ainsi que des forces de l’ordre déployées sur place. Les locaux de CNEWS pris pour cible par des manifestants ce matin, 21 interpellations Les locaux de la chaîne CNEWS ont été pris pour cible tôt ce matin par des manifestants, comme le montre une vidéo partagée par Paris Match sur les réseaux sociaux. Plusieurs rédactions, qualifiées de «canaux de la propagande ennemie», ont été explicitement ciblées dans les groupes de discussion de manifestants du 17 octobre. Aux alentours de 7 heures, une centaine «d’individus cagoulés» ont bloqué l’accès au parking devant le bâtiment situé dans l’ouest de la capitale et qui abrite également la rédaction d’Europe 1, a précisé cette source. Les manifestants ont jeté des projectiles et brisé des vitres. Des images sur les réseaux sociaux montraient également des barrières renversées. Après intervention des forces de l’ordre, 21 personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture de police. À Rennes, un barrage filtrant installé dès 8 heures, premiers heurts à Lorient Dès 8h, une vingtaine de personnes ont installé un barrage filtrant, avec des poubelles et des grosses palettes, aux abords du centre commercial Leclerc du quartier de Cleunay, à Rennes. Julie, étudiante, dit être «là pour sauver les services publics» et en «soutien aux lycéens contre les violences policières». «Il faut plus de thunes pour les écoles et les hôpitaux et moins pour l’armée», a-t-elle ajouté à l’AFP. Des barricades enflammées ont aussi été installées par des manifestants sur la rocade, au niveau de la porte de Villejean, entraînant une interruption de la circulation, a rapporté la préfète de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine sur X. À l’arrivée des forces de l’ordre, les individus ont quitté les lieux. Les forces de l’ordre sécurisent le secteur. Une intervention est également en cours sur la route de Lorient, où des pavés ont été jetés par des manifestants contre les forces de sécurité intérieure, a précisé la préfète. Un appel au «calme» d’Emmanuel Macron À la veille des manifestations prévues ce samedi 17 octobre en France, Emmanuel Macron a appelé vendredi, depuis Bruxelles, au «calme» et au «respect». Le président de la République a rappelé que le droit de manifester, «pleinement respecté», devait s’exercer dans le respect des personnes et des biens, sans «insulter» ni «casser», afin de «préserver ce droit». Des commerces barricadés en prévision de possibles débordements Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des vitrines de magasins protégées par de grandes planches en bois. Pour beaucoup de commerçants, la mobilisation du 17 octobre ravive de douloureux souvenirs des précédentes manifestations des «gilets jaunes», marquées par des dégradations de boutiques. À Paris, notamment sur les Champs-Élysées, certains commerçants ont donc préféré sécuriser leurs vitrines par précaution, même si le cortège ne doit pas emprunter cette avenue. À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes À Lyon, un «groupe hostile d’une centaine de personnes» sur les quais de Rhône À Lyon, plusieurs commerces du centre-ville ont barricadé leur vitrine avec des panneaux de bois pour éviter les dégradations après la manifestation de mardi marquée par de nombreux incidents. Elle n’avait d’ailleurs pu aller à son terme. Le cortège de 11.000 à 15.000 personnes ayant été dispersé après des dégradations sur une station-service. La première mobilisation, le 6 octobre, qui avait réuni près du double de participants s’était pourtant tenue dans le calme. Plusieurs points de rassemblements sont prévus dans le département du Rhône ce samedi 17 octobre. Des opérations péage gratuits et des blocages de route sont annoncés. Des rendez-vous sont aussi donnés à la raffinerie de Feyzin ou à l’entrepôt pétrolier du port Édouard Herriot sans que l’on sache s’ils seront tenus. La préfecture a prévenu que «aucun blocage sur des axes structurant et des équipements majeurs, important, essentiels ne sera toléré». À lire aussi Manifestation du 17 octobre : face à la contestation, les syndicats en ordre dispersé Si aucun parcours de manifestation n’a été déposé, plusieurs appels à rassemblement circulent. Le plus relayé donne rendez-vous à 14 heures sur la place Bellecour. Les services de l’État annoncent «un dispositif de sécurité adapté et robuste» pour intervenir «systématiquement» en cas de violences ou de dégradations. Comme ces derniers jours des arrêtés interdisant le transport de carburant et d’engins pyrotechniques ont été pris par la préfecture. À 9 heures, la préfecture annonce la présence d’un «groupe hostile d’une centaine de personnes» sur les quais de Rhône. Les forces de l’ordre sont présentes sur place. Elles ont déjà dispersé un groupe de 40 individus qui tentait d’entraver la circulation au niveau du pont de la Guillotière. Idem au nord de la ville où un groupe d’une quinzaine d’individus a été dispersé au niveau du rond-point de la Feyssine. Enfin, le rendez vous à la raffinerie de Feyzin a été rejoint par une dizaine de personnes, également dispersées par les forces de l’ordre. Une cellule interministérielle de crise à Matignon Face aux mobilisations attendues ce samedi, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC), au niveau des directeurs de cabinet du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des autres membres du gouvernement concerné Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de désamorcer la contestation. Jeudi soir, une nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes n’a pas permis de dissiper leur insatisfaction. Le premier ministre a annoncé une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d’euros pour le plan de relance agricole de 2027, alors que le spectre d’une reprise de la mobilisation des agriculteurs se profile. L’exécutif a également prolongé les aides destinées aux secteurs les plus exposés à la hausse des prix des carburants. Autant de fronts sociaux que le gouvernement cherche à contenir, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires. Plusieurs stations de métro et RER fermées à Paris La RATP a annoncé la fermeture de 25 stations de métro et RER dès ce samedi 8 heures, «à la demande de la préfecture de Police». Dans le détail, les arrêts ne seront pas desservis ce samedi 17 octobre dès 8h du matin à: - Charles de Gaulle-Étoile (lignes 1, 2 et 6, RER A) - Champs-Élysées - Clemenceau (lignes 1 et 13) - Concorde (lignes 1, 8 et 12) - Opéra (lignes 3, 7 et 8) - Tuileries (ligne 1) - Pyramides (lignes 7 et 14) - Madeleine (lignes 8, 12 et 14) - Assemblée nationale (ligne 12) - Miromesnil (lignes 9 et 13) À partir de 12 heures, «les trains circuleront sans marquer l’arrêt et les correspondances ne seront donc pas assurées» aux stations: - Anvers (ligne 2) - Blanche (ligne 2) - Pigalle (ligne 2 et 12) - Bastille (lignes 1, 5 et 8) - Bourse (ligne 3) À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes La réouverture de ces stations s’effectuera «sur autorisation de la Préfecture de Police», précise la RATP. À Paris, un rendez-vous fixé à 14 heures place de la République Le parcours du cortège parisien a donné lieu à d’âpres discussions avec la préfecture de police. Les organisations étudiantes et lycéennes, qui réclament depuis plus d’une semaine à être reçues par le premier ministre Sébastien Lecornu, souhaitaient défiler jusqu’aux «lieux de pouvoir» du centre de la capitale. Ils n’en ont pas obtenu l’autorisation. Le rassemblement parisien est finalement prévu à 14 heures place de la République, d’où le cortège doit rejoindre la place de Clichy par le boulevard Magenta. Que sont devenues les figures des «gilets jaunes» Huit ans après la révolte des ronds-points, plusieurs figures historiques des «gilets jaunes» prévoient de reprendre le chemin des manifestations ce samedi 17 octobre. De Priscillia Ludosky à Éric Drouet, en passant par Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, que sont-ils devenus? Galerie de portraits des visages des manifestations des «gilets jaunes». Une mobilisation largement préparée sur les réseaux sociaux L’appel à manifester ce 17 octobre a circulé massivement sur les réseaux sociaux. Quelque 1500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur un site internet dédié. Ces indicateurs témoignent de l’activité en ligne autour du mouvement, mais ne permettent pas de préjuger du nombre de participants qui seront effectivement présents dans la rue. L’entourage du ministre de l’Intérieur a évoqué environ 500 actions «envisagées» et plus de 90 projets de manifestations. Bienvenue dans ce direct consacré à la journée de mobilisation du 17 octobre Des groupes de «gilets jaunes», des collectifs lycéens et étudiants, ainsi que des organisation syndicales ont appelés à manifester ce samedi contre la vie chère, en ce premier jour des vacances de la Toussaint. L’appel est né sur les réseaux sociaux début septembre, autour de la hausse des prix des carburants. Suivez avec nous cette journée de mobilisation, grâce à nos journalistes mobilisés sur le terrain, dans plusieurs villes de France. À retenir • Les revendications portent notamment sur la vie chère et les prix des carburants, tandis que les jeunes mettent aussi en avant les moyens de l’école publique et Parcoursup. • Vendredi, aucun accord n’avait été trouvé sur l’itinéraire parisien du cortège associant «gilets jaunes» et syndicats. Le parcours initial République-Concorde des étudiants et lycéens a été interdit par la préfecture. • Plus de 460 000 publications consacrées au mouvement ont été recensées depuis la fin septembre et une carte collaborative affichait plus de 1 000 points de mobilisation annoncés. Frèrejaques le Le chef de ( l'état) ne doit pas être tellement surpris par ce qui arrive, forcément c'est son œuvre. 3531607 (profil non modéré) le Faillite complète de l'État, les images diffusées depuis ce matin sont effrayantes. Nous sommes en pleine guérilla. Des élections anticipées et vite. Et redonnons force à nos policiers et gendarmes J'ai mal aux pieds le Référendum ,ce sont les contribuables qui vont payer toute cette casse. Ça ne peut plus durer. Démission du gouvernement. Elections anticipées et mise en place de l armée dans les grandes villes. MARRE,MARRE,MARRE!!

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