Nouvelle
Nouvelle-Calédonie, la fracture
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Publié le :
Depuis des décennies, la Nouvelle-Calédonie est un territoire fracturé entre indépendantiste et loyalistes. Les émeutes de 2024 ont creusé un peu plus le fossé entre les communautés et ravivé des colères anciennes. Nos reporters sont allés dans le bastion indépendantiste de Saint-Louis, au Mont-Dore, dans les quartiers défavorisés de Nouméa, mais aussi dans "la brousse", ces espaces ruraux où souvent l'attachement des populations à la terre est viscéral. Comment dépasser les fractures, politique, ethnique et économique dans un territoire déchiré où chacun se sent légitime ?
À Saint-Louis, tribu kanak indépendantiste au sud de Nouméa, un mariage se prépare dans la joie. Difficile d'imaginer qu'ici, en 2024 des événements tragiques ont endeuillés les habitants. Comme souvent dans l'histoire de la nouvelle Calédonie c'est un projet de dégel du corps électoral qui a plongé l'archipel dans le chaos et qui a déstabilisé un fragile équilibre hérité des accords signés à la fin des années 80.
Nous sommes partis à la rencontre de celles et ceux qui vivent cette fracture au quotidien. À Saint-Louis, Dimitri Qenegei, militant indépendantiste, nous guide sur les lieux où sont tombés ses amis pour la cause indépendantiste.
À quelques kilomètres, au Mont-Dore, Florent Perrin raconte les mois de blocus, l'autodéfense organisée pour protéger les commerces, et sa conviction que le dégel électoral était une nécessité démocratique. Pour lui, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ne peut que s'inscrire dans un cadre français
Les conséquences économiques se font encore sentir dans l'archipel. Des centaines d'entreprises ont mis la clé sous la porte, des milliers d'emplois ont disparu. David Guyenne, lui, a vu son centre commercial familial partir en fumée. Il a choisi, malgré tout, de rester et de reconstruire.
Quel avenir ?
À Nouméa, la fracture sociale s'est encore creusée : dans le bidonville de Tindu, Elodie élève ses trois enfants sans eau ni électricité. Ici les difficultés économiques alimentent le discours indépendantiste. Élodie dit ne pas se sentir française, elle sera toujours kanak.
En pleine brousse, Ghislain Santacroce, descendant de bagnard corse, a déjà connu l'exil et la violence dans les années 1980. Pour lui "la Nouvelle-Calédonie c'est la France !" et sans la France tout s'effondrera.
Face à ces récits qui s'opposent, Bourail offre un autre chemin, une troisième voie. Le maire et les autorités coutumières kanaks construisent, patiemment, un vivre-ensemble concret. Une preuve que deux mémoires peuvent, peut-être, se retrouver dans une histoire commune.
Ce documentaire s'efforce de donner la parole à celles et ceux qui parfois ne se parlent plus mais aussi à ceux qui tentent de construire des ponts et d'imaginer un avenir qui dépasse les divisions.
How it works
Once you click Generate, Ollama reads this article and crafts 5 comprehension questions. Your answers are graded against the article content — general knowledge won't be enough. Score 70+ to count toward your certificate.
Questions are cached — you'll always get the same 5 for this article.