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Tensions à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio : le député Paul-André Colombani quitte son cabinet médical

Le député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani, a annoncé quitter son cabinet médical à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio, sur la commune de Zonza, en raison de "pressions répétées" et "d'intimidations". L'élu nationaliste met directement en cause le nouveau maire qui, lui, dénonce des "rumeurs et des fake news". Des "pressions répétées" et des "intimidations". Dans un communiqué publié ce lundi 23 mars, le député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani, a annoncé quitter son cabinet médical situé à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio. En cause, "un climat de tension" qui régnerait dans la commune de Zonza, "affectant profondément l'exercice de [son] activité professionnelle, ainsi que celle de [ses] associés", a-t-il précisé. Ce lundi matin, "une nouvelle étape a été franchie", selon l'élu du Partitu di a Nazione Corsa (PNC). "En mon absence, une visite manifestement destinée à m'intimider a été organisée au cabinet, à l'initiative du pharmacien et nouveau maire de la commune", écrit-il, annonçant par conséquent avoir pris la décision "de déplacer une partie de [son] activité médicale à Porto-Vecchio". Sans le nommer, Paul-André Colombani évoque ici Jacky Bartoli, élu dimanche 15 mars à la tête de la commune avec 55,44% des voix devant la liste du maire sortant Nicolas Cucchi (44,56%), sur laquelle figurait le parlementaire insulaire. Depuis plusieurs années, le climat de tension qui règne à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio affecte profondément l’exercice de mon activité professionnelle, ainsi que celle de mes associés. — Paul-André Colombani (@pacolombani) March 23, 2026 Il y a deux ans déjà, j’avais pris la décision de quitter le local qui m’appartient pour… "Des faits graves" Selon Paul-André Colombani, cette situation de tension n'est pas nouvelle. Depuis deux ans, l'élu nationaliste dit avoir été "confronté à des faits graves : pressions répétées, intrusions et tentative de mise à feu de [son] cabinet médical". Un climat délétère qui aurait atteint son apogée durant la campagne des élections municipales. "Beaucoup ont pu constater à quel point les tensions avaient dépassé ce que devrait être un débat apaisé. Depuis plusieurs jours, certaines personnes nouvellement élues se permettent en outre des ingérences inacceptables dans le fonctionnement même de notre cabinet médical", poursuit-il, ajoutant qu'il "refuse d'exercer sous la menace". "Rumeurs et fake news" De son côté, la nouvelle municipalité de Zonza s'estime "victime de désinformation" de la part de Paul-André Colombani. Dans un communiqué diffusé ce mardi 24 mars, elle dénonce "des rumeurs et fake news" et entend "répondre de manière claire et factuelle". Ainsi, selon la majorité municipale, si le député a bien quitté son cabinet médical, "le déménagement en camion a été engagé le dimanche précédent, avant la visite de la nouvelle équipe municipale". Et l'édile de balayer d'un revers de main les accusations de celui qui est désormais élu dans l'opposition : "Une visite d’intimidation ? Fausse info. Lors de la visite d’un huissier constatant l’absence de dossiers, de clés et de badges en mairie, il lui a été rapporté que du matériel manquait également au cabinet médical. L'huissier a ensuite constaté le déménagement du cabinet et de la salle d’attente." Quant au climat de tension dénoncé par Paul-André Colombani, la nouvelle municipalité menée par Jacky Bartoli renvoie la balle au député. "Depuis trois ans, le médecin ne cesse d’alimenter rumeurs et menaces, semblant aujourd’hui reporter cette responsabilité sur l’équipe nouvellement élue", affirme-t-elle, ajoutant que "la supposée tentative de mise à feu de son cabinet ne repose sur aucune preuve". Jacky Bartoli "réaffirme aujourd’hui sa volonté d’apaiser le débat et d’engager la collectivité dans la voie de l’exemplarité, de la transparence et de l’honnêteté". Et d'ajouter : "Dans ce contexte, le Maire appelle à la responsabilité de chacun [...] et réaffirme que la porte reste ouverte à tout échange constructif", précisant "qu'une rencontre a eu lieu lundi 23 mars avec les trois autres médecins du cabinet concerné. Ces échanges ont permis de préparer l'avenir de la santé sur la commune". Vers l'ouverture d'une enquête ? La municipalité ainsi que les élus déclarent enfin "qu'ils se réservent le droit d’engager toute action judiciaire nécessaire si la diffusion d’informations inexactes et non conformes à la réalité devait se poursuivre". Pour l'heure, du côté de Paul-André Colombani, aucune plainte n'aurait été déposée concernant ces récents évènements. Contacté, Nicolas Septe, procureur de la République d'Ajaccio, indique que "ces informations n'ont pas été portées à [sa] connaissance à ce stade. Si cela devait être le cas, elles seront prises en compte pour enquête".

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