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EN DIRECT - Prêts à taux zéro, fonds de soutien… L’État dévoile sa panoplie d’aides aux commerces et entreprises sinistrés par les violences urbaines

EN DIRECT - Prêts à taux zéro, fonds de soutien… L’État dévoile sa panoplie d’aides aux commerces et entreprises sinistrés par les violences urbaines Sous très forte pression, après les violences et pillages en marge des manifestations samedi contre «la vie chère», le gouvernement prévoit une nouvelle série de réunions d’urgence mardi. Le direct Faits Essentiels - David Amiel annonce des facilités de paiement pour les commerces et veut faire «payer les pillards» - Un fonds de soutien prévu pour les entreprises de moins de 50 salariés - Commerces saccagés : des prêts à taux zéro jusqu’à 50.000 euros disponibles dès vendredi - Gérald Darmanin annonce 149 incarcérations après les violences du 17 octobre - Accord entre les groupes à l’Assemblée pour lancer une commission d’enquête - INFO LE FIGARO - Marseille : un couvre-feu pour les mineurs sera instauré à partir de 22 heures de mardi à vendredi - Incendie de la mairie de Limoges : la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) saisie - Sébastien Lecornu réunira les partis politiques jeudi, selon son entourage - Incendie de la mairie de Limoges : le principal suspect, un «activiste d’ultragauche», interpellé par le RAID - «Évidemment, l’État a failli», reconnaît Gérald Darmanin - 123 personnes incarcérées, annonce Gérald Darmanin - «De nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite» ce soir, annonce Sébastien Lecornu - À Marseille, Laurent Nuñez promet plus de policiers samedi prochain - Des couvre-feux en vigueur à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice Le préfet de Loire-Atlantique prend un arrêté anti-pillage et anti-casse pour interdire les attroupements dans le centre-ville de Nantes Le préfet de Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, a annoncé avoir pris un arrêté anti-pillage et anti-chasse, pour interdire les attroupements dans le centre-ville de Nantes ainsi qu’autour du centre commercial Atlantis, à Saint-Herblain, sur le périphérique nantais. Cette interdiction s’applique de 21h à 6h, jusqu’au samedi 24 octobre. Elle n’entrave pas la circulation sur la voie publique et ne s’applique ni aux terrasses, ni aux files d’attente des établissements culturels, sportifs et commerciaux. «Cette mesure donne aux forces de police un outil supplémentaire pour prévenir les violences et les pillages, en interdisant les rassemblements qui menacent l’ordre public sans attendre qu’une infraction soit commise», annonce le préfet. Une réévaluation des risques sera réalisée en fin de semaine. À Lyon, de premières condamnations pour des «pilleurs opportunistes» après le chaos du 17 octobre À Lyon, deux jours après le pillage du centre-ville, les premières comparutions immédiates ont eu lieu lundi après-midi. À la barre, se sont succédé « des pilleurs opportunistes », selon les termes de l’avocat de plusieurs d’entre eux, Boris Roux. « Des profiteurs du chaos », a commenté pour sa part la procureur Marion Luna. Sophia R. et Chaima R. ont 30 et 27 ans. L’une est mère célibataire avec deux enfants à charge, quand l’autre - actuellement logée chez son ami - vit du RSA et de petits boulots. Le 18 octobre, elles sont interpellées à Vaulx-en-Velin à 3 heures du matin avec, en leur possession, des affaires volées durant la nuit dans le magasin JD Sport, situé dans le quartier de la Soie. Repérées par un équipage de police sur le parking du magasin, elles ont tenté de fuir avant d’obtempérer au bout de 30 minutes de poursuite. « On passait là par hasard on a vu plein de personnes les mains chargées et voilà. On a réalisé en garde à vue qu’on avait fait de la mer**», tente de se justifier Chaima. David Amiel annonce des facilités de paiement pour les commerces et veut faire «payer les pillards» Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé ce mardi plusieurs mesures pour accompagner les commerces victimes des récentes violences. Outre la création d’un fonds de soutien et la mobilisation des assureurs, le gouvernement entend faciliter l’étalement des charges des entreprises touchées. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a notamment été sollicitée pour permettre un échelonnement simplifié des créances fiscales. Le ministre a également insisté sur la nécessité de «faire payer les pillards», évoquant le futur examen du projet de loi «casseur-payeur». Il a précisé que les revenus illicites issus de trafics, de vols ou du recel de biens dérobés seraient déduits des prestations sociales. Pour y parvenir, David Amiel entend notamment accélérer les échanges d’informations entre administrations, en s’appuyant sur les moyens supplémentaires prévus par la loi contre les fraudes adoptée cette année. Un fonds de soutien prévu pour les entreprises de moins de 50 salariés Un fonds de soutien destiné aux entreprises et aux commerces de moins de 50 salariés va être mis en place, a annoncé ce mardi Serge Papin, à l’issue d’une réunion exceptionnelle avec les entreprises. Ses modalités doivent être discutées dans l’après-midi et l’aide tiendra notamment compte des pertes de chiffre d’affaires enregistrées depuis le 17 octobre. Le ministre du Commerce a également salué les initiatives locales, citant notamment la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui prévoit une aide de 10.000 euros par commerce victime de dégradations, ainsi que la ville de Lyon. Serge Papin a par ailleurs annoncé une prochaine réunion avec les tribunaux de commerce afin de favoriser une attitude «souple et bienveillante» à l’égard des entreprises touchées. En lien avec le garde des Sceaux, le gouvernement entend également faciliter les dépôts de plainte des commerçants. Commerces saccagés : des prêts à taux zéro jusqu’à 50.000 euros disponibles dès vendredi Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé ce mardi la mise en place, dès vendredi, d’un prêt à taux zéro accordé par Bpifrance aux commerces sinistrés lors des récentes violences, dans la limite de 50.000 euros. Une simple déclaration de sinistre auprès de leur assurance suffira pour en bénéficier, a-t-il précisé à l’issue d’une réunion exceptionnelle avec les entreprises. «Nous prenons ce moment avec une extrême gravité», a insisté le ministre, assurant que le gouvernement continuerait à traiter la situation avec le même sérieux. Le RN demande à l’État de sécuriser son Congrès prévu à Orléans samedi et dimanche Le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a demandé mardi à l’État de sécuriser le congrès de son parti prévu à Orléans samedi et dimanche alors que des contre-manifestations sont prévues, le maire de la ville ayant lui aussi exprimé son inquiétude. Sébastien Chenu a déclaré sur France 2 attendre que les autorités «sécurisent» l’événement, qui doit accueillir environ 10.000 militants. En parallèle, une cinquantaine d’organisations ont lancé un appel à la contre-mobilisation et 10.000 à 15.000 personnes sont attendues, selon plusieurs sources policières contactées par l’AFP. À lire aussi Présidentielle 2027 : au lendemain des émeutes, le RN veut incarner le « parti de l’ordre » «Il y a visiblement des «antifas» qui menacent de venir dans Orléans», a assuré Sébastien Chenu. Il a indiqué que le député RN du Gard Yoann Gillet soulèverait ce sujet mardi après-midi lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Sébastien Chenu a affirmé que le RN ne «souhaite pas annuler» son congrès. Gérald Darmanin annonce 149 incarcérations après les violences du 17 octobre Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé «149 incarcérations» suite aux violences du 17 octobre. Si la réponse pénale aux violences liées au 17 octobre n’est pas «extrêmement ferme», alors «les commerçants et les habitants feront justice eux-mêmes», a justifié mardi le garde des Sceaux Gérald Darmanin lors d’un déplacement à Lille. «On est à peu près à 150 incarcérations» actuellement, «et ça continue puisque les gardes à vue se finissent et il y a plus de 800 personnes qui sont déférées devant un tribunal» pour pouvoir être jugées, a ajouté le ministre. À Lyon, l’ultradroite défile juste avant le couvre-feu, le préfet «furieux» de la «récupération» Le préfet du Rhône s’est déclaré «furieux» mardi, au lendemain du bref défilé d’un groupe d’ultradroite à l’issue d’un rassemblement en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre, lundi soir à Lyon, alors que débutait le couvre-feu. «Au moment de la dispersion, des individus identifiés a posteriori comme appartenant à l’ultradroite se sont alors constitués en groupe après s’être mêlés de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer», rapporte ensuite la préfecture Incendie à l’université de Rouen : un suspect étudiant en garde à vue Un étudiant âgé d’une vingtaine d’années, suspecté d’avoir «participé à la mise à feu» d’un bâtiment de l’université de Rouen le 17 octobre, a été interpellé mardi matin et placé en garde à vue, a annoncé le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois. Il a le profil d’un étudiant «a priori banal» et «n’a pas agi seul, donc les enquêteurs vont devoir identifier avec qui il a pu monter ce projet» d’incendie de l’Espace Michel Serres, a ajouté Sébastien Gallois devant des journalistes sur le campus de la faculté des lettres de Rouen à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Le magistrat y accompagnait le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, en visite sur le campus. Pour Fabien Roussel (PCF), les couvre-feux sont un «aveu d’échec» du gouvernement Le candidat du Parti communiste à l’élection présidentielle Fabien Roussel a estimé mardi que les couvre-feux mis en place dans certaines villes pour lutter contre les violences étaient un «aveu d’échec et d’impuissance du gouvernement», sans toutefois clairement s’y opposer. Ces couvre-feux «représentent aussi une forme d’échec de la part de l’État à conjurer ces scènes de pillages, à protéger les biens et les personnes. Et c’est regrettable d’en arriver à de telles mesures», a expliqué le patron du PCF devant la presse. C’est «un aveu d’échec et d’impuissance» du gouvernement, a-t-il insisté. Mais Fabien Roussel ne s’est pas non plus explicitement prononcé contre ces mesures prises lundi soir dans plusieurs villes et qui, selon le premier ministre Sébastien Lecornu, ont «contribué au calme de cette nuit». Ils ont débuté lundi entre 20 heures et 22 heures dans certaines portions de Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice. De nouvelles restrictions seront décidées pour mardi soir. Interrogé pour savoir s’il soutenait ces nouveaux couvre-feux, Fabien Roussel a estimé qu’il fallait «respecter ce que disent les maires de la situation dans leur commune». «Ces scènes de pillages, ces dégradations, ont provoqué un véritable traumatisme. Dans la population et chez les maires», a souligné celui qui est aussi l’édile de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Accord entre les groupes à l’Assemblée pour lancer une commission d’enquête Les groupes politiques de l’Assemblée nationale se sont accordés mardi sur l’opportunité de lancer une commission d’enquête sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du week-end, principalement le 17 octobre, mais aussi sur le dispositif de maintien de l’ordre déployé. La création d’une telle instance avait été proposée par la présidente de l’Assemblée nationale dimanche. Mardi, la conférence des présidents, réunissant notamment les chefs de groupe, a opté pour que la commission des lois lance une procédure pour se transformer en commission d’enquête sur ce sujet. ENTRETIEN - Éric Ciotti au Figaro : «Si nous renonçons à employer la force contre les barbares, c’est la République qui s’effondrera» Parquet national antiterroriste, réponse pénale et pénitentiaire, privations d’aides et de logements sociaux... Après les violences du 17 octobre, le président de l’UDR expose les solutions qu’il imposerait avec Marine Le Pen si elle était élue en 2027. «Les casseurs doivent payer. Grâce à nos 4 000 caméras de vidéosurveillance, les auteurs présumés de la quasi-totalité des délits commis, soit près de 600 personnes, sont identifiables. Nous avons déposé plusieurs plaintes à leur encontre auprès du parquet de Nice. Il appartient désormais à la justice de mener les enquêtes pour les poursuivre. Tous les responsables doivent être recherchés et condamnés, y compris les mineurs, dont les parents doivent également être tenus pour responsables. Nous allons les traquer et les punir.» INFO LE FIGARO - Marseille : un couvre-feu pour les mineurs sera instauré à partir de 22 heures de mardi à vendredi Ce couvre-feu débutera ce soir à partir de 22 heures et se terminera à 5 heures, et ainsi de suite jusqu’à vendredi. Toute la ville de Marseille ne sera pas concernée, mais plutôt certaines zones comme autour de centres commerciaux par exemple. Un couvre-feu similaire sera également adopté dans certaines communes des Bouches-du-Rhône en parallèle, annonce une source proche du dossier au Figaro. DÉCRYPTAGE - 17 octobre : comment les forces de l’ordre vont tirer les leçons d’un fiasco pour rétablir le calme Au lendemain d’un week-end apocalyptique, la France se réveille avec la gueule de bois. Sonnés par la bourrasque de violences urbaines qui a tout emporté sur son passage en mode « convergence des brutes », policiers et gendarmes vont devoir corriger le tir et rétablir l’ordre coûte que coûte. Alors que des hordes de voyous ont encore profané le cœur de Paris dimanche, le président de la République a demandé au ministre de l’Intérieur de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs ». Charge à Laurent Nuñez, qui a présenté sa démission et reconnu une « perte de contrôle » dans plusieurs grandes villes, d’agir pour qu’une telle faillite ne se reproduise plus. Dos au mur, les stratèges du renseignement et du maintien de l’ordre sont sommés de revoir leurs logiciels en urgence. Les chantiers sur lesquels ils travaillent dessinent en creux des angles morts bien identifiés. Depuis que le chef de l’État a pointé un doigt accusateur sur les « défaillances d’anticipation et de renseignement », les services spécialisés dansent sur un volcan. Incendie de la mairie de Limoges : la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) saisie La sous-direction anti-terroriste (SDAT) a été saisie dans le cadre de l’incendie de la mairie de Limoges samedi et un homme a été interpellé mardi en Haute-Vienne, a appris l’AFP de source proche du dossier. Le suspect, âgé de 40 ans, est connu pour son appartenance à la mouvance de l’ultragauche et des faits de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et est fiché S, selon la même source. Lundi soir, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait annoncé que «le parquet national anti-terroriste» allait «savoir, dans les prochaines heures, s’il se saisit» dans l’affaire de l’incendie de la mairie de Limoges. Sébastien Lecornu réunira les partis politiques jeudi, selon son entourage Les représentants des partis politiques seront reçus à Matignon jeudi, indique l’entourage de Sébastien Lecornu. «Avec le ministre de l’Intérieur, je veux leur parler de la police. On nous explique que la police tue ou la police blesse. Puis depuis deux jours, on nous dit ‘’que fait la police ?’’. C’est une schizophrénie bien française de débat politico-médiatique», a expliqué le premier ministre. Il ajoute : «Est-ce qu’il faut faire évoluer cette doctrine ? J’entends que beaucoup en parlent, ça fera partie justement des points que je souhaite aussi évoquer». Sébastien Lecornu souhaite également discuter de «la question de la sécurité des meetings» de la campagne présidentielle. «L’agenda démocratique va être percuté par cet agenda de désordre tel qu’il est imaginé par ces différents groupuscules», s’inquiète le premier ministre. Mais le président du RN, Jordan Bardella, a indiqué que ni lui ni Marine Le Pen ne se rendraient à cette réunion. Quant à Gabriel Attal, à la tête de Renaissance, il a dit «ne pas avoir compris la proposition du premier ministre». «Ça ne semble pas du tout être le sujet aujourd’hui», a-t-il dit. Incendie de la mairie de Limoges : le principal suspect, un «activiste d’ultragauche», interpellé par le RAID Moins de trois jours après l’incendie criminel qui a ravagé la mairie de Limoges (Haute-Vienne), classée au patrimoine historique, un suspect a été interpellé mardi matin à Val d’Issoire par le RAID de Bordeaux, a-t-on appris de sources concordantes. Selon une source policière, «Il s’agit d’un activiste d’ultragauche déjà fiché S». Âgé de 40 ans et originaire de la Creuse, il est également connu des autorités, notamment pour des faits de «violences sur personne dépositaire de l’autorité publique». Contactée, la procureure de Limoges confirme l’interpellation du suspect. Réunion à Matignon : «Si l’on est invité pour venir apporter nos réponses, on ira», avance Manuel Bompard Le premier ministre, Sébastien Lecornu, doit organiser une réunion dans les prochains jours avec les chefs de parti sur la situation. «Je n’ai pas reçu d’invitation à ce stade, si l’on est invité pour venir apporter nos réponses à la situation, on ira apporter nos réponses à la situation que l’on connaît aujourd’hui», avance le coordinateur de La France Insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur Franceinfo. Les Insoumis défendent «l’abrogation de Parcoursup, 10 milliards d’euros pour l’éducation, le blocage des prix, et l’augmentation du SMIC et des salaires». «Le mouvement est loin d’être terminé», affirme Marylise Léon Pour Marylise Léon, «le gouvernement tarde beaucoup trop pour répondre aux demandes» des jeunes, tout en qualifiant les violences «d’inadmissibles». Si la secrétaire générale de la CFDT affiche son «soutien pour la mobilisation des lycéens et des étudiants», elle ajoute qu’il «faut que chaque organisation sache rester à sa place». «Le mouvement est loin d’être terminé, on appelle au 5 novembre avec d’autres organisations» syndicales, souligne Marylise Léon. Une réunion avec le gouvernement se tiendra mercredi 21 octobre mais la syndicaliste «veut des réponses et pas une leçon de responsabilité de la part du président». «Il y a une colère, une envie d’être considéré, respecté. On paie dix ans de verticalité, il faut de vraies réponses sociales», a-t-elle martelé. Marylise Léon a notamment pointé les nombreuses branches professionnelles qui ont encore des minima sous le Smic. «On demande qu’il y ait une augmentation de 100 euros par mois pour tous les salariés, tous les agents, pour pouvoir faire face à ces difficultés du pouvoir d’achat et dans les branches professionnelles qu’on puisse atteindre, par la négociation, au moins cette enveloppe», a-t-elle déclaré. «Les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négo - pour la CFDT c’est très clair - ne doivent plus toucher les exonérations de cotisations dont elles bénéficient», a insisté Marylise Léon. Elle a également appelé à «un budget de justice sociale et fiscale», qui traite la question de «la contribution des plus hauts patrimoines». Manuel Bompard annonce «saisir la Cour de Justice de la République contre le ministre Nuñez» Le coordinateur de La France Insoumise (LFI), Manuel Bompard, annonce saisir la Cour de Justice de la République contre le ministre de l’Intérieur, après une publication de Mediapart. Un article, publié hier soir, relate le témoignage d’un commissaire des services de renseignement, qui assure «avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon» dans les pillages. «C’est absolument scandaleux», martèle l’Insoumis. «Fabriquer des faux documents, faire de l’abus d’autorité, ce sont des délits», accuse-t-il. «Il faut qu’il y ait des enquêtes qui soient menées. Ça s’appelle un scandale d’État», a encore martelé l’élu. Les plateformes de revente ont «signé une charte» de «coopération» avec les autorités, affirme Serge Papin Le gouvernement dit avoir obtenu une «coopération» de la part des plateformes de revente comme Vinted ou Leboncoin, convoquées lundi soir après qu’elles ont hébergé des annonces de recel de produits volés lors des pillages. «Nous avons signé une charte avec elles», a assuré le ministre du Commerce Serge Papin sur Sud Radio, expliquant qu’elles ont «pris des engagements de traçabilité» et ont accepté «s’il y a un doute, de prévenir tout de suite les autorités». «Le travail est à faire par les plateformes, il faut mettre en place de la modération», a ajouté le ministre, restant toutefois vague sur les engagements concrets obtenus de la part des plateformes. «On a demandé un travail d’investigation avec des retours dans les 48 heures», a-t-il ajouté. «Si les gens commencent à s’armer eux-mêmes ce serait terrible, cela voudrait dire que l’État a failli» alerte le maire PS de Paris centre «La soirée s’est bien passée, on a eu une nuit beaucoup plus calme» assure ce mardi matin Ariel Weil, maire PS de Paris Centre, où un couvre-feu a été déployé hier soir, suite aux violences de ce week-end. Des zones de filtrage ont aussi été organisées. Sur BFMTV, l’élu avait évoqué lundi la possibilité de faire appel à l’armée pour empêcher de nouveaux pillages dans la capitale. «J’ai évoqué l’idée que l’on puisse avoir recours à l’armée si on avait un problème d’effectifs» explique-t-il au micro de RMC. «L’armée est déjà déployée à Paris, notamment avec l’opération sentinelle» justifie-t-il, proposant que les militaires puissent être déployés comme «présence dissuasive» dans certains quartiers pour éviter les pillages. Interrogé sur les formes d’autodéfense auxquelles se sont résolus certains commerçants, l’édile dit comprendre que «les habitants ont pu avoir le sentiment d’avoir été abandonnés». «Je peux essayer de comprendre ceux qui ont repoussé les attaquants» poursuit-il. «Mais si les gens commençaient à s’armer eux-mêmes ce serait terrible, ce serait que l’État a failli», alerte-t-il. À lire aussi Qui sont vraiment les casseurs ultra-violents du 17 octobre ? La question de l’annulation du congrès du RN «n’est pas sur la table», assure Sébastien Chenu Au milieu de la crise, le Rassemblement national (RN) doit tenir à Orléans (Loiret) ce week-end son Congrès, suivi d’un meeting. La question de la sécurisation est en jeu. «Nous attendons que l’État permette que la démocratie s’exprime», argue le député nationaliste, Sébastien Chenu, sur France 2. «Quels moyens l’État compte-t-il mettre en œuvre pour la sécurité de notre congrès», s’interroge l’élu. La question devrait être posée au gouvernement en Hémicycle cet après-midi. «Il y a des antifas qui menacent de venir dans Orléans», a assuré celui qui est aussi vice-président de l’Assemblée nationale. La question de l’annulation du raout «n’est pas sur la table», a-t-il encore certifié. Avant de poursuivre : «Ce n’est pas nous qui prendrons cette responsabilité». «Il y a une forme de légitimité dans les revendications des jeunes», estime le sénateur PS Thierry Cozic «Les violences n’ont pas leur place dans l’État de droit», a dénoncé le sénateur PS Thierry Cozic sur BFM Business, estimant que les casseurs ne doivent pas occulter qu’«il y a une forme de légitimité dans les revendications des jeunes», mais aussi dans les inquiétudes liées au coût de la vie. «Il faut que l’État apporte des solutions et ce n’est pas le projet de loi de finances tel qu’il est proposé qui y répondra», a dénoncé l’élu par ailleurs président de la commission des finances du Sénat. «Évidemment, l’État a failli», reconnaît Gérald Darmanin «Évidemment, l’État a failli. L’État doit garantir la sécurité», admet le garde des Sceaux sur Europe 1-CNews, après les violences qui ont émaillé les manifestations ce week-end. Interrogé sur la pertinence d’instaurer l’État d’urgence, Gérald Darmanin estime que la France n’en a «pas besoin». «Je ne lui ai pas suggéré l’État d’urgence. Comme témoin direct, il n’en a pas fait l’évocation.» Yaël Braun-Pivet réclame une commission d’enquête et des résultats «à la fin de l’année» Pour faire toute la lumière sur la journée du 17 octobre, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a proposé dès dimanche la création d’une commission d’enquête. En conférence des présidents à 10h devrait être décidée la façon dont «on l’a créée» et «le champ que l’on définit ensemble». Sur France Inter, la responsable politique plaide pour «qu’à la fin de l’année, on puisse avoir les résultats». «Il ne s’agit pas de mettre en accusation qui que ce soit», a-t-elle défendu, mais «de comprendre toutes les questions que l’on se pose». La députée des Yvelines, qui reconnaît «une faillite», entend comprendre les défaillances «au niveau des renseignements», «ce qui s’est passé sur les réseaux sociaux», ainsi que sur «la pénurie de munitions». 123 personnes incarcérées, annonce Gérald Darmanin À ce jour, 123 personnes sont incarcérées depuis les violences qui ont émaillé les manifestations ce week-end, «soit en détention provisoire soit parce qu’ils ont eu des mandats de dépôt», annonce sur Europe 1-CNews le ministre de la Justice. Par ailleurs, «une cinquantaine d’informations judiciaires» ont été ouvertes, et «encore énormément de gens» sont encore en garde à vue. «Il y a eu beaucoup de fermeté de la part des procureurs de la République. Je leur ai demandé d’être impitoyables envers ceux qui ont attaqué des policiers, des gendarmes, des pompiers, qui ont pillé des commerces et attaqué des bâtiments publics.» «L’État a été défaillant», pointe Patrick Martin «Je ne suis pas un spécialiste du maintien de l’ordre mais manifestement la menace a été sous-estimée», relève ce mardi matin Patrick Martin sur RMC. Pour le président du Medef, «l’État a été défaillant» face à «des populations étranges, archi violentes et ultra-déterminées». «J’ai vu des choses effrayantes, c’est inadmissible dans notre État de droit», a-t-il ajouté. Quant au recours aux armes ou à des barres de fer de la part des commerçants pour se défendre, Patrick Martin partage sa vision : «Je les comprends mais je les dissuade de le faire car nous restons attachés à l’État de droit, il ne faut pas tomber dans le panneau que tend l’ultra-gauche et aux black blocs qui attendent une guerre civile.» Selon lui, il «faudrait peut-être hiérarchiser les priorités» afin de «tenir jusqu’à la présidentielle». À lire aussi Patrick Martin estime que le budget va «aggraver la situation» économique L’instauration du couvre-feu est «un aveu d’échec» de l’État, estime Fabien Roussel L’instauration d’un couvre-feu est «également une défaillance de l’État, un aveu d’échec. Surtout un aveu d’échec», a estimé sur TF1 le candidat communiste (PCF) à l’élection présidentielle. «Il faut comprendre d’où vient cette violence. D’où viennent ces pillards. Pour connaître ce qui est à l’origine de ces pillages de magasins (…) Ce qui en cause, c’est avant tout la politique de maintien de l’ordre. Ce n’est pas la personne [du ministre de l’Intérieur]», a-t-il ajouté. «De nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite» ce soir, annonce Sébastien Lecornu «Les couvre-feux ciblés ont contribué au calme de cette nuit. Je remercie les policiers et les gendarmes qui ont veillé à leur demande, ainsi que les préfets pour leur mobilisation. Ce soir, de nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite. Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires», écrit ce mardi matin sur X le premier ministre. L’éditorial d’Yves Thréard : « Face à la convergence des haines, l’État en danger » La chute du beffroi incendié de la mairie de Limoges résume, à elle seule, l’état de la France. Avec lui, c’est un peu la République qu’on avait l’impression de voir tomber. Une République où l’autorité est malmenée, insultée, piétinée par des individus décivilisés. Une longue suite de démissions explique cette faillite. À l’école, bien sûr, où l’élève a remplacé le maître, où l’effort et l’exigence sont devenus suspects. Sur la voie publique, où les forces de l’ordre sont assimilées à une bande ennemie qui empêche le narcotrafic et tue. Face à l’immigration et ses conséquences aussi, aujourd’hui hors de contrôle, dont il est interdit de parler, sous peine de procès en fascisme. Il ne suffit pourtant pas d’être né à Paris, Lyon ou Marseille pour respecter et partager les valeurs et la culture de notre pays. Est-ce là le terreau de la « nouvelle France » chantée par Jean-Luc Mélenchon ? Les journées des 17 et 18 octobre ont démontré la convergence des haines exprimées par les adeptes du drapeau noir et par la racaille délinquante - qu’il faut cesser d’appeler « d’opportunité », Monsieur le ministre de l’Intérieur. RÉCIT - Qui sont vraiment les casseurs ultra-violents du 17 octobre ? « Ou vous prenez la mesure de votre dangerosité, ou vous restez sur le barbecue et ça va faire mal », prévient la présidente de la 23-3, la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, où se jouent les toutes premières comparutions immédiates après le 17 octobre. Dans le box, carrure massive dans un tee-shirt noir, MG finaude et enchaîne des réponses qui n’ont rien à voir avec les questions. Venu de Tours le matin même du 17, il a été pris avec, dans son sac à dos, neuf petites fioles vides, de l’alcool à 90, de l’étoupe à foison et trois briquets. « Un cocktail Molotov en pièces détachées », résumera un peu plus tard le procureur de la République. Pour l’instant, le jeune homme de 21 ans, n’en démord pas : « C’était pour faire un barbecue chez une amie du 11e, pour mon anniversaire. » La présidente s’énerve : « Votre procès, c’est maintenant, pas dans deux heures, pas dans deux ans. » « C’est que je n’ai pas eu le temps de changer de sac à dos avant de partir à Paris », biaise-t-il. À l’écran, le tribunal visionne deux vidéos qui relèvent du gag : MG est filmé en train de faire des tests la veille, dans la nuit, face à une voie ferrée : on le voit allumer l’étoupe enfoncée dans une bouteille et attendre qu’elle s’enflamme bien. Puis une voix off dit « allez, vas-y, c’est bon », avant que ne soit lancé « l’engin inflammable et explosif », comme le décrit l’article 322-11 du code pénal. Ce dernier se brise et s’éteint instantanément de l’autre côté de barbelés. Un sourire parcourt la salle d’audience. « Mon but, ce n’était pas de blesser les gens », répond le jeune mis en cause, sans antécédent judiciaire, et ancien sapeur-pompier. « Les bras m’en tombent », soupire la présidente. Le procureur requiert « 10 mois de prison ferme aménageable ab initio ». Ce cas - seulement quatre comparutions devant le tribunal correctionnel de Paris pour la journée de lundi - n’est pas le plus représentatif des profils qui se sont livrés aux saccages du 17 octobre. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, l’a souligné : la très grande majorité des individus interpellés sont quasi exclusivement des hommes - environ 80 % -, âgés de 18 à 30 ans, dont beaucoup ont des antécédents judiciaires. On pourrait également ajouter qu’ils sont quasi exclusivement de jeunes urbains. Sébastien Lecornu se rendra à Limoges vendredi, annonce Matignon Le premier ministre Sébastien Lecornu se rendra vendredi à Limoges, théâtre de violentes manifestations qui ont abouti à l’incendie de la mairie, a annoncé Matignon lundi. Le beffroi de l’Hôtel de Ville de Limoges s’est effondré samedi, après que des manifestants y ont mis le feu. La police «a manqué de moyens» et «reculé» face aux casseurs, «à Limoges comme dans d’autres villes», a fustigé son maire Guillaume Guérin (LR), réclamant au gouvernement «un plan Marshall» et «une pluie de millions» pour reconstruire l’hôtel de ville, et jugeant que «l’État a failli». Dans une lettre adressée dimanche à Guillaume Guérin, le premier ministre Sébastien Lecornu a quant à lui promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État «car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider». À Marseille, Laurent Nuñez promet plus de policiers samedi prochain Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, venu lundi soir à Marseille s’entretenir avec le maire (DVG) Benoît Payan, lui a promis davantage de forces de l’ordre samedi prochain pour encadrer la prochaine manifestation. «On déploiera un dispositif policier très important», a annoncé le ministre devant la presse, après un entretien de plus de 45 minutes avec le maire de la deuxième ville de France qui avait réclamé avec force sa venue. Devant Benoît Payan qui s’était interrogé sur la nature des ordres donnés aux forces de l’ordre samedi dernier à Marseille et déploré leur nombre selon lui insuffisant, réclamant «des comptes», le ministre a assuré que leur «emploi se fera (à l’avenir) beaucoup en mobilité, en extrême réactivité, compte tenu du fait qu’on a des groupes de casseurs qui sont passés à l’action en de nombreux points». Lors des violences et pillages dans la cité phocéenne, «il pouvait y avoir jusqu’à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois 200 personnes, donc c’est évidemment extrêmement difficile à contenir», a souligné le ministre. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale a dénombré lundi «500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés» dans la deuxième ville de France. Les forces de l’ordre ont procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville à la suite des violences de samedi, a précisé lundi le parquet. Une nouvelle série de réunions d’urgence organisée par le gouvernement ce mardi Sous pression, le gouvernement prévoit une nouvelle série de réunions d’urgence mardi, à commencer par une rencontre avec les représentants des «principales plateformes de réseaux sociaux», tandis que Bercy accueillera de son côté un «conseil des entreprises exceptionnel», en présence des ministres Roland Lescure (Économie), Jean-Pierre Farandou, Serge Papin et David Amiel (Comptes publics). «Nous annoncerons les mesures de soutien aux commerçants et artisans directement impactés, pour leur assurer une reprise rapide de leur activité», a précisé Roland Lescure. Des couvre-feux en vigueur à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice À Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice, les couvre-feux ont débuté entre 20 heures et 22 heures lundi, dans certaines portions de ces métropoles seulement. Concernant Lille, Bordeaux et Nice, ils ne concernent que les mineurs. Dans la capitale, c’est la place de la République ainsi que le quartier des Halles qui sont concernés depuis 23 heures. Il est également interdit d’y manifester depuis 20 heures, comme dans d’autres quartiers de Paris (Champs-Élysées, Bastille, gares...). Pendant la nuit, un hélicoptère a survolé le centre de Paris avec un large faisceau lumineux, selon une journaliste de l’AFP. À lire aussi Violences du 17 octobre : découvrez la carte des villes concernées par les couvre-feux Bonjour à tous Bonjour à tous. Soyez les bienvenus sur ce direct. Les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que l’exécutif, sous un feu croisé de critiques, réaffirme vouloir la fermeté dans la réponse pénale aux auteurs des pillages et de violences. À retenir Saintes17100 le on va regretter l'ancien temps où la CGT négociait avec la prefecture pour decider un parcours de manif pour que tout se passe à peu près bien , avec un service d'ordre musclé; là les organisateurs n'ont pas reussi à se mettre d'accord la veille de la manif, o a vu le resultat CLAUDE 75 le Est-il nécesaire de publier les niaiseries de M. Roussel 3% ? ThierryL le S il y a commission d enquête, que cette dernière se penche sur les liens existants entre l ultra gauche et Lfi, autant aller à l essentiel.

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