EN DIRECT - Mobilisation du 17 octobre : «environ 500 actions envisagées» selon Laurent Nuñez, pas d’accord sur le parcours du cortège parisien
EN DIRECT - Mobilisation du 17 octobre : «environ 500 actions envisagées» selon Laurent Nuñez, pas d’accord sur le parcours du cortège parisien
Entre 60.000 et 120.000 manifestants sont attendus dans toute la France samedi, hors Paris, selon une source police du Figaro. Laurent Nuñez réunit en ce moment les préfets pour se préparer à une journée qui s’annonce tendue.
Le direct
Faits Essentiels
- Le site internet des Républicains a été hacké
- 17 octobre : pas d’accord sur le parcours du cortège parisien, annonce le préfet de police
- 17 octobre : Laurent Nunez demande à Sébastien Lecornu de convoquer une cellule de crise
- Entre 60.000 et 120.000 manifestants attendus dans toute la France, hors Paris
- 17 octobre : Laurent Nuñez réunit les préfets à 11 heures
- Les CRS déployés à Paris
- Aix-en-Provence : un mineur de 15 ans placé en garde à vue pour avoir incendié un bus à Marseille
- Des drones déployés dans le Calvados
- Les grenades assourdissantes pourront être utilisées samedi
- 17 octobre : 250 manifestations sont prévues, annonce Laurent Nunez
17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes
Entre 20.000 et 40.000 personnes devraient manifester ce samedi dans la capitale. Mais quels seront les cortèges autorisés ? La question reste en suspens alors qu’un parcours déclaré par les lycéens et étudiants et qui devait partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Concorde, a été interdit par la Préfecture de police.
Dans un arrêté publié le 15 octobre, la préfecture de police autorise néanmoins le défilé, toujours depuis la place de la République mais vers l’est de la capitale et le boulevard Voltaire avant une dispersion place de la Nation.
À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : bras de fer autour du parcours des manifestations parisiennes
17 octobre : les lycéens seront-ils au rendez-vous ?
Les lycéens vont-ils se mobiliser ce samedi 17 octobre ? La question se pose à la veille de ce qui est présenté comme le «retour des Gilets jaunes» partout en France. Parti des réseaux sociaux, le mouvement de ce samedi est censé donner lieu à une convergence des luttes entre lycéens, pompiers, agriculteurs ou encore enseignants.
Du côté syndical, la réponse est claire : «Nous vous appelons massivement à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes samedi pour enfin faire vivre cette convergence des luttes», a indiqué ce mardi Ryad Rani, le président de l’Union syndicale lycéenne (USL) et figure du mouvement. Sur Instagram, l’USL appelle les lycéens à se rejoindre à 14 heures place de la République ce samedi.
À lire aussi Lire la suite
17 octobre : «environ 500 actions envisagées» et «plus de 90 manifestations en cours de structuration»
Environ 500 actions sont «envisagées» et plus de 90 manifestations sont «en cours de structuration» à ce stade pour la journée nationale de mobilisation sociale du 17 octobre, a indiqué vendredi l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
«Dans ce cadre, des débordements sont anticipés, dans les cortèges notamment parisiens et dans les grandes villes, que la mouvance d’ultragauche constituée en bloc cherchera probablement à faire dégénérer par des actions habituelles de prise à partie des forces de l’ordre et de tentatives d’exactions sur les parcours», a-t-on ajouté. L’entourage de Laurent Nuñez prévient que «les actions de blocages sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels ne seront pas tolérées».
À lire aussi Mobilisation du 17 octobre : des agriculteurs présents dans plus d’une douzaine de cortèges
Le site internet des Républicains a été hacké
Le site internet des Républicains a été hacké, a constaté Le Figaro ce vendredi midi. Un message s’affichait peu après midi : «Ceci est un APPEL à rejoindre les mobilisations du 17 octobre pour révolutionner la France et le monde. Faisons monter le rapport de force !»
17 octobre : pas d’accord sur le parcours du cortège parisien, annonce le préfet de police
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé vendredi qu’il n’y avait pas d’accord entre ses services et les organisateurs de la mobilisation sociale de samedi sur le parcours du cortège parisien.
Intervenant devant la presse à l’issue d’une réunion avec les représentants des organisateurs (AG Interfac IDF, gilets jaunes etc.), Patrice Faure a affirmé que ses services «travaillaient» à un accord «avec l’ensemble des requérants». Le désaccord porte sur le lieu d’arrivée de la manifestation, la préfecture refusant une arrivée dans le centre de Paris (Opéra, Concorde).
17 octobre : Laurent Nunez demande à Sébastien Lecornu de convoquer une cellule de crise
Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC) en vue de la mobilisation sociale de samedi, au niveau des directeurs de cabinet du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des autres membres du gouvernement concernés, a-t-on appris vendredi auprès de Matignon.
Selon l’entourage du chef du gouvernement, cette décision a été calée avec le ministère de l’Intérieur à l’initiative du directeur de cabinet de Sébastien Lecornu. L’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait auparavant affirmé à l’AFP que ce dernier avait proposé au Premier ministre de convoquer cette cellule de crise.
Mouvement lycéen : «Il y a une crise générationnelle», analyse Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer était l’invité de l’émission «Points de Vue» ce vendredi 16 octobre. L’ancien ministre de l’Éducation nationale a réagi à la mobilisation lycéenne qui dure depuis plusieurs semaines. Selon lui, «il y a une crise générationnelle». Il a assuré faire preuve «d’empathie» envers la jeunesse mais aussi «d’exaspération» à l’encontre des récupérations politiques.
Que sont les grenades assourdissantes, dont Laurent Nuñez a de nouveau autorisé l’usage pour les manifestations du 17 octobre ?
Ce vendredi, Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, a annoncé que les grenades assourdissantes pourront être utilisées samedi dans le cadre des appels à manifester des «gilets jaunes», des agriculteurs … «S’il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées», a-t-il assuré ce matin sur France 2, lorsqu’il a été interrogé sur l’utilisation de ces grenades par les forces de l’ordre.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé le 7 octobre que l’usage des grenades assourdissantes serait suspendu le temps du mouvement lycéen, après notamment qu’un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée à Lens. «Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire», a indiqué le ministre de l’Intérieur au micro de RTL. «Uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s’est passé», avait-il ajouté.
Laurence de Charette : «Derrière la crise des lycées, la grande faillite de la transmission»
Disons-le d’emblée : en dehors d’Emmanuel Macron, nombreux sont ceux, au sein des « boomeurs » mais pas uniquement, à ne pas parvenir à prendre la liste des revendications lycéennes au sérieux. Le non-remplacement des professeurs ? Le fléau (il viendrait d’ailleurs d’être miraculeusement réglé, si l’on en croit le ministre de l’Éducation nationale) ne date pas d’hier, et il émeut d’ordinaire plus les parents que les élèves. Les journées « à rallonge » ?
Depuis la réforme du bac, et la multiplicité des combinaisons de cours, les emplois du temps des étudiants ressemblent parfois à des tranches de gruyère : voilà qui constitue certainement un inconfort, mais pas une maltraitance. Parcoursup ? La plateforme nationale à laquelle ils confient des vœux d’études supérieures sans qu’elle les exauce toujours, « angoisse », c’est certain, la plupart des élèves - et leurs parents avec eux. Mais personne pour autant ne regrette sérieusement le tirage au sort, auquel procédaient auparavant les universités pour départager les candidats surnuméraires…
Violences, moyens pour l’école, politisation… Le mouvement lycéen, ce sujet inattendu qui a fait irruption dans la vie familiale
Il y a les inquiets, affolés par le niveau de violences des manifestations. Les critiques, qui fustigent une génération «paresseuse» ou «instrumentalisée». Ou encore les enthousiastes, qui se réjouissent d’un réveil de la jeunesse… La révolte des lycéens, qui a pris une ampleur que personne n’imaginait, a ressuscité un dialogue entre parents et enfants sur la mobilisation et l’engagement.
À front renversé de Mai 68 et de sa révolte contre l’ordre familial et le pouvoir patriarcal, beaucoup de familles jouent la carte de l’union parent-enfant, que ce soit en faveur ou contre les blocus. «Daronne en colère», «parents solidaires»… : dans les cortèges ou devant les établissements, de nombreux parents se sont mobilisés aux côtés des élèves, brandissant des pancartes, pour porter les mêmes revendications ou en première ligne pour les protéger.
Entre 60.000 et 120.000 manifestants attendus dans toute la France, hors Paris
Entre 60.000 et 120.000 manifestants attendus dans toute la France, hors Paris, selon une source police du Figaro. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, réunit en ce moment les préfets de tout le pays pour se préparer à une journée qui s’annonce tendue pour les forces de l’ordre.
INFO LE FIGARO - Mobilisation du 17 octobre : des agriculteurs présents dans plus d’une douzaine de cortèges
Embarqués sur leurs tracteurs, des agriculteurs prendront bien part aux cortèges de la mobilisation nationale du samedi 17 octobre. Ils arboreront les couleurs jaune et noir de la Confédération paysanne (Conf’), troisième force syndicale française, classée à gauche sur l’échiquier politique. Contrairement aux autres centrales syndicales agricoles, notamment la FNSEA et les JA, la Conf’ appelle ses adhérents à descendre dans la rue «pour porter [ses] revendications de revenu digne pour les travailleurs et d’une alimentation de qualité pour tous». «Il est urgent de faire converger nos colères et nos luttes pour stopper ces politiques néolibérales et leur pendant : la montée de l’extrême droite. Ces incuries politiques ne bénéficient qu’à une minorité de puissants et de multinationales», s’insurgent deux des trois porte-paroles nationaux, Thomas Gibert et Fanny Métrat.
17 octobre : Laurent Nuñez réunit les préfets à 11 heures
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, réunit les préfets par visioconférence à 11 heures pour préparer les manifestations de ce samedi, a appris Le Figaro.
DÉCRYPTAGE - Mobilisation du 17 octobre : convergence «jaunes et jeunes», véritable «révolution» ou simple mode TikTok… À quoi s’attendre ?
On parle d’une véritable «révolution». On dit que «le jour de gloire est arrivé». On affirme qu’il s’agit du grand retour des gilets jaunes. Et il est vrai que le contexte de cet automne présente des similitudes avec celui de novembre 2018, à commencer par la grogne autour des prix des carburants. Mais rien ne dit que les appels à une journée d’action le 17 octobre contre la vie chère, nés sur les réseaux sociaux, se mueront comme il y a huit ans en une mobilisation concrète, dans les rues, sur les places et les ronds-points, vestes fluorescentes sur les épaules. «Cet appel est pour le moment encore assez incertain et un peu nébuleux. Il y a parfois un gros delta entre un appel sur les réseaux sociaux et son réel suivi», glisse une source policière.
Une carte collaborative publiée sur le site 17octobregiletjaune.net recense jeudi matin 1025 actions, dont une petite moitié de manifestations dans des centres-villes, mais aussi des rassemblements ou actions sur des ronds-points, sur des ponts, dans des stations-service, à des péages, dans des gares, des ports, des raffineries, des dépôts pétroliers. Cette carte repose sur les déclarations de personnes souhaitant participer. Le nombre d’actions recensées a explosé ces derniers jours, puisqu’il n’y en avait que 279 lundi selon un décompte de l’AFP.
Le lycée Paul-Éluard fermé au lendemain d’une journée de mobilisation tendue
Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, l’un des établissements les plus médiatisés depuis le début du mouvement lycéen, est resté portes closes vendredi, au lendemain d’une journée de mobilisation tendue, a constaté une journaliste de l’AFP. Devant le portail principal, partiellement noirci par les flammes, seules quelques pancartes en carton figurent encore sur le sol. «Pas de futur sans culture», peut-on y lire, en lettres capitales.
Jeudi, les personnels mobilisés ont dénoncé une interpellation d’un élève dans l’enceinte de l’établissement, où des centaines de lycéens et leurs professeurs se mobilisent, depuis trois semaines, pour revendiquer de meilleures conditions de scolarité. Plusieurs vidéos, transmises à l’AFP, montrent des policiers en civil, dont au moins un est muni d’un brassard «police», interpeller un adolescent dans l’enceinte du lycée. Des personnels tentent alors de s’y opposer, scandant «Libérez notre élève».
17 octobre : les agriculteurs de la FNSEA, en plein «boulot», s’abstiendront
Les adhérents de la FNSEA, mobilisés dans leurs exploitations, ne participeront pas à la mobilisation du samedi 17 octobre, a annoncé vendredi le président du premier syndicat agricole, Arnaud Rousseau. «Pour ce qui concerne la FNSEA, nous n’y serons pas pour une raison assez simple [...], c’est que c’est la pleine période du boulot» dans notre secteur, a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC. Octobre est l’un des mois les plus intenses pour les agriculteurs.
«Nous sommes en ce moment en train de récolter le peu de maïs que l’été nous a laissé, nous sommes en train de semer nos céréales, nous sommes en train de récolter nos betteraves. Les éleveurs essaient de se battre pour trouver des fourrages», raréfiés par la sécheresse, a détaillé M. Rousseau.
Si la FNSEA n’appelle pas ses adhérents à rejoindre la journée d’action prévue samedi autour du pouvoir d’achat - qui fédère des revendications multiples, des gilets jaunes aux lycéens, elle réfléchit en revanche à se mobiliser d’ici la fin de l’année à Bruxelles, pour dénoncer le projet de budget de la future Politique agricole commune (PAC). «Nous sommes en train de discuter (avec d’autres syndicats européens) pour nous mobiliser à Bruxelles en novembre ou en décembre, au moment des conseils des ministres et des chefs de gouvernement», a prévenu M. Rousseau.
ANALYSE - Jérôme Fourquet : «Massification, abandon, pulsion... Radiographie psychique du mouvement lycéen»
Ce n’est certes pas la première fois que la France est le théâtre d’une mobilisation lycéenne, mais celle-ci présente des caractéristiques particulières. Elle est d’abord d’ampleur et ne se focalise pas sur la demande de retrait d’un texte de loi ou d’une mesure, comme ce fut souvent le cas par le passé, avec par exemple la mobilisation contre la loi Fillon (loi d’orientation sur l’école) en 2005, ou en 2006 contre le CPE (Contrat Première Embauche). Les revendications actuelles sont diverses. On évoque à la fois le mauvais état de certains lycées, les postes d’enseignants non pourvus, mais aussi les emplois du temps à rallonge et l’angoisse suscitée par le dispositif Parcoursup.
Si le manque de moyens est apparu particulièrement criant dans les établissements de banlieues où la mobilisation a débuté, ces lycées mal entretenus et insuffisamment pourvus en personnel ne sont que la loupe grossissante d’un phénomène macro-économique majeur. Depuis plusieurs décennies, la société française a, consciemment ou non, fait le choix de privilégier davantage d’autres postes de dépenses que l’éducation. Comme le rappelle Antoine Foucher dans son livre, Pour que nos enfants vivent mieux que nous (L’Aube, 2026), en 1975, notre pays consacrait autant à l’éducation (6,5% du PIB de l’époque) qu’aux retraites (7% du PIB). Près de cinquante ans plus tard, la part du PIB dédiée à l’éducation n’a pratiquement pas augmenté (à près de 7%), quand celle des retraites doublait, pour absorber désormais 14% de la richesse nationale.
Les CRS déployés à Paris
Cours de Vincennes, aux abords du lycée Hélène-Boucher, des CRS ont été déployés alors que des manifestants tentaient de s’installer sur la chaussée.
Aix-en-Provence : un mineur de 15 ans placé en garde à vue pour avoir incendié un bus à Marseille
Un mineur de 15 ans a été interpellé et placé en garde à vue le 14 octobre dernier pour avoir incendié un bus de la RTM à Marseille le 1er octobre dernier et devant un lycée des quartiers nord de Marseille, a appris Le Figaro auprès du procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.
Le bus avait été totalement détruit par les flammes. Le mineur, sans antécédent judiciaire, a reconnu avoir utilisé un mortier d’artifice contre le bus, qu’il disait emprunter régulièrement pour se rendre au lycée. Le mineur a été déféré et mis en examen des chefs de «destruction volontaire par incendie», de «participation à un attroupement en étant porteur d’une arme», et de «violences volontaires commises en réunion». Il a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de respecter un couvre-feu, prise en charge sociale et interdiction de participer à des manifestations sur la voie publique
Sciences Po Lille bloqué
À Lille, comme depuis deux semaines environ, l’accès à Science Po était bloqué par une trentaine d’étudiants, qui avaient entassé des bacs de poubelles devant l’entrée.
«J’ai un peu l’impression que (la journée de samedi, NDLR) va être une sorte d’aboutissement», dit Marie-Lou, 18 ans. «On va être rejoint par les travailleurs, par les gilets jaunes qui vont se remobiliser aussi, on a aussi un peu l’espoir qu’il y a la convergence de toutes les luttes».
Au moins neufs établissements bloqués dans le Rhône
Vers 8 heures, la préfecture du Rhône relevait neuf établissements (5 lycées, 4 universités) concernés par des barricades ou des petits rassemblements, un début de matinée «plutôt calme». Devant le lycée Ampère dans le centre Lyon, touché par le blocage depuis le 1er octobre, les cours sont en distanciel. Contrairement aux jours précédents, aucun lycéen n’est devant l’établissement, ni aucune barrière ou poubelle ne bloque l’entrée.
«Le distanciel est bien une tentative d’étouffement du mouvement, nous bloquons par ailleurs d’autres établissements», ont indiqué à l’AFP les organisateurs du blocage de ce lycée.
Des drones déployés dans le Calvados
«Le préfet du Calvados autorise la captation d’images par aéronefs, vendredi 16 octobre 2026», a-t-il annoncé sur X.
«La jeunesse fait face à une vague de répression inédite», avance un député Insoumis
«La jeunesse fait face à une vague de répression inédite», assure Paul Vannier, député Insoumis du Val d’Oise. «J’ai exercé ce soir mon droit de visite des cellules de garde à vue du commissariat d’Argenteuil pour m’assurer des conditions de retenue des lycéens interpellés ce jour dans ma circonscription. J’ai demandé une visite médicale pour l’un d’entre eux».
Le principal syndicat de parents d’élèves rejoint la mobilisation du 17 octobre
La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), principale fédération de parents d’élèves dans l’enseignement public, appelle «les parents d’élèves à rejoindre les manifestations organisées le samedi 17 octobre pour soutenir les revendications lycéennes, et dénoncer les politiques d’austérité qui fragilisent le service public d’éducation, aggravent les inégalités et compromettent l’avenir des jeunes», dit-elle dans un communiqué.
«Le conseil d’administration national de la FCPE, réuni ce week-end à Paris, participera au cortège parisien et appelle l’ensemble de son réseau territorial à relayer cet appel à la mobilisation».
«Des risques de troubles à l’ordre public» : le préfet de police de Paris interdit un trajet pour le 17 octobre
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris jeudi un arrêté d’interdiction de manifester sur le trajet choisi par l’assemblée générale Interfac IDF pour défiler samedi dans la capitale, en affirmant que sa proposition de parcours alternatif «rest[ait] de mise», a appris l’AFP auprès de la préfecture de police (PP).
Interfac IDF a déclaré une manifestation entre la place de la République et la place de la Concorde. Ce parcours lui a été refusé par la PP qui a mis en avant «des risques sérieux de troubles à l’ordre public», mais lui a proposé, «dans un souci de conciliation entre la liberté de manifester et la sécurité de tous, un itinéraire alternatif, reliant République à Nation».
Les organisateurs refusant le parcours alternatif proposé par la PP, Patrice Faure a décidé de prendre un arrêté interdisant le trajet déclaré initialement. «La proposition d’un parcours alternatif reste de mise», a ajouté la PP. Les incidents de mardi «ont démontré la présence, au sein du cortège Interfac IDF, de plusieurs centaines d’individus violents, déterminés à affronter les forces de l’ordre, piller les commerces, dégrader le mobilier urbain et nuire à la tranquillité de tous», a poursuivi la préfecture.
Nicolas Dupont-Aignan apporte son soutien aux manifestations du 17 octobre
Nicolas Dupont-Aignan, maire d’Yerres, soutiendra «bien sûr» le mouvement du 17 octobre, «s’il reste pacifique», a-t-il expliqué sur Franceinfo. «La meilleure façon, d’aider les Français est de préparer l’élection présidentielle. Manifestez dans le calme, mais la première manifestation, c’est le vote», a-t-il ajouté.
Le candidat malheureux à l’élection présidentielle regrette «une réponse indigne du gouvernement au mouvement lycéen» et se prononce en faveur de la suppression de Parcoursup. «On a l’impression que le gouvernement laisse pourrir la situation et veut que le prochain président de la République fasse face à un chaos général».
«Il faut que le gouvernement prenne l’argent là où il est, dans les poches des milliardaires», estime Sophie Binet
Quel rapport entre les revendications des lycéens et la mobilisation syndicale de samedi ? «Le mot d’ordre c’est “stop à la vie chère”», a résumé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur France Inter. «Le point commun, a-t-elle poursuivi, c’est de dire qu’il faut que le gouvernement prenne l’argent là où il est, c’est-à-dire dans les poches des milliardaires, des entreprises…» Elle a notamment dénoncé «le gel des bourses étudiantes pour la troisième année consécutive» et appelé l’exécutif à répondre «immédiatement» aux revendications des jeunes.
Les grenades assourdissantes pourront être utilisées samedi
«S’il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées», a assuré Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, en réponse à une question sur l’utilisation de grenades assourdissantes par les forces de l’ordre, sur France 2, ce vendredi. L’usage de celles-ci a été suspendu dans le cadre du mouvement lycéen.
17 octobre : 250 manifestations sont prévues, annonce Laurent Nunez
«250 manifestations et 80 cortèges doivent être autorisés, on a un peu plus d’une quarantaine de manifestations déclarées» dans les préfectures, a annoncé Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, sur France 2. Il a ajouté redouter des «fins de manifestations» agitées et violentes à cause de «l’ultragauche», notamment à «Bordeaux et Toulouse». Et au moins «250 actions» sont prévues.
«Près de 1000 policiers et gendarmes ont été blessés», selon Aurore Bergé
«On a près de 1000 policiers et gendarmes qui ont été blessés, 150 personnels de l’Éducation nationale […] ; j’en appelle à la responsabilité des parents […] ; à aucun moment on peut accepter qu’on ait ce niveau-là de violence», a annoncé Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, sur TF1.
Nuñez : «Dans ce mouvement lycéen, on constate une agressivité plus forte de la part des jeunes à l’égard des forces de police»
«Si les jeunes vont sur l’espace public, que leur action entrave la circulation ou qu’ils mettent le feu à des poubelles, on est obligés d’intervenir pour dégager les voies et éviter un incendie», a rappelé Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, auprès d’adolescents, lors d’un entretien organisé par Le Parisien. «Dans ce mouvement lycéen, on constate une agressivité plus forte de la part des jeunes à l’égard des forces de police. […] Je suis à la fois le garant de la liberté de manifester et garant de la sécurité. Je représente l’intérêt général», a-t-il ajouté.
«La défiance n’est pas générale. Dans la population française, il y a une grande confiance en les forces de sécurité intérieures. Le taux d’adhésion est moins fort chez les jeunes. Cela s’explique, je pense, par une méconnaissance du rôle de la police. Leur intervention n’est pas toujours comprise», s’est-il inquiété.
«Quand il y a usage de la force, c’est une riposte à une agression. Forcément. Quand on voit les vidéos sur les réseaux sociaux, on peut avoir le sentiment qu’une personne se fait interpeller alors qu’elle n’a rien fait. Mais lorsqu’un jeune jette un projectile sur les forces de l’ordre, l’interpellation ne se fait pas forcément tout de suite, elle peut venir a posteriori».
Mouvement lycéen : 1260 interpellations dont 86% de mineurs dans l’agglomération parisienne
Depuis le début du mouvement lycéen, 1260 personnes, dont 86% des mineurs, ont été interpellées dans l’agglomération parisienne, a annoncé jeudi la préfecture de police de Paris. Selon le décompte de la PP, 286 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que 13 personnels de l’Éducation nationale.
«Les violences se répètent et gagnent en intensité […]. L’escalade des violences depuis plusieurs semaines ne peut être banalisée», fait valoir la préfecture. Pour la seule journée de mardi, 71 policiers et gendarmes ont été blessés, deux ont été opérés dès le soir même, une dizaine ont été transportés à l’hôpital.
«L’école doit être un sanctuaire» : à Saint-Denis, la colère après l’intervention de la police dans un lycée
Une «ligne rouge totale a été franchie», un «scandale absolu», «un choc» : plusieurs centaines d’élèves et enseignants du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis ont crié leur colère jeudi devant le commissariat du quartier après l’«intervention violente» de la police dans leur établissement.
Plus tôt dans la journée, la brigade anti-criminalité (Bac) a interpellé au sein du lycée un élève «auteur d’un outrage», a indiqué la préfecture de police à l’AFP, précisant avoir eu l’accord du chef d’établissement. «Ce qui s’est passé dans le bureau de la direction est un scandale absolu», dénonce au mégaphone, devant le commissariat, Georges H., professeur d’histoire-géographie de 35 ans, estimant qu’une «ligne rouge totale a été franchie».
«So-so-solidarité avec nos élèves réprimés», scandent en signe d’approbation des personnels du lycée, notamment des assistants d’éducation, tapant des mains et appelant à la «démission» du proviseur du lycée. Ils lui reprochent notamment d’avoir laissé entrer des policiers en civil au sein de l’établissement en vue d’interpeller un lycéen.
«Un proviseur qui livre un de nos camarades à la police au sein du lycée, si je compare à mes cours, ça me fait penser au régime de Vichy», lâche Bilal, 17 ans, élève de terminale à Paul-Éluard.
La mobilisation va poursuivre pendant les vacances, selon les syndicats lycéens
Les syndicats lycéens, déçus de leur troisième rencontre avec le ministre de l’Éducation Édouard Geffray jeudi, ont estimé que la mobilisation allait continuer pendant les vacances qui débutent vendredi.
«Nous avons quitté la réunion (au bout d’une heure, NDLR) parce que nous n’étions pas écoutés et on nous annonce une nouvelle réunion lundi à laquelle nous ne nous rendrons pas, tout simplement parce que ça ne sert à rien […] la mobilisation va aussi continuer pendant les vacances et à la rentrée aussi», a-t-il ajouté.
Le responsable de l’Union syndicale lycéenne a précisé que les universités, en congé une semaine après les lycéens, pourraient «continuer à bloquer pendant ce temps». «Ces vacances, c’est un moyen de pouvoir recentrer nos dynamiques, recentrer nos revendications, et de continuer la lutte d’une manière qui est un petit peu différente», a renchéri Lydia Hamaden, secrétaire nationale en charge de l’Île-de-France au sein de l’USL.
Rythmes scolaires : Philippe évoque un apprentissage concentré en matinée et des vacances plus courtes
Édouard Philippe a prôné jeudi, lors d’une réunion de campagne numérique consacrée à l’éducation, une évolution des rythmes scolaires, évoquant des heures d’apprentissage concentrées en matinée et une réduction de la durée des vacances.
«Je ne crois pas que ce soit une bonne idée d’avoir beaucoup de cours sur peu de jours et puis des vacances assez longues. Je pense que ce n’est pas optimal pour les enfants», a déclaré le candidat Horizons à l’élection présidentielle lors de cette réunion d’appartements connectée, qui a rassemblé environ 5000 participants selon le parti.
«Si on veut réduire un petit peu le nombre d’heures d’apprentissage par jour, et si on veut concentrer les heures d’apprentissage le matin pour pouvoir avoir le temps, l’après-midi, de faire du sport, d’avoir accès à des enseignements culturels ou à des enseignements de langue quand on est au collège, ou à des enseignements de civilisations étrangères», «eh bien il faut détendre un petit peu», a poursuivi l’ex-premier ministre.
«Si on arrive à mettre en place un système […] dans lequel il y a un peu moins d’heures de cours dans la semaine et un peu plus d’accès à des établissements et à des occupations sportives et culturelles l’après-midi, est-ce que ça ne vaut pas le coup de limiter le nombre de jours de congé ou de vacances au moment de la Toussaint, au moment de Pâques ?» a développé Édouard Philippe.
Parcoursup : Le Pen veut la «transparence totale» dans la sélection
Marine Le Pen a affirmé jeudi sur CNews souhaiter «une transparence totale» dans les critères de sélection à l’issue du lycée, alors que le dispositif actuel, Parcoursup, est au cœur des critiques des lycéens et des étudiants qui expriment leur mécontentement depuis plusieurs semaines. «Suppression ou réforme» de Parcoursup, «ça revient au même», a affirmé la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, expliquant vouloir «revenir à quelque chose de relativement simple».
«Ce que nous souhaitons, c’est qu’il y ait une transparence totale dans les critères qui sont choisis par les différentes universités ou les différentes écoles», a-t-elle dit, sans plus de précision. La plateforme d’orientation post-bac cristallise le mécontentement des lycéens mobilisés, accusée de trier les élèves via des critères jugés opaques et discriminatoires.
Au sujet des manifestations lycéennes, la candidate d’extrême droite juge que «ceux qui cassent au lycée et qui ont plus de seize ans» devaient être «exclus» de leur établissement. «Ils iront se trouver une institution qui acceptera de les éduquer», a appuyé Marine Le Pen.
Geffray en Gironde pour dénoncer les violences et poursuivre le dialogue
«M. Geffray, allez voir les plus démunis, pas les favorisés.» En déplacement autour de Bordeaux jeudi, le ministre de l’Éducation a visité le lycée d’un quartier populaire, désert depuis un saccage, avant d’aller dialoguer avec des élèves dans une banlieue plus cossue.
Un important dispositif policier quadrille les abords de l’établissement polyvalent des Iris, à Lormont, dans le nord de l’agglomération, quand arrive dans la matinée Édouard Geffray pour constater les dégâts d’une violente intrusion il y a une semaine, en marge du mouvement lycéen.
Une trentaine de jeunes avait alors incendié et mis à sac les locaux d’une filière professionnelle d’imprimerie, pour un préjudice de plusieurs centaines de milliers d’euros. «Ce ne sont pas forcément des élèves qui font ça, on se heurte à une frange, ce ne sont pas des individus qui sont à l’écoute, ni dans le dialogue», souligne le proviseur, Thierry Malewicz. «Le dialogue existe, il a déjà débouché sur des actes, mais les gens qui font ça [...], ce sont des criminels», répond le ministre. «Bravo d’avoir fait face.»
La mobilisation s’est poursuivie jeudi
Jeudi, la mobilisation s’est poursuivie un peu partout, alors que les syndicats étudiants ont appelé à se joindre à la journée de mobilisation programmée samedi 17 octobre. Des manifestations spontanées, réunissant plusieurs centaines de personnes, ont démarré en début d’après-midi, à Bordeaux, Lille et à Aubervilliers notamment.
Les personnels du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, ont dénoncé une intervention «violente» de policiers en civil dans l’enceinte de l’établissement pour y interpeller un élève. Au niveau national, les proviseurs étaient appelés par leur principal syndicat à une «opération rideaux» jeudi après-midi, consistant à ne gérer que les urgences, pour signifier leur «ras-le-bol».
Le gouvernement table sur les vacances scolaires pour provoquer son essoufflement dans les 3700 lycées du pays, mais des organisations de jeunesse appellent à rejoindre la mobilisation samedi avec des gilets jaunes contre la vie chère.
Parcoursup : des mesures concrètes communiquées d’ici fin octobre, assure Geffray
Édouard Geffray a mis en avant, dans les discussions conduites avec les lycéens, les actions menées, avec notamment les 3000 professeurs remplaçants annoncés à l’issue de la précédente réunion avec les syndicats, qui permettent ce jeudi soir de ne plus comptabiliser que «41 établissements» en grandes difficultés, contre 114 jeudi dernier. Concernant Parcoursup, des mesures concrètes «seront communiquées d’ici fin octobre», a rappelé M. Geffray.
Les syndicats veulent désormais échanger avec le premier ministre
L’Union syndicale lycéenne a annoncé jeudi soir vouloir désormais échanger directement avec Matignon, plutôt que le ministère de l’Éducation. Même son de cloche pour le syndicat Les Lycéens!, qui, comme l’USL, a de nouveau appelé les lycéens à manifester aux côtés des divers mécontents (gilets jaunes, agriculteurs) le samedi 17 octobre.
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et les organisations lycéennes n’ont pas fait d’avancée notable jeudi, pour leur troisième échange depuis le début du mouvement. La réunion entre M. Geffray et les organisations lycéennes, en visioconférence, a même semblé figer les positions, alors que les vacances scolaires débutent vendredi.
«Nous avons quitté la réunion (au bout d’une heure, NDLR) parce que nous n’étions pas écoutés et on nous annonce une nouvelle réunion lundi à laquelle nous ne nous rendrons pas, tout simplement parce que ça ne sert à rien […]. La mobilisation va aussi continuer pendant les vacances et à la rentrée aussi», a expliqué Marius Mesnil, co-secrétaire général de l’Union syndicale lycéenne.
Bienvenue dans ce direct
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la mobilisation des lycéens. Les syndicats, déçus de leur troisième rencontre avec le ministre de l’Éducation Édouard Geffray jeudi, ont estimé que la mobilisation allait continuer pendant les vacances qui débutent vendredi. Suivez avec Le Figaro cette nouvelle journée avant les grandes manifestations du 17 octobre.
Lire le dossier Blocus des lycées : la mobilisation continue et la contestation se répand en France
À retenir
- Les «gilets jaunes» veulent en effet «reprendre la rue» samedi en fédérant des revendications multiples dont celles des jeunes, fer de lance de la contestation sociale cet automne. Depuis des semaines, des appels à ressortir le 17 octobre les «gilets jaunes» emblématiques des années 2018-2019 circulaient sur les réseaux sociaux, mais ils ont enflé ces derniers jours, nourris par la colère des lycéens.
- Depuis le début du mouvement lycéen, 1260 personnes, dont 86% des mineurs, ont été interpellées dans l’agglomération parisienne, a annoncé jeudi la préfecture de police de Paris. Selon le décompte de la PP, 286 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que 13 personnels de l’Éducation nationale.
domdem
le
Bien sûr il est hors de question de les laisser arriver place de la Concorde et donc aux Champs Élysées.
anonyme
le
Le mouvement a fait un flop.
L'extrême gauche ne sait plus rien faire à part bordeliser deux minutes avec des incompétents.
anonyme
le
C'est bientôt les vacances ça va se calmer
How it works
Once you click Generate, Ollama reads this article and crafts 5 comprehension questions. Your answers are graded against the article content — general knowledge won't be enough. Score 70+ to count toward your certificate.
Questions are cached — you'll always get the same 5 for this article.