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EN DIRECT - Violences urbaines : la justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris jeudi

EN DIRECT - Violences urbaines : la justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris jeudi La préfecture de police avait pris mercredi un arrêté pour interdire la manifestation au regard de «l’incapacité de l’organisateur à éviter les exactions» comme lors des rassemblements précédents. Le direct Faits Essentiels - La justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris jeudi - Manifestations samedi : la mairie de Paris appelle la population «à la plus grande vigilance» - Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, annonce Emmanuel Macron - Violences du 17 octobre : Emmanuel Macron dénonce une volonté de l’ultragauche de «faire tomber la République» - Paris : parcours de manifestation validé entre Bastille et Nation, interdit vers Opéra, annonce la préfecture de police - Interdiction de «toute manifestation» à Lyon samedi - Mairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse - Mobilisation sociale samedi : «20 %» de forces de l’ordre en plus par rapport au 17 octobre - Lecornu reçoit les partis cet après-midi à Matignon - Défauts d’anticipation du 17 octobre : Macron a convoqué «l’ensemble des services de renseignement» à l’Élysée La justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris jeudi La justice administrative a suspendu en urgence l’arrêté de la préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l’Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d’assemblées générales d’universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille à partir de 14H00. «L’arrêté est suspendu», a déclaré le juge des référés du tribunal administratif de Paris à l’issue de l’audience, sans entrer dans le détail de la motivation de sa décision, a constaté une journaliste de l’AFP. Les membres de l’Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous. Nantes : lycéens et étudiants manifestent, le blocage de l’université se poursuit Malgré les congés de la Toussaint, quelques centaines de jeunes ont battu le pavé de la sixième ville de France, jeudi matin. La mobilisation se poursuit également sur les campus nantais, en dépit de l’évacuation, la semaine dernière, du bâtiment Censive mis à sac. Une ponctuation entre deux week-ends sous haute tension. Un cortège d’environ 400 étudiants et lycéens encadré de près par les forces de l’ordre s’est élancé jeudi matin à Nantes sous des pancartes « Le peuple en a marre » et « se rebeller c’est réfléchir », pour une nouvelle journée de mobilisation ponctuée de blocages d’universités. « On lutte pour tous les étudiants, pour défendre l’université contre le manque de moyens. Et le ras-le-bol est général. En arrêtant de manifester, on donnerait raison au gouvernement », a expliqué à l’AFP Salomé Chaigne, étudiante de 20 ans. « On porte les mêmes revendications depuis le début du mouvement et c’est important de montrer qu’on reste mobilisés pendant les vacances, que rien n’a changé », ajoute Axel, 18 ans, membre de la coordination lycéenne de Nantes. Après la mobilisation de samedi et les « choix incompréhensibles de l’exécutif en matière de répression », « être là est plus important que jamais ». « Notre message n’est pas un appel à la casse mais un appel au secours : les établissements publics sont délaissés », poursuit le jeune homme. Emma, lycéenne de 15 ans, tient aussi à montrer que sa détermination reste intacte : « Ce qu’on veut c’est être écouté, ce n’est pas parce qu’on est jeunes que notre voix ne doit pas être entendue. » À lire aussi Nantes : lycéens et étudiants manifestent, le blocage de l’université se poursuit Manifestations samedi : la mairie de Paris appelle la population «à la plus grande vigilance» La mairie de Paris a appelé jeudi la population «à la plus grande vigilance» samedi face «aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social», après les dégradations et pillages de grande ampleur du week-end dernier. «La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l’espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples», écrit la mairie dans un communiqué. Elle recommande notamment de «rentrer» poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur «dès samedi midi». À Sciences Po Paris, les gendarmes mettent fin au blocage du campus après une intervention matinale Sciences Po Paris a été bloqué en début de matinée ce jeudi 22 octobre. Selon des étudiants présents, les gendarmes étaient sur le terrain à l’aube, ce qui a empêché les bloqueurs de couper les accès à la rue Saint-Guillaume. En solution de repli, la trentaine de bloqueurs se serait assis devant les portes du prestigieux établissement parisien. Les gendarmes présents en nombre, une quarantaine selon les étudiants interrogés, sont intervenus peu après 8h et ont débloqué le campus. Nantes : lycéens et étudiants manifestent, le blocage de l’université se poursuit Après une fouille des sacs et une vérification des cartes étudiantes, les jeunes ont pu pénétrer dans l’établissement. Résultat : annulation des cours de 8 heures à 10 heures et reprise normale des enseignements ensuite. «C’était très calme, les gendarmes savent faire donc il n’y a pas eu vraiment de problèmes», assure Mathis, en master à Sciences Po et présent ce matin. Par Romain Mercier, à Paris. À Orléans, le maire annonce un «dispositif exceptionnel» en marge du congrès du RN En conférence de presse ce mercredi, l’édile (LR) de la préfecture du Loiret Serge Grouard a annoncé un «dispositif de sécurité exceptionnel pour assurer la protection d’Orléans» en marge du congrès du Rassemblement national. «Il faut un dispositif qui ne laisse pas casser, qui intervienne, qui réprime. On n’attend pas l’arme au pied qu’on vienne tout nous casser», a déclaré Serge Grouard, précisant que «plusieurs dizaines de milliers d’opposants» sont toujours attendus, dont le maire (LFI) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. À lire aussi Dans les décombres de sa mairie incendiée, Guillaume Guérin déterminé à relever l’honneur de la République Si la majeure partie du dispositif est maintenue secrète, plusieurs mesures préventives ont été rendues publiques comme l’interdiction de stationner en centre-ville, l’arrêt des trams ou le retrait du mobilier public. Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi. «Suite à la réunion d’aujourd’hui, pour bien préparer les choses, un conseil de défense sera réuni demain sous mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires», a-t-il déclaré. Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, annonce Emmanuel Macron Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi et sur des tracés qui protégeront «les commerces et les bâtiments publics», a indiqué jeudi Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion avec les services de renseignement. «La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira», a annoncé le chef de l’État qui réunira un conseil de défense vendredi matin. À lire aussi Mobilisation du 24 octobre : «20 %» de forces de l’ordre en plus par rapport au 17 octobre Par ailleurs, Sébastien Lecornu réunira lundi «les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes». Violences du 17 octobre : Emmanuel Macron dénonce une volonté de l’ultragauche de «faire tomber la République» «Il est évident qu’il y a eu des défauts d’anticipation et des éléments de surprise samedi dernier», a déclaré Emmanuel Macron à l’issue du conseil de sécurité convoqué ce matin à la suite des violences du 17 octobre. Emmanuel Macron a également dénoncé jeudi des «actes séditieux» de groupes «d’ultragauche» d’une «extrême dangerosité» visant à «faire tomber la République» et des «actes de délinquance» réclamant aussi «la plus grande dureté», dans les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la «vie chère» samedi. À lire aussi Émeutes du 17 octobre : comment la France Insoumise a allumé la mèche «Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République», a-t-il dit à l’issue d’une réunion à l’Élysée avec l’ensemble des services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation. «C’est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification. Et à côté de cela des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté mais qui ne sont pas de la même nature», a-t-il souligné. Paris : parcours de manifestation validé entre Bastille et Nation, interdit vers Opéra, annonce la préfecture de police La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l’initiative notamment de la CGT, «pourra se tenir» samedi, a indiqué jeudi la préfecture de police. Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la PP, qui indique que celui du collectif étudiant Interfac et de plusieurs gilets jaunes, reliant Bastille à la place de l’Opéra, «fera l’objet d’un arrêté d’interdiction». À lire aussi Acte II du 24 octobre : quel sera le parcours de la manifestation parisienne ? Bordeaux : la préfecture autorise la police à filmer les manifestations par drone Alors que la coordination nationale étudiante appelle à poursuivre aujourd’hui les manifestations, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a pris un arrêté autorisant la police nationale à capter et transmettre des images par drones ce jeudi 22 octobre, de 12 heures à 20 heures, dans le centre-ville de Bordeaux. Interdiction de «toute manifestation» à Lyon samedi «Dans le cadre de l’appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d’interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre», vient d’indiquer par communiquer la préfecture du Rhône. Mairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse Un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé jeudi matin dans la Creuse, après celle d’un trentenaire mardi en Haute-Vienne, dans l’enquête sur l’incendie volontaire de la mairie de Limoges samedi, a annoncé le parquet. Le premier homme arrêté est désormais mis en cause pour tentative de meurtre sur des policiers qui se trouvaient dans l’édifice lors de la mise à feu et sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, a précisé la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué. L’hôtel de ville de Limoges, un bâtiment inauguré en 1883 et classé, a été en grande partie détruit par les flammes lors de la mobilisation du 17 octobre. Mobilisation sociale samedi : «20 %» de forces de l’ordre en plus par rapport au 17 octobre Le niveau de mobilisation des forces de l’ordre pour la journée de mobilisation sociale samedi sera «20% supérieur» à la semaine dernière, a annoncé jeudi le ministre délégué auprès du ministère de l’Intérieur Jean-Didier Berger. «On est sur un niveau de mobilisation de 20 % supérieur à ce qu’il était la semaine dernière», a déclaré Jean-Didier Berger sur BFMTV, rappelant que le dispositif prévu allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d’élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés. «Si l’État n’intervient pas, il va y avoir un drame» : les commerçants de toute la France s’organisent avant l’acte II des «gilets jaunes» Il y a ceux qui ont déjà tout perdu et ceux qui ne veulent pas être les prochains sur la liste. «C’est simple, je n’ouvrirai pas ce samedi. Et je n’ouvrirai même peut-être plus jamais le week-end», explique Antoine, gérant de l’Atelier Amelot. Durant plusieurs heures dans la nuit de samedi à dimanche, de trop longues heures, sa boutique de personnalisation de vêtements de la rue Amelot (11e) a été pillée, d’abord par les casseurs, puis par des badauds qui passaient par là, alors «non, hors de question de refaire du stock», lâche-t-il désabusé. Mardi, «il y avait 6 heures de queue au commissariat pour porter plainte», poursuit-il, alors que sa priorité est aujourd’hui de faire le point avec son assurance et tout nettoyer, avant de penser à demain. Dans les rues sinistrées de la capitale, tout près de la place de la République, le long du canal Saint-Martin ou encore dans le Haut-Marais, alors que les stigmates des pillages commis ce week-end sont encore visibles, les commerçants s’organisent tant bien que mal. Les experts et les assureurs ne sont pas encore passés, les vitrines éventrées n’ont pas toutes été remplacées, mais déjà, une urgence s’impose : se barricader. L’objectif ? Ne pas revivre les mêmes scènes, ne pas subir ces violentes attaques sans aucun moyen de réagir, alors que les «Gilets jaunes» appellent à un acte II ce samedi 24 octobre. Panneaux en bois, grillages, alarmes, caméras de vidéosurveillance, agent de sécurité privé… Chacun y va de son arme de protection. «Il y a quelques moments dans la vie, où il faut que les gens assument leurs responsabilités», assure Michel Barnier Invité de Public Sénat, l’ancien premier ministre Michel Barnier plaide pour que «chacun assume ses responsabilités» après les événements du 17 octobre, ciblant le gouvernement. Jusqu’à réclamer la démission du premier ministre, Sébastien Lecornu ? «On a besoin de gouvernement, il ne faut pas créer de l’instabilité supplémentaire», argue-t-il, défendant comme le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, la mise en place d’un état d’urgence. «Il y a quelques moments dans la vie, où il faut que les gens assument leurs responsabilités», assure-t-il encore, laissant planer le doute sur ce qu’il réclame. «On est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place», accuse Olivier Faure Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, se rendra cet après-midi à la réunion, organisée à Matignon par Sébastien Lecornu après les événements du week-end. «Le gouvernement glisse progressivement d’une réponse politique à une réponse exclusivement sécuritaire», accuse-t-il sur Franceinfo. Et assure qu’il «cherche à réparer ce qu’il n’a pas fait le week-end dernier». Le responsable socialiste, battu très largement à la primaire de la gauche, réclame 10 milliards d’euros pour les lycéens «qu’il faut échelonner». Plusieurs couvre-feux ont été décrétés depuis lundi soir. «On est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place», accuse l’ancien candidat à la présidentielle. «Nous sommes devenus un modèle pour les illibéraux. Vous trouvez ça normal qu’il y ait des couvre-feux dans notre pays ?», interroge-t-il. Réunion des partis à Matignon : «je parlerai des sujets dont on ne veut pas parler» soutient Manuel Bompard «LFI veut demander à Lecornu des excuses, des explications, pour le fiasco qu’a été la journée de samedi» à l’occasion de la réunion des partis cet après-midi à Matignon, affirme Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le plateau de BFM RMC. «Je demanderai aussi des excuses pour les accusations prétendant que LFI est responsable des violences commises samedi.» Interrogé sur l’affirmation de Jean-Luc Mélenchon de «pourrir la réunion», Manuel Bompard explique que par «pourrissement» il entend «parler des sujets dont on ne veut pas parler». «Je parlerai de l’abrogation de Parcoursup, des 10 millions à débloquer pour rénover notre service public de l’éducation, je défendrai les mesures à prendre contre la vie chère» détaille-t-il. «Lecornu veut nous enfermer dans un débat qui serait uniquement sur la police. Moi je veux lui parler des souffrances du peuple de France» revendique-t-il. Aux questions d’appels à manifester samedi et de possibles scènes de violences, il défend coûte que coûte «le droit à manifester au-delà des violences». «C’est aux autorités de garantir de droit de manifester, et d’éviter les violences». À ses yeux, les mesures d’autodéfense auxquelles sont réduits certains commerçants et certains Français, sont «les conséquences du fiasco qu’a été la journée de samedi». LFI veut demander à Lecornu des «excuses» et «des réponses politiques» La France insoumise vient au rendez-vous à Matignon pour «demander des excuses», «des explications» et «des réponses politiques à la mobilisation du peuple français», écrit jeudi Manuel Bompard à Sébastien Lecornu, quelques heures avant la réunion entre le Premier ministre et les partis politiques. Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre. Il a promis la «transparence» sur «le déroulement» de la journée de violences et de chaos du 17 octobre. «LFI veut demander à Lecornu des excuses, des explications, pour le fiasco qu’a été la journée de samedi» réaffirme ce matin Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le plateau de BFM RMC. «Je demanderai aussi des excuses pour les accusations prétendant que LFI est responsable des violences commises samedi.» Interrogé sur l’affirmation de Jean-Luc Mélenchon de «pourrir la réunion», Manuel Bompard explique que par «pourrissement» il entend «parler des sujets dont on ne veut pas parler». «Je parlerai de l’abrogation de Parcoursup, des 10 millions à débloquer pour rénover notre service public de l’éducation, je défendrai les mesures à prendre contre la vie chère» détaille-t-il. «Lecornu veut nous enfermer dans un débat qui serait uniquement sur la police. Moi je veux lui parler des souffrances du peuple de France» revendique-t-il. Aux questions d’appels à manifester samedi et de possibles scènes de violences, il défend coûte que coûte «le droit à manifester au-delà des violences». «C’est aux autorités de garantir de droit de manifester, et d’éviter les violences». À ses yeux, les mesures d’autodéfense auxquelles sont réduits certains commerçants et certains Français, sont «les conséquences du fiasco qu’a été la journée de samedi». «Il ne s’agit pas d’aller perturber le congrès» du RN, assure Olivier Faure Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), lourdement défait à la primaire de la gauche, Olivier Faure, sera samedi à Orléans (Loiret) en manifestation «pour faire face au discours de Marine Le Pen». La quadruple candidate à la présidentielle organise son lancement de campagne dans la ville. À lire aussi Primaire à gauche : la bérézina d’Olivier Faure, déjà fragilisé à la tête du PS et éliminé dès le premier tour «Il ne s’agit pas d’aller perturber le congrès, je n’ai pas l’intention de rentrer dans leur congrès», se défend-il tandis que des débordements sont craints, en marge du raout du parti. «Ce qui m’inquiète c’est la banalisation de l’extrême droite. Je ne souhaite aucune violence et je les condamne si elles devaient exister», assure le socialiste. «On ne va pas tenir jusqu’aux présidentielles, Macron doit partir» s’insurge Robert Ménard, maire DVD de Béziers «Plus personne ne croit Macron, ses propos sont complètement démonétisés» accuse Robert Ménard, maire DVD de Béziers au micro d’Europe1/CNews. Scandalisé que le président se soit rendu au concert de Céline Dion samedi, puis à Dubaï alors que la France était en proie au chaos, il soutient qu’Emmanuel Macron doit démissionner. «Il y a des choses qui s’appellent de la décence pour ton pays. On ne va pas tenir jusqu’aux présidentielles. Il faut qu’il parte» clame-t-il. «Il a trompé les gens. Il a menti. Il s’est moqué des Français, et aujourd’hui c’est l’effet boomerang. Et quand tu aimes la France tu te tires. Tu avances les élections présidentielles de six mois» soutient-il. Il alerte sur l’urgence de la situation parlant de «préguerre civile avec des guérillas urbaines». «Je connais des gens, comme vous et moi, qui ont acheté des armes». Le point de bascule ce sera quand les gens vont se tirer dessus» s’indigne-t-il. Interrogé sur les manifestations prévues samedi 24 octobre, il répond qu’il «est sidéré du débat qu’il y a sur l’armée». «Il faut qu’elle soit déployée. Voir des militaires sentinelles ça calme les ardeurs» justifie-t-il. «Si la journée de samedi vire encore au chaos, oui je réclame l’état d’urgence» affirme-t-il. Manifestations au congrès du RN : «Je n’entrave absolument rien», se défend Bally Bagayoko Le maire Insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a provoqué un tollé fin septembre en déclarant en marge des manifestations lycéennes que «la violence peut être légitime». Sur France Inter, ce jeudi, il persiste : «J’assume, je ne la regrette pas». Pour l’élu, la réponse sécuritaire du gouvernement n’est qu’une «approche symbolique», qui «écarte le regard et ne traite pas le problème de fond». L’édile est aussi attendu samedi à Orléans (Loiret) pour manifester contre la tenue du congrès du Rassemblement national (RN). «Je n’entrave absolument rien. Le droit de manifester existe encore, en tant que citoyen, maire, j’irai me présenter. C’est aussi un moment démocratique», a-t-il défendu. «Il faut avoir le courage de faire le lien entre immigration et insécurité», affirme Edwige Diaz Élue sénatrice du Rassemblement national (RN) de Gironde en septembre dernier, Edwige Diaz se rendra à Matignon cet après-midi pour la réunion organisée par Sébastien Lecornu. «Nous avons accepté cette invitation de manière républicaine. Nous allons lui dire que le drame aurait pu être évité», avance la nationaliste sur TF1. Le parti plaide pour la mise en place des «peines planchers». À lire aussi À Bordeaux, les vidéos des riverains alimentent les enquêtes sur les casseurs du 17 octobre La patronne des sénateurs RN au Palais du Luxembourg assure aussi après les événements du 17 octobre : «Il faut avoir le courage de faire le lien entre immigration et insécurité». Elle affirme s’être rendue dans les rues de Bordeaux dans la nuit de samedi à dimanche. «On ne parlait pas beaucoup français dans les rues de Bordeaux», a-t-elle prétendu. Manifestations en Europe : Thaïlande et Malaisie déconseillent les voyages non essentiels La Thaïlande a conseillé à ses ressortissants de reporter tout voyage non essentiel vers les pays d’Europe secoués par des manifestations, tandis que la Malaisie a également mis en garde ses ressortissants contre tout déplacement en France. «Les personnes voyageant de Thaïlande vers l’Europe doivent suivre de près la situation, car elle évolue rapidement, et la France reste une source de préoccupation puisque la situation y est toujours en cours», a déclaré mercredi soir le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, aux journalistes lors d’un déplacement en Italie. Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les manifestations en Italie, soulignant que son homologue italien avait dû annuler leur rencontre bilatérale en raison d’une réunion urgente consacrée aux troubles. «Nous sommes également préoccupés par l’Espagne», a indiqué le ministre thaïlandais. «Si ce n’est pas nécessaire, vu tout ce qui se passe dans ces pays, je pense qu’il vaut mieux reporter le voyage pour l’instant», a-t-il déclaré. Manifestations interdites jeudi de 8h à 20h dans certains secteurs de Paris La préfecture de police de Paris a pris mercredi un arrêté interdisant jeudi en journée les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale dont l’Élysée, Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, ainsi que des lieux touristiques comme le musée du Louvre et les Champs-Élysées. «La présence et la circulation des personnes participant à des cortèges, défilés et rassemblements qui n’ont pas été déclarés dans les conditions fixées par la loi sont interdites» jeudi de 8h à 20h dans ces périmètres, selon l’arrêté. Sont également concernés les gares parisiennes, les places d’Italie, de la Bastille et de la République, Châtelet, les Halles, l’île de la Cité et le quartier des grands magasins. À lire aussi «Difficile de prédire l’ampleur» : ce que l’on sait de la mobilisation du 24 octobre Acte II du 24 octobre : quel sera le parcours de la manifestation parisienne ? Un représentant de la «coordination des gilets jaunes du 17 octobre» a indiqué ce mercredi avoir formellement déposé une déclaration pour défiler samedi à Paris, une semaine après une première manifestation ayant tourné au chaos dans la capitale et dans plusieurs grandes villes. «Je viens d’envoyer avec quelques collègues une déclaration en préfecture pour un parcours qui part de Bastille et qui va à Opéra», a ainsi affirmé sur France 2 Benjamin Ball, éditeur d’un site cartographiant les actions prévues en fin de semaine pour l’«Acte II» du mouvement. Si ce principe était validé par les autorités, le cortège s’élancerait de la place de la Bastille entre 12h et 14h30, puis emprunterait le boulevard Beaumarchais jusqu’à la place de la République, avant de rejoindre les Grands Boulevards (Saint-Martin, Bonne-Nouvelle, Poissonnière et des Italiens) et de terminer sa course devant l’Opéra Garnier vers 18h. «#BalanceTonCasseur» : sur les réseaux sociaux, des internautes s’improvisent justiciers pour démasquer les pilleurs du 17 octobre Depuis quelques jours, des internautes s’inventent justiciers en publiant des captures d’écran et des montages vidéos permettant d’identifier clairement les visages de ceux qu’ils accusent d’avoir volé. Et pour ajouter une touche d’ironie à cette traque numérique, certains accompagnent leurs publications de rires enregistrés ou de musiques moqueuses, comme «Toc Toc, qui c’est qui est là ?» de Patrick Sébastien ou de célèbres paroles de Georges Brassens «Quand on est con, on est con». Derrière ces posts devenus viraux, un même mot d’ordre : #BalanceTonCasseur. Un hashtag qui reprend la formule #BalanceTonPorc, popularisée en 2017 dans le sillage de l’affaire Weinstein, pour dénoncer le harcèlement et les violences sexuelles. Derrière ces publications, des comptes tenus anonymement la plupart du temps. À l’instar de la page «Balancetoncasseur», créée mardi et déjà suivie par près de 300 personnes. Elle revendique ouvertement sa volonté de «dénoncer les casseurs et les pilleurs ». «Ils s’en prennent aux plus faibles, à ceux qui galèrent et ne peuvent pas se défendre», peut-on lire dans sa biographie TikTok. Un autre compte, existant avant le 17 octobre, «Let’s fucking go», inonde également le réseau social chinois de ces vidéos. Lecornu reçoit les partis cet après-midi à Matignon Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre. La réunion intervient après plusieurs jours de tensions lors desquels le chef du gouvernement a sommé les forces politiques de «choisir (...) entre la violence et la République», ciblant La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, accusée d’avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste. Dans sa lettre aux présidents des partis pour les convier à Matignon, le premier ministre promet la «transparence» sur «le déroulement» du 17 octobre, y compris les «difficultés rencontrées» afin que «chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information». Défauts d’anticipation du 17 octobre : Macron a convoqué «l’ensemble des services de renseignement» à l’Élysée Emmanuel Macron, rentré d’une tournée dans le Golfe, a convoqué à l’Élysée «l’ensemble des services de renseignement», accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation. À deux jours d’une nouvelle mobilisation, l’exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, avec plusieurs nouvelles réunions au programme jeudi. Emmanuel Macron a appelé à «la fermeté» : la «main ne doit pas trembler au sommet de l’Etat», a-t-il déclaré mercredi depuis le Qatar. Bonjour à tous Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus sur ce direct consacré aux violences du 17 octobre. Retrouvez tous les articles liés à ce sujet sur le site du Figaro. À retenir Psykokwak le J'espère qu'il n'y aura pas de gauchistes assez fous pour tenter d'attenter physiquement aux cadres du fn ce week-end...mais je crains (il y a eu des précédents aux usa) Maître Chaviot le Votez tous pour Biscuito Elad le la mairie de Paris appelle la population «à la plus grande vigilance» N'est-ce pas à la préfecture de police d'être vigilante ?

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