tech_surveillance3544 wordsRead on Arc Codex

EN DIRECT, PISA 2025 : « La chute des résultats des élèves français a des causes multiples. L’éducation nationale doit se remettre en cause »

EN DIRECT, PISA 2025 : « La chute des résultats des élèves français a des causes multiples. L’éducation nationale doit se remettre en cause » L’OCDE a dévoilé les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans. Les scores en compréhension de l’écrit et en mathématiques des élèves de 15 ans n’ont jamais été aussi bas en France depuis 2000, comme dans les pays comparables. Posez votre question à la rédaction : Bruno Retailleau souhaite « une révolution culturelle de l’éducation » Sur X, le secrétaire général de LR, Bruno Retailleau, s’est demandé « combien de classements PISA désastreux faudra-t-il pour que l’éducation nationale ouvre les yeux, daigne se remettre en cause et mette enfin l’exigence et la liberté au cœur du projet éducatif ». Le candidat à la présidentielle 2027 « propose une révolution culturelle de l’éducation ». Et de détailler : « Chaque enfant entrera en 6e en sachant lire, écrire et compter. Le collège unique sera supprimé au profit de parcours adaptés. La carte scolaire et la règle du 80-20 seront supprimées pour rendre aux familles une liberté totale de choix. Nous créerons 1 000 établissements publics innovants d’ici à 2032, libres de leurs moyens et comptables de leurs résultats ». A propos de la « règle du 80-20 » évoquée par M. Retailleau, en France, le 80-20 est une convention qui veut que le privé reçoive toujours 20 % des moyens dévolus au public. Localement, cet équilibre public/privé est parfois bien différent, comme vous pouvez le constater dans ce reportage d’Eléa Pommiers : Ce tchat est désormais terminé Merci de l’avoir suivi. Vous pouvez retrouvez tous nos contenus sur l’éducation dans notre rubrique dédiée. - Carte - Apple Pay - Google Pay Bonjour solutions concrètes, Effectivement, nos résultats sont en légère baisse dans les sciences mais on ne peut pas parler de décrochage. Est-ce parce qu’il y a moins de pression que pour les « matières fondamentales » que sont les mathématiques et le français ? Est-ce parce que l’enseignement y est plus concret, plus expérientiel et plus appliqué ? C’est difficile à dire. L’OCDE a néanmoins une statistique intéressante : les élèves français prennent plaisir à apprendre les sciences. Ils sont 71 % à l’affirmer, soit le score le plus élevé dans l’OCDE. Vos questions : un lien existe-t-il entre les résultats et la taille des classes ? y a t il une corrélation entre les résultats et la moyenne des éleves par classe qui diffère selon les pays? Bonjour Brestthebest, PISA ne montre pas de lien direct entre les résultats et la taille des classes. Comme le dit Eric Charbonnier, analyste à l’OCDE, « ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas agir dessus » mais que cela doit aller de pair avec un « investissement en faveur du recrutement des enseignants et de leur formation ». A l’heure actuelle, la France a les effectifs par classe parmi les plus élevés de l’OCDE en primaire et plus encore au collège, et les enseignants qui se déclarent les moins bien formés et armés pour la gestion de l’hétérogénéité. Les deux cumulés rendent le métier particulièrement difficile. S’ajoute un manque de considération très fortement ressenti par les professeurs français, ainsi qu’un niveau de salaire plus faible que dans l’OCDE. Une autre enquête de l’organisation, Talis, atteste d’ailleurs des difficultés particulièrement aiguës des professeurs français : ce problème est il un problème d'"éducation nationale " ou un problème sociétal ? de même faut il focaliser la réflexion sur les élèves ou l'élargir aux parents/enseignants ? Bonjour jbrz, Cette chute des résultats, française mais aussi mondiale, a forcément des causes multiples. Bien sûr, en France, l’éducation nationale doit se remettre en cause. La taille des classes en collège est la plus élevée d’Europe, les enseignants se sentent mal préparés à leur métier, des pénuries de personnels sont constatées, la question de la pédagogie a été délaissée, les réformes incessantes ont mis le système sous tension, et j’en passe… Mais la société dans son ensemble ne peut se dédouaner. Outre la question prégnante de la place du numérique dans nos vies et de ses effets sur les apprentissages, l’OCDE souligne un affaiblissement de l’implication des parents dans la scolarité de leurs enfants qui interroge. Les effets de longue traîne de la crise due au Covid-19 ne sont pas à négliger. Les élèves qui ont passé PISA en 2025 sont ceux qui ont subi les confinements en classe de CM2 et de 6e. Une étape charnière dans la scolarité. Ce moment de rupture semble en outre avoir introduit un rapport plus distancié à l’école et aux savoirs. Sur Le Monde aujourd’hui Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés - Article réservé aux abonnés « Je veux bien travailler avec le diable si c’est pour gagner un peu d’argent » : dans les coulisses d’une affaire de biens mal acquis yéménites en France - Article réservé aux abonnés La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt provoque un choc en France, à l’approche de l’élection présidentielle - Article réservé aux abonnés L’aide de la France à l’Ukraine, dont le RN veut « couper le robinet », représente une goutte d’eau dans les finances publiques françaises - Article réservé aux abonnés Présidentielle 2027 : derrière les rires des patrons du Medef, la question très sensible du pouvoir d’achat et des salaires - Article réservé aux abonnés L’affaire des Loups de France : à la Libération, une association de faux résistants au service de vrais collaborateurs - Article réservé aux abonnés En Chine, la mémoire interdite de la plus grande famine de l’histoire Vos questions : les programmes d’enseignement sont-ils fautifs ? Bonjour Peut-on mesurer dans ce décochage la part qui serait due à des questions purement méthodologiques dans les apprentissages (la manière dont sont conçus les programmes d’enseignement en gros)? Bonjour référentiel bondissant, Votre question nous permet d’apporter une précision importante : PISA n’a rien à voir avec les programmes d’enseignement. La vocation de cette enquête n’est pas de mesurer le niveau d’acquisition des programmes tels qu’ils sont conçus en France, ou ailleurs. Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens puisque le seul critère commun aux élèves qui participent à PISA est qu’ils ont 15 ans, un âge où, en France, on peut être en seconde générale, en seconde professionnelle, avoir redoublé et être en 3e… Dans certains pays, les élèves de cet âge-là ne sont pas encore entrés au lycée, dans d’autres, ils ont déjà des parcours différents depuis plusieurs années. Comme vous le montre l’exemple de question que nous avons publié plus bas, PISA cherche à tester la capacité des adolescents à mobiliser leurs compétences dans des situations de la vie quotidienne parfois très éloignées des exercices d’application des programmes scolaires. PISA est un indicateur parmi de nombreux autres dont nous disposons désormais pour essayer d’évaluer le « niveau » des élèves et dont les conclusions ne se recoupent pas toujours. A titre d’exemple, on peut noter que les résultats en mathématiques ont légèrement augmenté entre 2021 et 2024 aux tests de positionnement menés auprès de tous les élèves à l’entrée en seconde en France. Sur la même période, les scores de PISA sont en forte baisse. L’enquête de l’OCDE est intéressante car elle nous permet des comparaisons internationales, de mesurer une évolution dans le temps, et de faire émerger des questions sur les systèmes scolaires. Mais elle ne saurait suffire d’étalon à elle seule. Vos questions : où se situent l’Allemagne ou les Etats-Unis par rapport à la France ? Pouvez-vous nous indiquer où se situe l'Allemagne par rapport à la France ? Où sont passés les États-Unis ? Les pays européens sont en baisse. Qu'en est-il des autres continents et notamment l'Asie ? Merci Bonjour, Alors petit tour du monde des hausses et des baisses, sachant que, comme on vous l’a déja dit, la tendance est à la baisse pour l’ensemble des pays de l’OCDE. L’Allemagne, comme la France, se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Même si ses scores sont un peu plus élevés que la France, elle chute de 24 points en sciences, de 44 points en compréhension de l’écrit et de 45 points en maths par rapport à il y a dix ans. Les Etats-Unis sont bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE et voit leurs résultats stagner en comparaison de 2015. Même avec des scores élevés, le Japon ou Singapour voient leurs résultats se stabiliser également. Seuls les Philippines, la Turquie et le Qatar ont des résultats en hausse. Vos questions : quels sont les bilans après les nombreuses réformes en France ? Y a t il eu des bilans publics apres chaque réforme éducative majeure depuis 20 ans? rythmes scolaires, programmes, inclusion... meme les professeurs n en sont pas destinataires... Bonjour Max, C’est l’un des problèmes que les professeurs expriment avec force et que les études corroborent : la France réforme beaucoup, si ce n’est trop, et sans jamais prendre le temps de tirer les leçons des transformations qu’elle mène. Cela épuise tous les acteurs du système chargés de mettre en musique ces changements – et de les balayer avant d’avoir fini de se les approprier – et brouille complètement la lecture des résultats des enquêtes comme PISA, puisqu’il est impossible d’attribuer tel résultat à telle politique. Sur le sujet, je vous renvoie à cet article : Quel sont les groupes d'élèves qui baissent le plus depuis 2022 ? filles ou garçons ? favorisés ou défavorisés ? zone urbaine ou rurale ? Les résultats de PISA permettent-ils d’établir une corrélation entre le milieu socio-économique des élèves, le type d’établissement fréquenté (public ou privé) et leurs performances scolaires ? Bonjour Franck et Angélique, Notre système français est caractérisé par de fortes inégalités. Sociales d’abord. Même si dans l’édition 2025, les écarts entre classes sociales ne progressent pas, ils restent importants. Il peut y avoir 90 points de différence entre un élève d’un milieu favorisé et un élève d’un milieu défavorisé. Rappelons que l’OCDE estime que les apprentissages d’une année scolaire correspondent à un score de 20 à 30 points dans PISA. Les inégalités de genre sont également très prononcées. En mathématiques, on compte 13 points d’écart entre les filles et les garçons, à l’avantage de ces derniers, quand en compréhension de l’écrit, les filles ont des scores supérieurs aux garçons de 32 points. L’édition 2025 est marquée par une stabilisation des écarts en mathématiques mais une aggravation de ces différences en compréhension de l’écrit. La chute des résultats des garçons sur cette compétence est l’un des points d’alerte de PISA 2025. - Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters - L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction - Le quotidien en version numérique dès 13 heures - Carte - Apple Pay - Google Pay Vos questions : les pays les plus performants investissent-ils plus dans la formation des enseignants ? Dans quelle mesure les pays les plus performants investissent plus dans la formation des enseignants ? Bonjour Camille, PISA est un indicateur, il donne une photographie triennale de la capacité d’une génération d’élèves de 15 ans à répondre à un test qui est resté peu ou prou le même depuis une vingtaine d’années. L’enquête fournit également des éléments de comparaison sur les contextes scolaires ou le rapport des élèves aux apprentissages, mais elle n’explique pas les résultats que l’on constate, qui nécessitent expertise pour être bien compris et analysés. La question de l’investissement consacré à l’école et aux enseignants fait, en effet, partie des pistes que l’on peut explorer. L’ODCE n’établit pas de corrélation nette entre les moyens et les résultats, certains pays dépensant beaucoup pour leur éducation ayant des scores très bas. On remarque néanmoins certaines spécificités françaises qui peuvent nous interroger : nous sommes, par exemple, l’un des pays où les chefs d’établissement signalent le plus pâtir du manque d’enseignants. Les élèves français estiment aussi moins qu’ailleurs que leur professeur semble s’intéresser aux progrès de chaque élève dans la plupart des cours, un élément à mettre en regard d’autres enquêtes dans lesquelles les enseignants français se disent peu préparés à gérer l’hétérogénéité, et expriment des besoins « élevés » de formation pour enseigner aux élèves à besoins éducatifs particuliers. L’enjeu de la formation des enseignants est fondamental, toutes les études le disent. Or, la formation initiale des enseignants a été quasi réduite à néant sous Nicolas Sarkozy (2007-2012), avant d’être rétablie sous François Hollande (2012-2017) mais de façon moins étoffée qu’au début des années 2000, et a ensuite subi deux réformes coup sur coup sous Emmanuel Macron. Quant à la formation continue des professeurs, elle est notoirement sinistrée en France. Vos questions : quels sont les exemples d’exercices demandés par le PISA ? Dans l'une de vos réponse, vous dites: "Trois compétences sont étudiées : la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences. Il ne s’agit pas d’interroger les jeunes sur les programmes scolaires, mais d’examiner leur capacité à mobiliser leurs compétences dans des situations de la vie quotidienne". Auriez-vous des exemples d'exercices demandés ? Bonjour L’école c’est bien, Voici un exemple de question tiré de PISA 2022 : Les établissements privés en France sont-ils couverts par ces tests? si oui, a-t-on des informations sur les performances relatives de leurs élèves ? merci Bonjour Pierrot, Tous les établissements sont concernés par le test. Pour cette édition, l’OCDE n’a pas donné d’indication sur les résultats du privé, mais, en 2022, ils avaient noté que leurs élèves avaient de meilleurs résultats en mathématiques mais qu’une fois prise en compte la variable socio-économique, le privé scolarisant des enfants plus favorisés que le public, « l’avantage des établissements privés disparaît ». En quoi l'accès à l'IA est une des causes de cette évolution et/ou un axe de remédiation et d'amélioration des techniques d'apprentissage? Dans quelle mesure pouvons-nous impliquer cette chute au recours systématique de la jeunesse aux Intelligences Artificielles ? Je ne les vois plus réfléchir par eux-mêmes mais dégainer leur smartphone et interroger systématiquement chatgpt et autres IA. Ils en régurgitent les réponses sans même les vérifier ou les comprendre. Bonjour enghien et Eric93700, La question de la place du numérique et de l’IA est évidemment posée par l’OCDE. Selon les corrélations que l’organisation a établies, au-delà d’une heure par jour d’utilisation au sein de l’établissement pour des loisirs, le numérique est néfaste pour les apprentissages. En classe, l’utilisation peut être bénéfique si elle est modérée. L’OCDE sonne la même alerte de modération pour l’IA. Les élèves français se servent plutôt moins des outils numériques en classe que leurs camarades des autres pays. De même, leur temps d’écran est considérable mais moins élevé que la moyenne de l’OCDE : 4,9 heures par jour, hors week-ends et vacances scolaires, dont 3 heures pour leurs loisirs. Même constat sur l’IA : 30 % des élèves français n’y avaient pas recours pour les aider à apprendre en mai 2025 et seul un sur dix s’appuyait sur ces outils quotidiennement. Mais nul doute qu’en un an, ces chiffres ont déjà fortement évolué. L’impact de l’IA sur les apprentissages pourra être plus finement analysé dans les prochaines éditions. Bonjour Pourquoi la Chine est évaluée par régions alors que les autres pays ont une appréciation globale ? J'imagine que si on avait les seuls résultats de certains quartiers parisiens, ils seraient au plus haut du classement... Bonjour Alex, Il faut comparer ce qui est comparable dans PISA, et le cas de la Chine nous montre que tous les résultats ne le sont pas. Seules quatre régions prospères et mondialisées du pays participent à l’enquête de l’OCDE : Pékin, la capitale, Shanghaï, sa plus grande ville et son centre financier, et les provinces de Jiangsu et Zhejiang. Les résultats ne sont donc pas représentatifs de ceux de l’ensemble des enfants chinois de 15 ans. On parle de notre chute dans PISA tous les ans. Pouvez vous mettre cela en perspective ? Est ce que les autres pays (d'europe) chutent aussi ? Bonjour chut aussi, et bienvenue dans ce tchat ! Effectivement, l’enquête PISA, menée tous les 3 ans, est devenue un temps fort de la vie médiatique et politique depuis une vingtaine d’années et les résultats de la France ont toujours cristallisé les inquiétudes. Précisons-le d’emblée, les scores des élèves français ont toujours été dans la moyenne de ceux de l’OCDE, et sont restés relativement stables jusqu’en 2018. Ce qui nous a longtemps distingués dans PISA, c’est le poids des inégalités sociales sur les résultats scolaires, plus important en France que dans la plupart des pays – d’après les résultats 2025, il l’est toujours. Depuis l’édition 2022, on constate cependant une nette baisse des scores des élèves français, qui s’est encore accentuée en 2025. Nous ne sommes pas un cas isolé puisque le phénomène est mondial ; nous restons d’ailleurs toujours dans la moyenne de l’OCDE. Pratiquement tous les pays européens suivent la même trajectoire, bien que certains maintiennent des scores plus élevés que les nôtres et notamment le Royaume-Uni. Quel sont les groupes d'élèves qui baissent le plus depuis 2022 ? filles ou garçons ? favorisés ou défavorisés ? zone urbaine ou rurale ? 7000 élèves dans l'échantillon Français , a t on plus d'informations sur le "vivier' des écoles sélectionnées Bonjour à tous et toutes, Vous avez beaucoup de questions sur ce qu’est PISA, le Programme international de suivi des acquis des élèves. Depuis 2000, l’OCDE réalise cette enquête tous les trois ou quatre ans auprès d’élèves de 15 ans. Pour cette édition, 760 000 adolescents ont été interrogés dans 91 pays en mai 2025. En France, 6 500 élèves ont participé au test. L’échantillon est représentatif des élèves français. Trois compétences sont étudiées : la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences. Il ne s’agit pas d’interroger les jeunes sur les programmes scolaires, mais d’examiner leur capacité à mobiliser leurs compétences dans des situations de la vie quotidienne. Particularité française : à 15 ans, les élèves peuvent être à différents niveaux de scolarité. 65 % sont en seconde générale et technologique, près de 20 % en seconde professionnelle, près de 9 % en troisième, les autres sont en CAP ou en quatrième. Le tchat avec nos deux journalistes chargées des politiques éducatives commence Eléa Pommiers et Sylvie Lecherbonnier répondent à vos questions sur les résultats de l’étude PISA 2025. PISA 2025 : « On aurait dû s’interroger plus tôt sur les mesures à prendre pour le collège », estime le ministre de l’éducation, Edouard Geffray Alors que les résultats montrent que les élèves français décrochent, selon l’enquête de l’OCDE publiée mardi, le ministre de l’éducation fait le constat d’« un phénomène de fond », celui d’un changement dans la manière dont on éduque les enfants, très exposés aux réseaux sociaux. Il propose de clarifier auprès des familles les objectifs d’apprentissage. Vos témoignages de professeurs Bonjour Le Monde, Nous ne saurons qu’à 9h30 s’il a encore baissé, mais ce que nous savons déjà c’est que les gouvernements successifs se donnent les moyens de le faire baisser. La pierre angulaire du niveau, c’est la lecture et la compréhension de l’écrit. Or, les élèves français ont perdu l’équivalent de deux années de Français depuis la fin des années 90. On trouve tous les chiffres sur ce lien https://www.sauv.net/horcomp.php. Un exemple en 6e : les élèves avaient 6h de Français par semaine, dont 3h en 1/2 classe et maintenant, ils ont 4h30 par semaine en classe entière. Le professeur de fait passe de 6h / classe à 4,5 et a une classe en charge de plus. Pratique pour le gouvernement qui paie moins de professeurs, moins pour les élèves qui font moins de rédaction et apprennent moins, dans de moins bonnes conditions. Bref, rien de mystérieux à la baisse du niveau des dernières années … Bonne journée Bonjour, professeure en lycée, je suis intimement convaincue que le rapport à l'IA est l'une des raisons majeures du récent décrochage. Depuis deux ans, beaucoup de nos élèves s'appuient de manière alarmante sur l'IA pour absolument tout. Ils exercent moins leur réflexion et pensent court terme (note à venir). Cela oblige à réfléchir à ce que l'on choisit d'évaluer et comment. J'aimerais que la réflexion sur les effets délétères de l'IA à ce niveau soit plus poussée, mais aussi que l'on repense ce qui est important pour nos élèves. « Le décrochage de nos élèves, c’est le décrochage de notre pays », juge Gabriel Attal Sur X, l’ancien premier ministre Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle de 2027, a réagi aux résultats PISA 2025, les jugeant « alarmants ». « Le décrochage de nos élèves, c’est le décrochage de notre pays », a-t-il estimé. « Rien n’est plus urgent que de refaire de notre école une école qui élève et qui émancipe. Regarder ailleurs, c’est nous condamner au déclin, c’est condamner nos enfants », poursuit-il, rappelant qu’il fait de l’école son « combat ». « Relever le niveau, respecter l’autorité du professeur, avoir des élèves heureux : président de la République, ce sera ma première priorité, ce sera notre combat », conclut-il. Rétablissement du certificat d’études, fermeture de « collèges ghettos », augmentations salariales… Dans une interview au Monde publiée à la fin d’août, le candidat de Renaissance avait dévoilé son programme éducatif :

How it works

Once you click Generate, Ollama reads this article and crafts 5 comprehension questions. Your answers are graded against the article content — general knowledge won't be enough. Score 70+ to count toward your certificate.

Questions are cached — you'll always get the same 5 for this article.