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Mille hectares parcourus par les flammes depuis le début de l’après-midi dans le Var, où 2 500 personnes ont été évacuées

Ce live a également été animé par Jean-Philippe Lefief et par Gabriel Coutagne (service Photo). Retrouvez tous nos articles sur les incendies. Les flammes, attisées par un fort mistral, ont repris vers 13 h 30 au sud de l’incendie du massif du Gros Bessillon, qui avait été fixé mardi. En Gironde, « la crise n’est pas finie, le feu n’est pas fixé, mais on progresse », a déclaré la préfète Sophie Brocas. Près de 200 000 personnes ont pu rentrer chez elles dans une vingtaine de communes du département, sur un total de 220 000 déplacés. Posez votre question à la rédaction : Le feu qui a redémarré vendredi dans le Var, attisé par le vent, a rapidement progressé, parcourant 1 000 hectares depuis le début de l’après-midi et entraînant l’évacuation d’environ 2 500 personnes dans des villages déjà touchés par l’important incendie du massif du Gros Bessillon, a déclaré le préfet du Var. Les flammes ont repris vers 13 h 30 au sud de cet important sinistre qui avait été fixé il y a trois jours. « Il y a eu un phénomène de rafales de mistral avec des vents orageux qui ont attisé les braises encore incandescentes », a expliqué le préfet Simon Babre lors d’un point-presse. Le maire de Chaïdari Michalis Selekos a déclaré que les habitants avaient couru « un risque énorme » alors que l’incendie dévalait la montagne, mais que la centaine de pompiers déployés avaient réussi à le contenir dans un ravin. « Ce fut une journée difficile, et elle le reste, mais heureusement, les conditions sont plus clémentes », a-t-il déclaré sur la chaîne publique TV ERT, soulignant que la plupart des habitants avaient pu regagner leur domicile. Les services de lutte contre les incendies ont par ailleurs fait savoir que 51 feux de forêt et de terres agricoles s’étaient déclarés au cours des dernières 24 heures. « Du fait d’une stabilisation de l’incendie et d’une météo favorable, la préfecture a validé le retour des habitants dans plusieurs communes », a annoncé vendredi soir la ville de Bordeaux dans un communiqué. « Dans ce contexte de sortie de crise, le parc des expositions va fermer ses portes dès ce soir. Toutes les personnes accueillies ont été prises en charge pour un accompagnement adapté », ajoute le communiqué de la ville, laquelle prévoit « prochainement » de publier « un bilan complet de la gestion de crise et des actions menées par Bordeaux Métropole et la ville de Bordeaux ». Le mégafeu en Gironde « n’est pas fixé, mais on progresse », s’est réjouie vendredi la préfète, Sophie Brocas, chiffrant à près de 200 000 personnes le nombre d’évacués ayant pu rentrer chez eux dans une vingtaine de communes, sur un total de 220 000 déplacés. « La crise n’est pas finie, le feu n’est pas fixé, mais on progresse, ça s’améliore vraiment de jour en jour », a déclaré la représentante de l’Etat. « Il reste quelques points chauds, des points chauds diffus, principalement sur deux zones », a-t-elle expliqué, à savoir le long du littoral dans la commune du Porge et au sud de Lacanau. « Au total, aujourd’hui, ce sont donc 198 000 personnes sur les 220 000 qui avaient été évacuées et qui ont pu reprendre le chemin de leur domicile », a-t-elle ajouté, laissant entendre que la commune d’Arès pourrait également être concernée samedi par ces retours. Quatre communes restent cependant vidées de leurs habitants, à savoir Saumos, d’où est parti ce mégafeu, qui a ravagé 42 000 hectares, Le Temple, Le Porge et Lège-Cap-Ferret. « On va faire un point, jour après jour, avec les services de secours et d’incendie (…). On va progresser pour permettre à ces quatre communes de retrouver leurs habitants, mais il faut qu’on s’assure d’abord qu’ils rentrent en sécurité », a souligné Sophie Brocas. Marc Vermeulen, patron du SDIS 33, a expliqué que la nature de ce feu de type « convectif », ayant généré des « pyrocumulonimbus », ou « orages de feu », demandait de faire preuve de la plus grande prudence pour le déclarer « fixé » ou non. « Nous avons 240 kilomètres de lisières à traiter. C’est la raison pour laquelle nous sommes très prudents sur le fait de passer le feu [comme] fixé. Chaque heure qui passe nous en rapproche. J’insiste que lorsque nous passerons le feu [comme] fixé, ça ne [voudra] pas dire qu’il est éteint. Ça [voudra] dire qu’il ne progressera plus, mais que nous pouvons encore avoir de l’activité à l’intérieur », a-t-il souligné. Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés Article réservé aux abonnés Guerre en Iran : la rhétorique belliciste de Donald Trump, reflet de l’enlisement américain Article réservé aux abonnés Un afflux massif de migrants à Ceuta ravive les tensions entre l’Espagne et le Maroc Article réservé aux abonnés La nomination du futur ambassadeur de France à Washington compromise par les humeurs de l’administration Trump Article réservé aux abonnés En menaçant la FIFA de boycott de la Coupe du monde, l’UEFA met Gianni Infantino sous pression Article réservé aux abonnés L’Ukraine multiplie les acquisitions d’équipements militaires de dernière génération avec l’argent européen Article réservé aux abonnés Où acheter en France pour bénéficier d’une vie culturelle riche ? « Le feu prend de l’ampleur, renforcé par le mistral. De nouvelles évacuations ont été décidées par les autorités », notamment dans des quartiers des communes de Correns et de Montfort-sur-Argens, a déclaré le préfet du Var, Simon Babre. Au total, « 2 000 [personnes] ont été évacuées », a-t-il précisé à l’Agence France-Presse. Le phénomène climatique El Niño, qui continue à se renforcer, « attise une planète déjà en feu », entraînant le monde en « territoire inconnu », s’est alarmé vendredi le secrétaire général de l’ONU, dans un discours martelant les dangers de la crise climatique. « Il y a deux mois, j’avais prévenu qu’El Niño arrivait à nos portes. Il est maintenant à l’intérieur de la maison et augmente la chaleur. Nous avons déjà enduré un été d’extrême : des dômes de chaleur battant tous les records, des incendies apocalyptiques ravageant l’Espagne, la France et au-delà, des milliers de vies perdues sous une chaleur accablante », a déclaré Antonio Guterres à la presse. Dans le Var, l’incendie de Brignoles est « fixé », mais celui de la montagne du Gros Bessillon, qui a déjà ravagé 4 500 hectares, connaît vendredi après-midi une reprise localisée, attisée par « un mistral violent ». Les rejets de carbone liés aux incendies en France ont atteint, pour la fin de juillet, leur niveau le plus haut en vingt-quatre ans d’observations du service Copernicus de surveillance de l’atmosphère (CAMS) en Europe, dépassant déjà le cumul des trois années précédentes. Au 31 juillet, plus d’un million de tonnes de carbone retenu par la végétation ont ainsi été relâchées dans l’atmosphère en France, contre 0,93 million pour les années 2023, 2024 et 2025 cumulées. A ce stade de l’année, 2026 est sans précédent depuis les premières mesures du CAMS, qui remontent à 2003. Pour l’année complète, 2003 et 2022 restent pour le moment au-dessus. La région d’Athènes ainsi qu’une partie de l’île proche d’Eubée ont été placées en état d’alerte maximal, de niveau 5 sur une échelle de 5, pour samedi, tandis que le risque restera très élevé, de niveau 4, sur une partie de la Crète et une majorité d’îles de la mer Egée notamment. Dans un message envoyé sur les téléphones portables, la protection civile a réclamé en fin d’après-midi l’évacuation préventive d’une partie de Chaïdari, une banlieue située à 11 kilomètres à l’ouest d’Athènes. « Des habitations se trouvent à proximité du foyer » de l’incendie, a averti Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des sapeurs-pompiers, lors d’un point presse. Des messages d’alerte ont donc été envoyés (…) afin de demander aux personnes se trouvant dans la zone d’évacuer. » « Quatre bombardiers d’eau, cinq hélicoptères et plus d’une centaine de pompiers se sont mobilisés pour lutter contre le feu à Chaïdari », a déclaré à l’Agence France-Presse un porte-parole des sapeurs-pompiers. Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a prévenu jeudi que la Grèce, plutôt épargnée au début de l’été par les canicules et les feux importants, contrairement à la France et à l’Espagne, allait vivre « des jours difficiles ». « A ce stade, nous tenons à rassurer : aucune vigne de Gironde n’a été touchée par les incendies. Aucun impact sur la qualité des raisins n’a été observé à ce jour », a écrit vendredi l’Union des grands crus de Bordeaux (UGCB) dans un communiqué, disant s’attendre à un « millésime 2026 prometteur ». « Les feux, bien que violents, se situent à plusieurs kilomètres de nos vignobles. Pour rappel, les incendies de 2022, survenus à la même période, n’avaient eu aucune conséquence sur le goût des vins », a ajouté l’instance, qui réunit 126 grands châteaux du Bordelais. ➡️Sont concernées les villes de Biganos (11 000 habitants), d’Audenge (10 000) – sauf deux quartiers « trop proches » du foyer encore actif –, d’Andernos-les-Bains (12 000) et de Lanton (7 000), ainsi que l’ensemble des hébergements collectifs de touristes à Lacanau, plus au nord. Plus de la moitié des 224 000 résidents et touristes délogés à titre préventif depuis le début de l’incendie, le 22 juillet, ont pu réintégrer leur domicile dans 12 communes situées du nord-ouest jusqu’au sud de Bordeaux. Le Service rural de lutte contre les incendies (RFS) australien déploiera ce week-end en France, pour la première fois en Europe, son hélicoptère CH-47D Chinook et un avion d’appui Bell 412 afin de participer à la lutte contre les feux de forêt, a déclaré la plus grande organisation de pompiers volontaires au monde. « Le Chinook, équipé d’un réservoir ventral de 11 300 litres, possède la plus grande capacité d’emport de tous les hélicoptères de lutte contre les incendies en Australie. En collaboration avec le Bell 412, il est également capable d’effectuer de nuit des largages d’eau, précise RSF dans un post publié sur Instagram. Nous sommes fiers de partager cette expertise avec nos partenaires internationaux et de renforcer les relations, si importantes lors de catastrophes à travers le monde. » Au poste de commandement de Lège-Cap-Ferret, de 8 heures à 1 heure du matin, une équipe de kinésithérapeutes s’occupe bénévolement des soldats du feu mal en point, épuisés après des heures passées près des flammes ou, pour ceux qui sont venus en renfort de tout le pays ou de l’étranger, sur la route. « On est là pour les retaper », résume auprès de l’Agence France-Presse un kiné qui habite et exerce d’ordinaire dans la ville, voisine, d’Arès. « C’est comme sur un terrain de sport, il faut faire en sorte que le joueur finisse le match. » « Au lieu de tourner en rond, on en profite pour être utiles et leur apporter du bien-être », souligne le professionnel, qui a dû quitter sa commune menacée par les flammes, la semaine dernière, et ne peut plus pour l’heure exercer dans son cabinet. Certains ont les jambes engourdies, d’autres, les muscles endoloris par le tractage des tuyaux ou le port de charges. L’équipe médicale s’emploie également à traiter un nombre « incalculable » d’ampoules, la faute aux chaussures lourdes et rigides dans lesquelles les pieds macèrent à longueur de temps. Dans la salle des fêtes du Porge, village qui a beaucoup souffert de l’incendie qui sévit plus au nord, les soldats du feu sont aussi soignés par une vingtaine de kinésithérapeutes, ostéopathes et podologues. Bénévoles et militaires, dont les corps sont aussi soumis à rude épreuve depuis une dizaine de jours, sont aussi pris en charge par les soignants. « J’essaye de réparer les vivants, au mieux », explique Louise Henrard, une kiné de 37 ans. Ils sont près d’une centaine à défiler chaque jour ici, selon elle. Outre ces centres improvisés, des infirmiers des pompiers et de la Croix-Rouge font régulièrement le tour des troupes sur le terrain pour prodiguer des soins et distribuer du matériel. Une évidence pour Louise Henrard : « Il ne faut jamais oublier les pompiers, ce sont des héros. » Comme vendredi, c’est dans les départements de l’est de la France que l’on observera un « épisode caniculaire marqué nécessitant une vigilance particulière », a annoncé vendredi Météo-France dans son bulletin de 16 heures. Dans le Sud-Est méditerranéen, « les températures minimales seront généralement comprises entre 20 et 25 °C » la nuit, les maximales oscillant en journée « entre 35 et 39 °C ». Cette tendance aux « fortes chaleurs » devrait « s’y maintenir » les jours suivants.

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