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EN DIRECT, guerre en Ukraine : des dizaines de drones ukrainiens abattus au

Lire tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine. Vous pouvez retrouver notre précédent live en cliquant sur ce lien. La défense antiaérienne a détruit 35 drones ukrainiens volant vers la capitale russe dans la nuit de vendredi, a rapporté son maire, Sergueï Sobianine. Quarante drones ont par ailleurs été abattus dans la région de Toula, au sud de Moscou, selon le gouverneur local. Posez votre question à la rédaction : Les nouvelles publications ne s’affichent plus La connexion au live est interrompue. Nous réessayons automatiquement. Cinq personnes, dont trois enfants, ont été blessées, vendredi matin, dans une attaque de drone russe survenue dans l’oblast de Kiev, a déclaré sur Telegram le gouverneur régional, Tymour Tkatchenko. La défense antiaérienne russe a abattu 35 drones ukrainiens volant vers Moscou dans la nuit de vendredi, a rapporté le maire de la ville, Sergueï Sobianine. Quarante drones ont, par ailleurs, été abattus dans l’oblast de Toula, au sud de la capitale, selon le gouverneur local, Dmitri Miliaiev. La Russie lance, vendredi, trois jours de scrutin pour des élections législatives et locales, un scrutin acquis au parti Russie unie de Vladimir Poutine en l’absence de véritable opposition. Les bureaux de vote ont ouvert, vendredi matin, dans l’Extrême-Orient russe, donnant le coup d’envoi d’élections législatives organisées sur trois jours et que devrait remporter le parti de Vladimir Poutine, en pleine guerre en Ukraine. Les agences de presse russes RIA Novosti et TASS ont fait savoir que les premiers bureaux avaient ouvert à 8 heures vendredi (22 heures à Paris) dans la péninsule russe du Kamtchatka et le district autonome de Tchoukotka. Le vote pour renouveler les 450 sièges de la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, est prévu pour durer jusqu’à dimanche à 20 heures (heure à Paris) et les premiers résultats doivent tomber dans la foulée. Ces législatives sont les premières depuis le début de l’offensive à grande échelle lancée par Moscou en Ukraine, en février 2022. Elles sont également organisées dans les territoires de l’est de l’Ukraine occupés et annexés par la Russie. Annonçant une « excellente nouvelle », le président américain a affirmé, jeudi, sur son réseau, Truth Social, que « des progrès majeurs [étaient] en train d’être réalisés en vue de l’implantation d’une base de l’armée américaine en Pologne ». « Si ce projet se concrétise, son emplacement sera annoncé très prochainement », a continué Donald Trump, saluant le « leadership audacieux » du président polonais, son « ami » Karol Nawrocki. « Ce sera une étape historique pour notre grande alliance américano-polonaise », a-t-il ajouté. Donald Trump avait annoncé, le 21 mai, l’envoi de 5 000 militaires américains en Pologne. Le capitaine d’un navire civil battant pavillon tanzanien a été tué et trois membres d’équipage blessés, jeudi, dans une attaque de drone russe en mer Noire, a affirmé le ministère des infrastructures ukrainien. Le navire se dirigeait vers un port ukrainien lorsque le drone l’a frappé, selon le ministère, qui n’a précisé ni le port de destination ni la localisation exacte de l’attaque. L’état du bâtiment était encore en cours d’évaluation. Le ministère de la défense russe a, de son côté, affirmé avoir poursuivi jeudi ses frappes de drones contre des ports ukrainiens ainsi que contre des navires utilisés, selon lui, au profit de l’armée ukrainienne. Moscou a notamment revendiqué avoir frappé en mer un cargo qui transportait, selon ses affirmations, du matériel militaire à destination du port ukrainien d’Izmaïl. Le ministère russe a également fait état d’une frappe contre un autre cargo transportant une cargaison « à usage militaire » dans le port de Tchornomorsk, dans la région d’Odessa. Il n’était pas possible dans l’immédiat d’établir si le navire visé en mer évoqué par Moscou était celui battant pavillon tanzanien dont Kiev a annoncé que le capitaine avait été tué. Kiev accuse régulièrement la Russie de viser les ports, les infrastructures portuaires et les navires commerciaux en mer Noire, menaçant les routes maritimes internationales. L’Ukraine a établi en août 2023 son propre corridor maritime en mer Noire après le retrait de Moscou de l’accord, négocié sous l’égide des Nations unies et de la Turquie, qui permettait l’exportation des céréales ukrainiennes. Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés Article réservé aux abonnés Mort de Federico Martin Aramburu : au procès Le Priol et Bouvier, des témoignages aussi essentiels que fragiles Article réservé aux abonnés Arnaud Lagardère, de l’ombre de son père à celle de Vincent Bolloré Article réservé aux abonnés Stéphanie Bioulac, psychiatre : « C’est impossible d’apprendre correctement pour un jeune qui est en dette de sommeil » Article réservé aux abonnés Déclin du stock d’eau douce : l’Organisation météorologique mondiale alerte sur les « graves implications pour l’avenir » Article réservé aux abonnés En Russie, les antiguerre tentent de résister face à la machine électorale de Vladimir Poutine Article réservé aux abonnés En Suède, l’extrême droite impute sa défaite à l’immigration Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé jeudi avoir discuté avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, des difficultés de financement de la défense ukrainienne et de nouvelles coopérations avec l’Union européenne. « Nous avons discuté de manière très détaillée du problème du financement de la défense ukrainienne. Nous préparons une solution à ce problème », a déclaré M. Zelensky à l’issue d’un entretien téléphonique avec Mme von der Leyen. Les deux dirigeants ont notamment évoqué l’utilisation des fonds restant disponibles dans le cadre du programme européen SAFE pour financer de nouveaux projets de défense communs entre l’Ukraine et l’UE, une initiative jugée « très opportune et réellement nécessaire » par le président ukrainien. M. Zelensky et Mme von der Leyen sont convenus de se rencontrer à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. La star russe du hockey Alexandre Ovechkin a justifié jeudi son apparition dans une vidéo de soutien à Vladimir Poutine filmée cet été, expliquant : « Je suis Russe. Je soutiens mon pays. » « Ils m’ont demandé de le faire. J’ai dit oui. C’est aussi simple que ça », a lancé le meilleur buteur de l’histoire de la Ligue nord-américaine de hockey (NHL) au premier jour d’un stage de préparation de son équipe, les Washington Capitals. Sur la vidéo, on le voit faire partie d’un groupe de personnalités russes se tenant derrière le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui vante les mérites du parti Russie unie de Vladimir Poutine, en vue des élections à la Chambre basse du Parlement, prévues de vendredi à dimanche. « Je suis pour la paix et l’amour, et j’espère que tout ira bien. Ma patrie, c’est la Russie, et Washington est ma deuxième maison », a insisté M. Ovechkin, disant qu’il retournerait en Russie une fois sa carrière terminée. La Pologne a fait décoller jeudi soir pour la deuxième fois de la journée ses avions de chasse en raison de nouvelles frappes russes contre l’Ukraine, a annoncé le commandement opérationnel des forces armées. Cette deuxième alerte, déclenchée en raison de frappes visant le centre de l’Ukraine, était « préventive », selon l’armée, qui a également placé en état d’alerte ses systèmes de défense antiaérienne et ses radars. Les opérations ont pris fin vers 20 h 30 sans qu’aucune violation de l’espace aérien polonais n’ait été constatée. Plus tôt jeudi, des chasseurs polonais avaient déjà décollé après la détection d’un drone russe à réaction s’approchant de la frontière. L’appareil était finalement tombé en Ukraine, à environ quatre kilomètres du territoire polonais. La situation autour des installations nucléaires ukrainiennes reste « très fragile », a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). A la centrale de Zaporijia, occupée par les forces russes, les experts de l’AIEA ont entendu quotidiennement cette semaine des tirs et des explosions, parfois à faible distance. La centrale a subi dix coupures de son alimentation électrique extérieure depuis juin, et 26 depuis le début de la guerre, en 2022. Sa seule ligne électrique externe disponible a été reconnectée au début de septembre, à la faveur d’un cessez-le-feu local négocié par l’AIEA. Mais les générateurs diesel de secours ont « épuisé la quasi-totalité de leurs réserves de carburant », a averti l’agence. L’AIEA a également recensé cette semaine 13 drones près de la centrale de Khmelnytsky, huit près de celle de Rivne, 35 autour de la centrale d’Ukraine du Sud, dont certains à 1,5 kilomètre, et 48 à proximité de Tchernobyl. Les Etats-Unis sont prêts à autoriser l’Allemagne à transférer à l’Ukraine dix missiles intercepteurs Patriot PAC-2 GEM-T, selon une notification du département d’Etat américain au Congrès. Ces missiles MIM-104E GEM-T, une version améliorée du Patriot PAC-2 conçue notamment pour intercepter des missiles balistiques tactiques et de croisière, ont une valeur d’acquisition initiale d’environ 29,6 millions de dollars pour les dix exemplaires. L’Allemagne, qui les avait acquis auprès des Etats-Unis, doit obtenir l’autorisation de Washington pour les réexporter vers l’Ukraine. « L’Ukraine souhaite acquérir ces systèmes afin de renforcer ses capacités de défense aérienne face aux attaques russes en cours », précise le département d’Etat, ajoutant que Kiev possède déjà des munitions du même type. Notifié au Congrès le 14 août, le projet était soumis à une période d’examen de trente jours calendaires, désormais expirée. Le département d’Etat avait déclaré que le transfert pourrait intervenir « immédiatement » à l’issue de ce délai. Le président russe a placé, jeudi, sous « gestion temporaire » des participations détenues par plusieurs groupes étrangers en Russie, dont les français Auchan, l’ex-groupe Leroy Merlin, rebaptisé Lemana Pro en 2024, et FM Logistic, ainsi que le suisse Nestlé, par un décret présidentiel. L’oukase confie ces participations à la société russe L.E.V. Management. Sont notamment concernés 99,99858 % du capital de la filiale russe d’Auchan détenus par la société française Sogepar, ainsi que plusieurs sociétés liées à FM Logistic et à Bati Logistic. Le texte vise également 99,993 % de Leroy Merlin détenus par Scenari Holding et 0,007 % par Groupe Adeo, ainsi que les participations de Nestlé dans ses filiales russes, Nestlé Kuban et Nestlé Russie. Auchan et l’ex-Leroy Merlin, appartenant en France à la famille Mulliez, sont des enseignes populaires en Russie, où elles comptent des dizaines de magasins à travers le pays. Une autre chaîne à succès de la galaxie Mulliez, l’enseigne d’équipements sportifs Decathlon avait, elle, arrêté ses activités en Russie dès mars 2022, au début de la guerre, à cause de problèmes d’approvisionnement et de logistique liés aux sanctions internationales. Signé par Vladimir Poutine le 17 septembre, le décret entre en vigueur dès sa publication officielle. Il modifie un décret d’avril 2023 permettant aux autorités russes de placer temporairement sous leur contrôle des actifs appartenant à des groupes étrangers. Depuis l’offensive en Ukraine, en février 2022, et les premières sanctions économiques décrétées par les Occidentaux, de nombreuses multinationales ont quitté la Russie, d’autres y ont suspendu leurs activités ou ont été transférées à des sociétés russes. La Russie pourrait mener des frappes « hybrides » contre les alliés de l’Ukraine en Europe, a déclaré le premier ministre polonais, Donald Tusk, devant le Parlement. « Le plan russe, selon les évaluations des services de renseignement (…), inclut des attaques hybrides de drones et de missiles contre des pays soutenant l’Ukraine, y compris la Pologne. » M. Tusk a évoqué un « risque réel » que des drones atteignent le territoire de pays du flanc est de l’OTAN et y causent des « dommages », Moscou affirmant alors qu’il s’agit d’un « accident ». L’objectif serait notamment « d’affaiblir la cohésion globale de l’OTAN » et de faire apparaître l’article 5, qui prévoit la défense mutuelle, comme « plus théorique que réel », selon lui. Le premier ministre polonais doit se rendre vendredi en Ukraine, où il doit notamment retrouver son homologue slovaque, Robert Fico. Voisine de l’Ukraine, de la Biélorussie et de l’enclave russe de Kaliningrad, la Pologne a accusé à plusieurs reprises Moscou de « sabotage » depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. Elle constitue la principale voie de transit de l’aide occidentale à l’Ukraine. Donald Trump prévoit de signer « bientôt » la loi lui permettant d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux principaux pays acheteurs de pétrole et de gaz russes, a annoncé jeudi au Kyiv Independent un responsable de la Maison Blanche. Déjà adopté par le Sénat, le texte bipartisan a été approuvé mercredi par la Chambre des représentants. Il permettrait notamment de viser les principaux acheteurs d’hydrocarbures russes, dont la Chine, l’Inde et la Turquie. Le Kremlin a dénoncé jeudi de nouvelles sanctions américaines comme des « actes inamicaux », estimant qu’elles compliqueraient les efforts en vue d’un règlement de la guerre en Ukraine. Les autorités finlandaises se sont entraînées jeudi à arraisonner et fouiller un navire en mer Baltique, après une série d’incidents ayant endommagé des infrastructures sous-marines critiques dans la région, rapporte l’agence Reuters. Des membres des gardes-côtes, de la police et de l’armée sont descendus d’un hélicoptère sur le pont d’un navire, avant de maîtriser son équipage et de fouiller le bâtiment pièce par pièce. « Ces deux ou trois dernières années, nous avons connu plusieurs incidents en Baltique liés à des dommages causés aux infrastructures sous-marines critiques. Nous devons donc être prêts lorsque le prochain se produira », a expliqué Ilja Iljin, commandant des gardes-côtes responsable de l’exercice. Si la plupart de ces incidents ont été provoqués par des navires traînant leur ancre, les autorités se préparent aussi à des sabotages impliquant des plongeurs, des mini-sous-marins ou des robots sous-marins transportant des explosifs. La Pologne a fait décoller jeudi ses avions de chasse et placé sa défense antiaérienne en alerte après la détection d’un drone russe s’approchant de sa frontière lors de frappes contre l’ouest de l’Ukraine, ont annoncé les autorités. Le drone à réaction a été détecté « se rapprochant de nos frontières » avant qu’une explosion ne soit enregistrée à environ 4 kilomètres de la Pologne, a déclaré le porte-parole du commandement opérationnel, Jacek Goryszewski. L’appareil a « probablement été neutralisé ou frappé une cible », selon lui. « Très près de la frontière polonaise, non loin de Dorohusk, une station-service a probablement été de nouveau attaquée. Il y a eu une très forte explosion. Nos avions ont décollé », a déclaré le premier ministre, Donald Tusk. L’armée polonaise était prête à l’abattre si nécessaire, a ajouté le vice-ministre de la défense, Cezary Tomczyk, soulignant qu’aucune violation de l’espace aérien polonais n’avait finalement été constatée. Les aéroports de Lublin et de Rzeszow ont brièvement suspendu leurs vols et une alerte a été envoyée aux habitants de deux régions frontalières. Les mesures militaires ont été levées environ une heure plus tard. A l’occasion du 87e anniversaire de l’invasion de la Pologne par l’Union soviétique, le premier ministre polonais, Donald Tusk, accuse dans un message sur les réseaux sociaux, jeudi, la Russie de mener une « guerre hybride » contre son pays et met en garde contre de nouvelles « provocations » de Moscou. « La Russie n’a même pas besoin de franchir notre frontière, elle mène déjà contre nous une guerre hybride au moyen de drones, d’actes de sabotage et de désinformation sur Internet », déclare M. Tusk. « Les prochains mois pourraient apporter de nouvelles provocations, mais nous n’avons pas peur. » Le premier ministre évoque plusieurs incidents récents près de la frontière ukrainienne, notamment des frappes de drones russes à quelques kilomètres de la Pologne et la chute en juillet d’un missile russe armé dans la région de Lublin. Surtout, il rappelle que le 17 septembre 1939, seize jours après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie, l’Armée rouge entrait à son tour dans le pays par l’est, conformément au partage des zones d’influence prévu par le protocole secret du pacte germano-soviétique signé quelques semaines plus tôt. « Staline nous a porté un coup dans le dos », déclare M. Tusk, estimant que les méthodes russes restaient inchangées : « Attaquer ses voisins sous prétexte de les libérer. » Originaire de Gdansk, M. Tusk rappelle qu’en mai 1939, l’homme politique français Marcel Déat, qui allait devenir une figure de la collaboration avec l’Allemagne nazie, avait publié dans L’Œuvre, un éditorial resté célèbre intitulé « Faut-il mourir pour Dantzig ? ». « Quelques mois plus tard, c’était toute l’Europe qui mourait », ajoute-t-il, en réponse à ceux qui estiment aujourd’hui que la guerre en Ukraine « n’est pas notre guerre ». Il poursuit : « En 1939, nous n’avions en réalité des alliés que sur le papier. Nous sommes restés seuls. Aujourd’hui, nous sommes dans l’OTAN et dans l’Union européenne. » Donald Tusk conclut : « Nous ne cherchons pas la guerre, mais si quiconque ose nous attaquer, il se heurtera à une réponse ferme, de notre part et de celle de nos alliés. » La Chine a exprimé jeudi son indignation face à un projet de loi américain visant à lui imposer des sanctions pour ses liens économiques avec la Russie, défendant son droit de commercer librement avec Moscou. « La coopération économique et commerciale entre la Chine et les autres pays ne vise aucun tiers et doit être exempte de toute perturbation ou coercition de la part de tiers », a déclaré Guo Jiakun, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, dans une réaction officielle. « La Chine s’oppose à la juridiction extraterritoriale et aux sanctions unilatérales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne disposent d’aucun mandat du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté, affirmant que ce partenariat stratégique ne devait céder à aucune pression extérieure. « Kiev est devenue une ville en première ligne. Depuis le 27 août, nous subissons des attaques de jour comme de nuit », déplore Katarina Mathernova, ambassadrice de l’Union européenne en Ukraine, sur X. « Les Russes nous ont frappés de plein fouet, cette nuit, avec une attaque massive combinant missiles et drones. L’attaque s’est terminée il y a à peine quelques minutes (…) La Russie a lancé des dizaines de missiles balistiques et de croisière ainsi que des centaines de drones, dont plus de la moitié étaient à réaction », souligne-t-elle. « Depuis fin août, Kiev vit sous la terreur de ces nouveaux drones à réaction. Ils sont plus rapides et bien plus difficiles à intercepter. Les attaques durent des heures. Les gens ne dorment plus de la nuit. Le nombre de morts, rien qu’à Kiev et dans sa région, avoisine les 120 depuis le début du mois d’août. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter », poursuit la diplomate, rappelant par ailleurs que les trains de voyageurs sont de plus en plus souvent pris pour cibles. « Et le message du ministère des affaires étrangères russe ? Il a qualifié les infrastructures ferroviaires transportant du matériel occidental de “cible militaire légitime" et a déclaré que personne ne pouvait garantir la sécurité des responsables politiques et des diplomates occidentaux en visite en Ukraine. Ce n’est pas un avertissement. C’est un aveu. La Russie a transformé Kiev en ligne de front. Et les civils en cibles », ajoute Mme Mathernova.

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